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Le plus beau combat d'Antonin

Dimanche 05 octobre 2008

Tel un raid militaire bien orchestré par le général Marc Ramsay, Antonin Décarie a livré le plus beau combat de sa carrière sur le ring du Casino de Montréal, samedi, contre l’Américain Hector Munoz.

Le raid a été lancé par l’infanterie légère suivie de l’artillerie lourde pour finalement se terminer par un barrage de bazooka.

C’est un peu de cette façon qu’un militaire expliquerait la superbe performance de Décarie face à un rival qui n’a jamais eu la chance de montrer son talent tellement celui de Décarie était parfait.

Pour la première fois depuis le 15 septembre 2006, Décarie parvenait à gagner un combat avant la limite. Il avait dû se contenter de décisions au cours de ses huit dernières batailles.

Dites-vous qu’à partir de janvier ou février prochain, Antonin Décarie fera toujours les frais de la finale que ce soit au Casino où ailleurs.

On décrivait Munoz comme étant un boxeur salaud, ne s’en laissant imposer par personne. À Montréal, il n’a jamais fait le poids.

Il avait déclaré avant l’affrontement que la force de frappe de Décarie était si faible qu’il n’aurait même pas pu casser un œuf avec ses poings.

Eh bien, aujourd’hui, Munoz est en route vers sa retraite aux États-Unis et je me demande bien comment feront les douaniers pour le reconnaitre tellement son visage est tuméfié. Pas mal pour un gars dont la force de frappe ne pouvait pas casser un œuf.

Il existe un magnifique complicité entre Décarie et son entraineur Marc Ramsay. Le combat était vieux de quelques rounds seulement que Ramsay exigeait plus de jabs de la part de son poulain. Le réponse fut instantanée. Les jabs ont fusé à partir du troisième ou quatrième rounds. Mais ce sont les coups au corps, parfois un peu bas, qui ont miné l’énergie de l’Américain.

Puis, le champion a augmenté la cadence. Si bien qu’au neuvième engagement, un solide crochet de la droite a expédié Munoz au tapis. En onzième, Munoz avait peine à se tenir sur ses jambes. Il ne faut pas oublier que c’était seulement son troisième combat en deux ans. Encore une fois, il se retrouva sur le tapis.

Ce fut un coup semblable en douzième reprise, à quelques secondes de la fin du combat qui a obligé l’arbitre Gerry Bolen à mettre un terme aux hostilités, Munoz ne pouvait plus se défendre adéquatement.

Qu’est-ce que l’avenir prévoit pour le jeune boxeur de Laval? Peut être, je dis bien peut-être, un affrontement avec Arturo Gatti. D’ailleurs, ce dernier est monté sur le ring après la victoire pour aller serrer la main du vainqueur et le féliciter.

Aujourd’hui, Décarie coiffe toujours sa couronne de champion NABO des 147 livres et demain, il verra certainement son nom gravir un échelon ou deux dans les classements de la WBO, où il occupait le septième rang avant le combat contre Munoz .

Félicitations Antonin pour un travail admirablement bien fait.

Entre les câbles

Permettez-moi de souhaiter bonne chance à Mario Latraverse qui a décidé d’abandonner son poste de superviseur des combats au Québec. C’est dommage que les choses se terminent ainsi. Latraverse, un ex-officier de la police de Montréal a nettoyé la boxe à Montréal, comme on ne l’avait jamais fait avant lui. Grâce à lui, ce sport a été établi sur des bases solides, professionnelles et aujourd'hui, nous récoltons un peu ce que Mario Latraverse avait semé, dès le début de son mandat.

On sait que Mario a été accusé de conflits d’intérêts dans la boxe il y a à peu près trois mois et la décision finale n’a toujours pas été rendue. Pourtant, je demeure convaincu que Mario n’est coupable de rien et comme tout le monde, j’ai hâte d’avoir la décision officielle des enquêteurs.

Bonne chance Mario.

La "balloune" de Slice crevée

Le meilleur batailleur de rue des États-Unis, celui qu’on appelle fièrement Kimbo Slice a vu un remplaçant de dernière minute crever sa "balloune" en pleine télévision nationale, sur CBS, samedi soir dernier lors d’un affrontement de combats ultimes.

Le tombeur de Slice s’appelle Seth Petruzelli un type qui n’a su que quelques heures avant le combat qu’il pourrait affronter celui que plusieurs considèrent comme une brute.

Pourquoi Petruzelli à la place du légendaire mais "passé date" Ken Shamrock? Parce que ce dernier, en réchauffement avant le combat contre Slice a été blessé par un coup de tête d’un partenaire d’entrainement. C’est comme ça. On a dû faire six points de suture pour fermer la blessure à l’œil de Shamrock et les inspecteurs de la Régie de la Floride n’ont eu d’autre choix que de refuser le droit de combattre à Shamrock.

Pour revenir à Petruzelli, disons qu’il concédait une trentaine de livres à son rival et qu’il n’avait pas participé à un combat depuis un ans. Malgré tout, il n’a pris que 14 secondes pour passer le KO au champion de la rue. Un coup de poing et Slice s’est écrasé sur le canevas le sang coulant abondamment d’une vilaine entaille à un œil..

Petruzelli, dont le surnom est "The Silverback" devrait changer ce sobriquet pour celui de "Rocky".

Bonne boxe
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Antonin Devrais retourner dans les 140 Lbs yanik dumas yanik dumas
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2008/10/09 10:47:37
Bon bon bon. eazy-e eazy-e
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2008/10/08 19:25:19
Décarie - Cheminement griffon griffon
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2008/10/06 23:00:24
Bon texte Mr Chartrand! boxeo boxeo
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