Les Royals de Montréal!
Long Island, New York – L’équipe des 14 ans et moins des Royals de Montréal a remporté la médaille d’or lors du prestigieux tournoi « Columbus Day Wood Bat Tournament » qui s’est déroulé à Baseball Heaven, Long Island du 10 au 13 octobre derniers. Soulignons que l’équipe montréalaise remportait ce tournoi pour une troisième année consécutive.
Pas moins de 16 équipes ont pris part à cette compétition dans la division des 14 ans et moins, c’est donc dire que le défi était de taille.
Évidemment, comme son nom l’indique, le tournoi a été disputé avec des bâtons de bois et sur un terrain aux dimensions officielles du baseball, c’est-à-dire un terrain dont la plaque du lanceur était installée à 60 pieds et 6 pouces du marbre et avec des buts à 90 pieds de distance entre chacun d’eux.
Tout au long de la compétition, les Royals ont cumulé un dossier de cinq victoires et d’une seule défaite, marquant 26 fois et ne permettant que 8 points à leurs rivaux.
Les sept lanceurs de l’équipe Kevin Bergeron, Zachary Aaron, Joël Bergevin, Frédéric Gadoury, Vincent Ouellette, Jay Flannigan et Alex Clavet ont maintenu une incroyable moyenne de points mérités de 1,08 en 39 manches de travail. Ils ont limité les frappeurs adverses à une anémique moyenne au bâton de .148.
Du côté des frappeurs, ceux du Royals ont frappé pour une moyenne globale de .264. Marc-Antoine Bissonnette, Alex Levis, Alex Clavet, Jay Flannigan et Frédéric Gadoury ont tous maintenu des moyennes supérieures à .300 au cours de la compétition.
Soulignons par ailleurs le travail colossal du receveur Pierre-Olivier Racine qui a non seulement dirigé ses lanceurs de main de maître durant 30 manches, mais qui a également retiré en tentative de vol 50 % des coureurs qui ont tenté de voler contre lui.
De leur côté, Kevin Latendresse et Étienne Racine ont contribué avec des coups surs opportuns tout en réalisant de beaux jeux en défensive.
Le tournoi s’est déroulé sous des conditions climatiques idéales, le mercure variant entre 16 et 22 degrés Celsius.
En raison d’une réglementation pour le moins originale quant au « mercy rule », les entraîneurs des Royals ont choisi d’être l’équipe qui visite pour chacune de leurs parties.
Les Royals amorcent le tournoi à la vitesse grand V! Il n’était pas encore 8h30 matin le samedi 11 octobre que déjà Étienne Racine, de Bromont, et Kevin Latendresse, de Terrebonne, avaient cogné un simple productif chacun.
Au cours de ce premier match, qui s’est soldé par un gain de 11-2 des Royals aux dépens des Cardinals de Levittown, Kevin Bergeron a claqué un grand chelem à plus de 330 pieds du marbre, et ce, dans une manche de huit points de son équipe.
Au cours de cette rencontre, la seule où la victoire à été acquise facilement, le lanceur de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Vincent Ouellette, a connu une séquence de rêve où il a retiré neuf frappeurs de suite.
Poussée victorieuse en début de 7e manchePour leur deuxième rencontre, les Royals affrontaient les Renegades de Long Island, champions de leur ligue élite au cours de la saison estivale.
Pierre-Olivier Racine, de Sainte-Catherine, a produit un point dès la première présence au bâton des siens. Mais, le lanceur Jay Flannigan, de Cornwall, a connu une deuxième manche difficile. Flannigan a cédé deux coups sûrs et la défensive des Royals a gaffé une fois permettant aux Renegades de marquer à trois reprises. Alex Levis, de Dollard-des-Ormeaux, a mis fin à la manche en amorçant un double jeu alors que les sentiers étaient tous occupés.
Tirant de l’arrière 3-1 dans le match, les spectateurs ont dû attendre en sixième manche avant de voir une équipe marquer… et ce fut celle du Québec.
Après deux retraits, Marc-Antoine Bissonnette, de Boisbriand, s’est retrouvé au premier but. Réussissant à merveille la stratégie du « court et frappe », Zachary Aaron se retrouve au premier but à la faveur d’un simple et sur le jeu, Bissonnette se rend rapidement au troisième sac. Puis, lorsqu’il constate que le voltigeur adverse remet mollement et un peu hors cible la balle à son joueur de deuxième but, Bissonnette file jusqu’au marbre. L’avance des Renegades est réduite à un seul point!
