(RDS) - Même si le Canadien est à des milliers de kilomètres de Montréal, encore une fois on parle beaucoup du joueur de centre Éric Chouinard qui évolue dans le club école de l'équipe à Québec. Pourquoi? Parce que la direction du tricolore et certains de ses coéquipiers se posent de sérieuses questions à son sujet.
Le 16 janvier dernier, le directeur général du Canadien, André Savard, a décidé de donner une bonne chance au jeune attaquant de 20 ans. Un mois après avoir été rappelé, la direction de l'équipe a décidé de le céder aux Citadelles puisque son temps de glace baissait et qu'on voulait qu'il évolue sur une base régulière à Québec. Durant son séjour avec le grand club, il a disputé 13 rencontres, amassé 1 but, 3 passes et a joué en moyenne 10 minutes par match. Le 15 février, il s'est retrouvé dans la Ligue américaine et depuis rien. Un seul but et deux passes en près de 10 matchs.
Rappelez vous, lorsque Chouinard a rencontré les journalistes après avoir été cédé aux Citadelles, il a mentionné qu'il savait qu'il pouvait jouer dans la Ligue nationale. Et bien l'évaluation de la direction de l'équipe n'est pas la même. Au contraire et c'est pourquoi il a été forcé de quitter le Canadien.
Il y a deux raisons pourquoi Éric Chouinard inquiète les dirigeants du Canadien. La première. Il n'a pas marqué un seul but depuis son retour à Québec et selon les rapports qui sont remis après chaque match à André Savard et Martin Madden, le joueur de centre ne semble pas donner l'effort souhaité. La deuxième est tout aussi importante: son attitude.
Au camp d'entraînement du Canadien, en septembre 1999, certains de ses coéquipiers avaient remarqué que le jeune homme de 19 ans à l'époque semblait en mener large. Un an et demi plus tard, la nouvelle direction de l'équipe est aussi déçue de son attitude. Mais sur ce point, il faut faire attention. Sans vouloir excuser Chouinard, il faut comprendre que lorsque des formations de la Ligue nationale repêchent un joueur en première ronde, ces jeunes deviennent automatiquement des nouveaux riches en raison des bonis accordés à la signature du contrat. Pour certains, l'adaptation à la nouvelle vie est plus difficile puisque l'argent devient le facteur le plus important, alors que normalement, le hockey devrait passer avant tout.
Chez le Canadien, on croit avoir donner une bonne chance à Éric Chouinard de se faire valoir cette saison. Et ce n'est quand même pas de la faute de Michel Therrien si son jeune joueur de centre n'a pas saisi l'opportunité qui s'offrait à lui. Et juste un petit conseil, ne dites pas à André Savard, Martin Madden ou encore Michel Therrien que Chouinard a été mal utilisé à Montréal. Les arguments qu'ils vous donneront feront en sorte qu'après quelques minutes de discussions, vous allez leur donner raison.
BONNE CHANCE GUY ROULEAU
Juste un petit mot à Guy Rouleau, cet ancien joueur des Olympiques qui m'a émerveillé lors de son passage à Hull au milieu des années 80 et qui a fait partie de l'organisation du Canadien pendant quelques saisons. Il a subi une opération majeure au cerveau à Los Angeles jeudi. Les médecins ont tenté de lui enlever une tumeur. Il a rencontré les meilleurs médecins des États-Unis grâce à Pat Brisson et Luc Robitaille qui ont amassé plus de 75 000 dollars pour faire en sorte que leur ami ait une chance de survivre. Souhaitons seulement que Rouleau quitte l'hôpital rapidement pour lui permettre de rejoindre ses proches. Bonne chance Guy et au plaisir de se revoir.