D’entrée de jeu, il faut reconnaître que les changements apportés par Guy Carbonneau étaient audacieux. Tout d’abord, le Canadien affrontait les Penguins de Pittsburgh, le meilleur joueur de la Ligue nationale en Sidney Crosby, Evgeni Malkin qui est très dangereux en attaque.
Puis il a retiré de sa formation Sergei Samsonov qui, reconnaissons-le, n’avait pas été mauvais dans les dernières rencontres, et Alexander Perezhogin qui avait été à l’origine d’un but contre les Islanders, samedi, mais qui avait écopé d’une pénalité qui avait permis aux visiteurs de marquer.
Reste qu’il s’agissait de deux patineurs ultra-rapides, d’autant plus que le Canadien était privé des services d’Andrei Markov, son meilleur défenseur.
Mais, Guy Carbonneau n’entendait pas voir les choses de cet angle, lui qui a dit tout simplement qu’il allait faire jouer ceux qui veulent travailler avec intensité.
Il a complètement modifié sa formation et on a vu un défenseur, Mark Streit, se retrouver sur la première ligne d’attaque aux côtés de Saku Koivu et de Mike Johnson. Bref, l’entraîneur du Canadien a joué le tout pour le tout... et il a gagné !
Ce fut un match fort intéressant, particulièrement en troisième période. Il faut dire que les Penguins ont encore une fois excellé en supériorité numérique. Ils ont profité de la générosité des officiels parce que, à un certain moment, les Penguins avaient bénéficié de six supériorités numériques contre aucun pour le Canadien.
Dans l’ensemble pour le Canadien, c’est une victoire importante, une victoire qui met également en relief le travail de Tomas Plekanec, celui de Streit et du gardien David Aebischer qui a également fait du bon boulot.
Mais ça ne résout pas le problème que le Canadien éprouve actuellement : Alex Kovalev n’a pas marqué, ni Koivu, ni Christopher Higgins ni Michael Ryder.
Prochain rendez-vous, les champions de la coupe Stanley, les Hurricanes de la Caroline, mardi soir au Centre Bell.
*Transcription de la chronique "d'un autre angle" diffusée à RIS