Avant ce point, l’artilleur Joël Bergevin, de Les-Coteaux, avait tenu en échec ses adversaires durant deux manches. En fin de sixième, Kevin Bergeron a pris la relève et a blanchi les Renegades dans cette reprise.
En début de septième manche, les deux premiers frappeurs des Royals sont retirés. L’équipe fait déjà face à l’élimination, car étant d’un groupe de huit équipes où seules les deux premières formations accèdent à la deuxième ronde, aucune défaite n’est permise. Les choses continuent à mal aller lorsque Pierre-Olivier Racine se retrouve rapidement en retard dans le compte, une balle et deux prises. Puis, la chance lui sourit. Il cogne un simple et tous les espoirs renaissent.
L’équipe fait appel à un coureur de courtoisie, Kevin Bergeron, qui vole le deuxième but et se rend au troisième sac sur le mauvais relais. Les Renegades sont visiblement secoués. Alex Clavet, résident de Saint-Nicolas, suit à la plaque et… produit le point égalisateur avec un simple au champ centre. Il vient par la suite compter le quatrième point des siens suite à un retentissant coup de deux buts de Frédéric Gadoury, de LaPlaine. L’équipe du Québec est maintenant en avance 4-3!
Kevin Bergeron reprend place au monticule pour la fin de la septième et joue les héros retirant les trois frappeurs des Renegades dans l’ordre! Victoire des Royals 4-3.
Mais, malgré leurs deux victoires, au terme de cette journée de compétition, les Royals occupent le troisième rang du classement de leur division
Une autre victoire de dernière manche! Après avoir joué les touristes à New York en matinée et en après-midi le dimanche, les Royals reprennent le collier en soirée, pour un match disputé sous un éclairage digne des ligues majeures. Une rencontre qui les oppose aux Titans de Long Island, une équipe dirigée par d’anciens joueurs professionnels de l’organisation des Mets de New York.
Bien que très jeune, cette équipe n’a rien cédé aux Royals, profitant d’un lanceur très rusé et une défensive impeccable. D’ailleurs, à 360 pieds du marbre, le voltigeur de centre des Titans a littéralement volé Étienne Racine d’un triple et point produit certain.
En défensive, un autre double jeu amorcé par Alex Levis et deux relais spectaculaires d’Alex Clavet du champ droit ont permis aux Royals de maintenir le pointage à 0-0, et ce, après six manches de jeu.
Finalement, les Royals ont inscrit le seul point du match, en dernière manche, quand Joël Bergevin est venu marquer sur le simple de Marc-Antoine Bissonnette. Le lanceur Zachary Aaron, de Côte-Saint-Luc, a œuvré durant toute la partie, ne permettant à aucun coureur d’atteindre le troisième but.
Ce gain au compte de 1-0 permettait aux Royals de rejoindre les Bandits de Brentwood en tête du classement de leur division… mais avant de boire à la coupe des champions, il restait encore beaucoup à faire!
Une défaite, mais les Royals restent bien vivants! Et les Royals affrontent les fameux Bandits dès le lever du jour lundi matin. Un match d’une importance capitale pour les Royals. Une victoire des nôtres et ils atteignent la demi-finale. Une défaite, ils sont éliminés… sauf s’ils perdent au compte de 1-0!
Et c’est justement une défaite de 1-0 qu’ils encaissent. L’offensive a été des plus silencieuse n’obtenant que trois simples et deux buts sur balles dispersés. Mais, le lanceur partant des Royals, Frédéric Gadoury est magistral. Il ne permet que cinq simples ne cédant aucun but sur balles. Cependant, une erreur de ses coéquipiers en défensive lui coûte le match. Défaite de 1-0… mais le deuxième rang du classement de leur division est acquis.
Au tour de Kevin Bergeron de brillerEn demi-finale, lundi après-midi, les Royals sont confrontés aux Warriors de Bristol County, la meilleure équipe de 14 ans et moins du Massachusetts. Une formation que les Royals ont défait 3-2 lors de la grande finale de ce même tournoi en 2007! L’heure de la vengeance a-t-elle sonné pour les Warriors?
Au cours du tournoi de 2008, les Warriors ont dominé leur division avec une offensive dévastatrice et fort de ce fait tous leurs joueurs et entraîneurs affichent une arrogance évidente! D’ailleurs, un de leurs entraîneurs a reçu un avertissement pour langage abusif face aux joueurs des Royals.
Kevin Bergeron est au monticule pour la formation québécoise. Après avoir accordé un point en première manche, Bergeron retrouve tous ses moyens et ne permet qu’à trois coureurs de se rendre sur les buts dans tout le reste du match.
