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Le CH devant les tribunaux?

Vendredi 09 septembre 2005
Le président du Canadien, Pierre Boivin.

Le président du Canadien, Pierre Boivin.

MONTREAL (PC) - Le Club de hockey Canadien en a assez de ne pouvoir affronter ses adversaires à armes égales en matière financière, malgré la nouvelle convention collective de la LNH qui a sensiblement nivelé les masses salariales.

Le club de hockey n'arrive toujours pas à s'entendre avec la Ville de Montréal sur la question de la taxe foncière, qui le désavantage considérablement, et entend s'adresser aux tribunaux pour tenter d'obtenir gain de cause.

Le président des Canadiens, Pierre Boivin, a confirmé cette intention en entrevue avec NTR, tout en précisant que les discussions vont se poursuivre avec la ville dans l'espoir de s'entendre à l'amiable.

Les Canadiens versent annuellement plus de 8 millions $ en taxes foncières en vertu d'une évaluation municipale qu'ils contestent depuis l'ouverture de l'amphithéâtre en 1996. Or, la moyenne des taxes pour les 30 équipes de la Ligue est d'un peu moins de 1 million $, moyenne qui comprend les 8 millions $ des Canadiens et les 7 millions $ des Maple Leafs de Toronto. En fait, 22 équipes ne paient aucune taxe foncière.

M. Boivin ajoute que le Tricolore a également, comme les cinq autres clubs canadiens, un handicap de près de 20 pour cent en ce qui a trait aux salaires des joueurs car ceux-ci sont payés en argent américain. Il reconnaît, toutefois, que la situation est beaucoup moins difficile qu'il y a trois ans, alors que le huard accusait un recul de près de 45 pour cent par rapport au billet vert.

Aussi, l'équipe doit composer avec une lourde hypothèque, elle qui a construit son amphithéâtre sans l'aide des fonds publics, alors que les Flames de Calgary et les Oilers d'Edmonton, par exemple, ont tous deux hérité d'amphithéâtres appartenant à l'Etat et pour lequel ils ne paient ni loyer ni taxes foncières.

Il reconnaît, cependant, que le propriétaire de l'équipe à l'époque, les Brasseries Molson, avait pris la décision d'ériger le nouvel amphithéâtre à ses frais en toute connaissance de cause.

Enfin, il se console quelque peu du fait que la bâtisse n'est pas chauffée à l'huile mais bien à l'électricité et au gaz naturel et ajoute, avec le sourire, que les Canadiens économisent aussi du carburant depuis qu'ils sont devenus, il y a trois ans, la première équipe de la LNH à utiliser une resurfaceuse (Zamboni)... électrique.
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