mercredi, 21 nov. 2012. 12:59

Après avoir flirté avec la possibilité de devenir gérant dans le baseball majeur, Tim Wallach s'est résolu à mettre momentanément son rêve en veilleuse et il sera à nouveau l'instructeur au troisième but des Dodgers pour la saison 2013.

Le nom de l'ancien joueur des Expos a circulé abondamment dans l'univers du baseball au cours des dernières semaines alors qu'il a été pressenti pour diriger des Red Sox et des Blue Jays. On a cependant préféré d'autres candidats à Wallach.

« Je pensais avoir fait bonne impression avec les Red Sox. L'entrevue s'est très bien déroulée », a souligné l'homme de 55 ans lors d'un entretien au RDS.ca. « L'état-major a plutôt opté pour John Farrell, un homme qui connaissait déjà très bien le contexte à Boston. »

« J'ai aussi discuté avec Alex Anthopoulos, mais il semble que je n'étais pas la bonne personne pour les Jays. »

Wallach sera donc en poste au troisième coussin avec les Dodgers pour une troisième saison, une situation qui ne le rend pas malheureux pour autant, puisqu'il est originaire de Los Angeles et qu'il s'y sent parfaitement à l'aise. Et après avoir vu leurs rivaux de toujours - les Giants - remporter la Série mondiale en octobre dernier, il s'attend à ce que 2013 soit l'année des Dodgers.

Néanmoins, Tim Wallach sait qu'il a l'étoffe pour devenir un bon gérant dans les grandes ligues, lui qui a dirigé de main de maître la filiale AAA des Dodgers à Albuquerque pendant deux saisons. Lors de son passage au Nouveau-Mexique, il a notamment mené les Isotopes à une participation aux séries d'après-saison en 2009 en vertu d'une fiche de 76 victoires contre 63 défaites. Cette année-là, il s'est vu attribuer le titre de gérant de l'année de la Pacific Coast League.

« J'ai eu la chance de côtoyer de grands hommes au cours de ma carrière, qui m'ont grandement inspiré », estime celui qui se considère comme un gérant proche de ses joueurs, un player's coach. « Je n'ai qu'à penser à Tommy Lasorda, Felipe Alou, Buck Rodgers, Bill Virdon, Dick Williams. Ces personnalités bien différentes les unes des autres avaient tous leurs points forts. J'ai appris beaucoup en les observant gérer les matchs et traiter les joueurs. En gros, j'aime laisser mes joueurs s'exprimer. »

Toujours intéressé par Montréal

Même s'il passe la majorité de son temps sur la côte ouest américaine, Tim Wallach est toujours à l'affût de ce qui se passe à Montréal, qui fut sa ville d'adoption pendant près de 13 saisons.

Il a notamment entendu parler du projet de Warren Cromartie qui nourrit l'espoir de ramener une équipe de baseball majeur dans la métropole.

« Il m'a parlé de son projet et je sais qu'il est sérieux dans ses démarches. Montréal est une superbe ville où jouer au baseball. Ce fut une journée très triste lorsque les Expos ont quitté. Avec un stade adapté aux réalités du baseball d'aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi Montréal ne pourrait pas faire vivre une équipe de nouveau. »

Wallach est également revenu sur les destins tragiques qu'ont connus ses anciens coéquipiers chez les Expos, Gary Carter et Pascual Perez.

« C'est bien d'avoir renommé un parc et une rue en l'honneur de Gary Carter. C'est l'un des plus grands receveurs de l'histoire, mais il était avant tout une bonne personne. Il nous manque beaucoup », a-t-il confié.

En ce qui concerne Perez, Wallach avoue avoir été ébranlé par la nouvelle de son assassinat.

«Nous avons eu du plaisir ensemble. Il savait lancer et il a gagné beaucoup de matchs pour nous. C'est un bien triste destin. »