Nicolas Macrozonaris
MONTREAL (PC) - Le sprinteur montréalais Nicolas Macrozonaris doit à nouveau subir les politiques de la fédération régissant l'athlétisme au Canada.
Malgré que plusieurs autres athlètes canadiens bénéficient de ce programme, Athlétisme Canada a refusé de lui accorder une aide financière pour 2006 qui est spécifiquement réservée aux athlètes blessés. Ayant perdu un premier appel, Macrozonaris a plaidé sa cause lors d'un deuxième appel auprès d'un jury indépendant durant une conférence téléphonique qui s'est déroulée le 5 avril.
"Le processus est long et nous attendons toujours l'analyse détaillée expliquant le rejet du deuxième appel. J'arrive difficilement à comprendre ce résultat identique au premier, a déclaré Macrozonaris. Athlétisme Canada savait que j'étais blessé. J'avais envoyé des courriels à l'entraîneur-chef et à l'entraîneur du relais. Même mon entraîneur personnel leur en avait parlé à quelques occasions. Je ne comprends pas".
Macrozonaris est représenté par Top Elite Management, une agence d'athlètes fondée et dirigée par Bruny Surin, l'ancienne grande vedette du sprint qui désapprouve également la tournure des événements.
"Il m'apparaît qu'Athlétisme Canada ne désire aucunement aider Nicolas. Pourtant, l'objectif primordial de la fédération est d'aider les athlètes et non de leur tourner le dos lorsqu'ils en ont besoin. Nicolas est revenu s'entraîner à Montréal puisqu'il n'a plus le soutien d'Athlétisme Canada pour payer son loyer pour s'entraîner au Centre national de haute performance à Ottawa. Il y a un manque de communication entre la fédération et les athlètes et je trouve cela décevant de voir Nicolas en payer le prix."
"Je vais continuer à m'entraîner et à courir peu importe ce qui arrive. Je suis toutefois extrêmement déçu de la situation actuelle", a indiqué Macrozonaris.
Kris Mychasiw, le directeur des opérations à Top Elite a passé plusieurs heures pour tenter de comprendre tous les détails de cet imbroglio.
"Je ne peux pas comprendre comment Athlétisme Canada peut affirmer à un athlète qu'il est un espoir olympique pour 2008 et ensuite lui tirer le tapis sous ses pieds en coupant son aide financière, a-t-il raconté. Je suis anxieux de voir les détails expliquant le rejet du deuxième appel. Toute cette situation me paraît très nébuleuse".
Macrozonaris aura recours à une troisième instance d'appel. Sports Canada devrait ordonner une audience ainsi qu'une révision de tous les documents échangés entre Athlétisme Canada et les représentants de Macrozonaris.