Hélas, la disette offensive des Royals se poursuit et atteint 12 manches consécutives quand, avec les buts remplis en cinquième manche, Étienne Racine frappe une flèche directement au joueur de deuxième but!
Malgré tout, les joueurs demeurent positifs, forts de l’encouragement de leurs partisans. Le pointage n’était, après tout, que de 1 à 0.
Frédéric Gadoury amorce la sixième reprise avec un simple. Après un retrait, Kevin Bergeron soutire un but sur balles et après un deuxième retrait, un simple d’Alex Clavet remplit les buts
Le dangereux Vincent Ouellette s’amène dans le rectangle du frappeur. Depuis le début du tournoi, très patient, il a obtenu six passes gratuites. Mais, dans ce cas-ci, les coussins étant tous occupés, le lanceur sera obligé de lui lancer des prises! Puissance contre puissance, Ouellette expédie la deuxième offrande de l’artilleur loin au champ : double automatique. Un point marque, l’égalité est créée.
La pagaille s’installe autant chez les joueurs des Warriors que chez leurs partisans. Sur le jeu suivant, le joueur de troisième but capte un roulant facile, mais gaffe sur son relais : un point marque. Les Royals ajoutent deux points avant la fin de la manche pour prendre l’avance 4-1 et le lanceur partant, Kevin Bergeron, continue à être intraitable dans les deux dernières manches! Victoire des Québécois 4-1 qui obtiennent ainsi leur laissez-passer pour la finale.
Une grande équipeEt en grande finale, les Royals retrouvent la seule formation qui a réussi à les vaincre jusqu’à maintenant : les Bandits de Brentwood!
C’est Joël Bergevin qui est désigné pour affronter les dangereux frappeurs adverses dans cette ultime confrontation.
En troisième manche, un triple d’Alex Levis, un double de Kevin Bergeron et un optionnel permettent aux Royals de compter deux fois. En avance 2-1 dans le match, Vincent Ouellette prend la relève de Bergevin, lui qui a excellé durant quatre manches et un tiers. Alternant balle rapide et balle courbe, Ouellette s’attaque aux frappeurs des Bandits un à un. Il n’a aucune marge d’erreur. Chaque lancer et chaque jeu défensif sont d’une importance cruciale! Et les Royals tiennent le coup.
Kevin Latendresse réussit un bel attrapé pour sauver au moins deux points. Alex Levis va capter un roulant loin à sa droite pour prévenir un coup sûr.
Puis, l’attaque explose en septième manche produisant quatre points permettant aux Royals de signer un gain de 6-1. Une explosion résultant d’un amorti de Marc-Antoine Bissonnette qui fait avancer deux coureurs, d’un simple d’Alex Clavet, d’un double de Jay Flannigan, du troisième coup sûr du match d’Alex Levis, et d’un ballon-sacrifice de Zachary Aaron.
Finalement, quand Ouellette déjoue le dernier frappeur des Bandits, c’est l’euphorie dans le camp des Royals!
La cérémonie officielle de remise des trophées est suivie d’une célébration des parents qui a certes duré une bonne vingtaine de minutes.
Après cinq matchs consécutifs extrêmement serrés où les Royals avaient toujours une épée de Damoclès pendue au-dessus de leur tête, les partisans de cette équipe extraordinaire n’ont eu d’autres choix que de reconnaître le courage implacable et le grand calme de leurs adolescents sous la pression.
Les Royals dirigés par Victor Levis, André Gadoury et Jean Clavet ont répété leurs exploits de 2006 dans la catégorie 12 ans et moins et de 2007 dans celle des 13 ans et moins, et ce, malgré l’absence d’une de leurs bougies d’allumage, Jimmy Montambault, blessé.
Pour y arriver en 2008, la contribution des douze joueurs de l’équipe, sans exception, a été requise. Tour à tour se sont chacun de ces jeunes passionnés de baseball qui a été appelé à se surpasser, et tous l’ont réussi avec brio!
Nos plus sincères félicitations!
Méli-méloOutre son équipe des 14 et moins, le club Montreal Royals était également représenté dans la division des 13 ans et moins lors de ce tournoi. Cette équipe a tout balayé sur son passage avant de baisser pavillon en grande finale face à la redoutable formation « Team Rawlings ». Félicitations à Claude Gravel et François Rousseau pour leur excellent travail avec cet autre groupe d’excellents joueurs du Québec.
Le prochain défi pour les Royals sera le tournoi de Disney fin décembre à Orlando.
Source : Victor Levis