Mathieu Carle
Fraîchement sorti des rangs juniors, Mathieu Carle avait connu un très bon camp d'entraînement l'an passé mais l'aventure s'était terminée abruptement en raison d'une blessure à un genou lors d'un match pré-saison face aux Penguins. Cela ne l'a tout de même pas empêché de connaître une année très respectable avec les Bulldogs dans la Ligue américaine, où il a amassé 24 points en 64 parties.
Conscient qu'il n'y a pas de place pour lui à Montréal, Carle, un choix de deuxième ronde en 2006, veut qu'on se souvienne de lui quand viendra le temps de prendre le chemin d'Hamilton. "Il y a sept défenseurs sous contrat, il faudra forcer la main. Si je vais à Hamilton, je vais faire en sorte qu'on se souvienne de moi."
L'an passé, le Canadien a été épargné par les blessures mais si jamais certains défenseurs visitent l'infirmerie cette saison, Mathieu Carle sera sûrement considéré. On pourrait aussi se tourner le Russe Pavel Valentenko. Choisi 139e il y a deux ans, il se débrouille moins bien que Carle offensivement mais il est plus fiable défensivement.
En attendant leur venue avec le Canadien, Carle et Valentenko seront des rouages importants pour la formation d'Hamilton même s'ils en sont à leur deuxième année. Une bonne douzaine de joueurs qui ont fini la saison à Hamilton ne font plus partie des plans du Canadien.
Il faut y croire
Pour la plupart des jeunes joueurs du Canadien, Hamilton semble un objectif plus raisonnable, dans le contexte actuel. "Je veux faire mon propre chemin. Ça ne m'aidera pas d'être le frère de l'autre pour faire carrière dans le hockey," a avoué Olivier Latendresse.
Pour certains joueurs, invités à ce camp, l'exemple de Cédrick Desjardin peut servir d'inspiration. "Parfois c'est dur mais la flamme est toujours là pour se rendre le plus loin possible. Je dois travailler sur la technique et la vitesse pour être prêt si je suis appelé."