La venue de Marc-André Bergeron aidera l'attaque massive du Canadien. (Photo RDS)

Je sais, je sais. Le Canadien vient de subir cinq défaites consécutives et l’optimisme a soudain fait place à l’inquiétude. Cependant, je peux vous assurer que Jacques Martin n’est pas à court de solutions.
Certes, l’entraîneur-chef du Canadien fait face à un défi tôt en ce début de saison, mais il en a vu d’autres. Nous savons tous que Jacques Martin est une homme d’expérience qui n’a pas fini de tenter des combinaisons afin de trouver la meilleure chimie possible pour cette équipe qui, il faut le dire, apprend encore à se connaître.
Bien entendu, la défaite ne plaît pas à personne dans l’entourage de l’équipe. Toutefois, plusieurs points positifs sont ressortis de ces défaites, notamment le travail de Tomas Plekanec, qui semble de plus en plus à l’aise pour repérer ses ailiers. Maintenant, il suffit qu’Andrei Kostitsyn – qui, soit dit en passant joue mieux depuis quelques matchs – soit en mesure de capitaliser plus souvent. Malgré la défaite, cette équipe progresse, la chimie s’installe tranquillement et à l’heure actuelle, Jacques Martin semble en plein contrôle de la situation.
Dès le camp d’entraînement et lors de la retraite fermée dans le nord de l’Ontario, la direction s’entendait pour dire que ça ne s’annonçait pas facile. Le Canadien traverse une période difficile, mais comme le disait si bien Jacques Demers, il reste 75 matchs à la saison. La patience est de mise; lorsque cette machine sera bien rôdée, la production offensive débloquera, j’en suis persuadé.
Difficile de jouer à Montréal
Le Canadien traverse présentement une période d’insuccès et à Montréal, ça ne pardonne pas. Les gens sont exigeants et dans ce cas-là, l’anxiété tend à s’emparer des joueurs. C’est en raison de cette nervosité et de ce manque de confiance que le Canadien est incapable de marquer. Ils ne parviennent pas à concrétiser l’instinct du tueur.
Cependant, le Canadien nous a habitués au cours des dernières années à des départs canons pour ensuite s’effondrer dans le temps des fêtes. Cette fois, je prédis que le Tricolore saura se montrer meilleur en milieu de saison. Ils sont déjà conscients que rien n’est acquis.
L’apport de BergeronMarc-André Bergeron a finalement été rappelé par le grand club. Il ne sera pas en mesure de chausser les patins d’Andrei Markov, mais il sera assurément d’une grande utilité pour sa nouvelle équipe. Il va simplement falloir lui laisser le temps de s’acclimater.
Son rôle sera offensif : il amènera un souffle nouveau sur l’avantage numérique et la relance de l’attaque sera plus efficace. Bergeron possède de la mobilité et un bon lancer et Jacques Martin lui permettra d’exploiter ses forces.
En brefShawn Belle a laissé une très belle impression, malgré qu’il n’ait pas joué énormément. Il a semblé nerveux à quelques occasions, mais il s’en retourne à Hamilton avec la tête tranquille. Je n’ai pas un mot à dire sur son travail.
De son côté, Hal Gill en exaspère plusieurs, je le sais. Martin n’a pas le choix de lui donner beaucoup de temps de glace en raison des blessures à Markov et à Ryan O’Byrne. Gill se retrouve plus souvent qu’à son tour dans un rôle offensif et ça ne l’aide pas.
Kyle Chipchura et Matt D’Agostini se retrouvent selon moi sur la sellette. Ben Maxwell – qui connaît présentement du succès avec les Bulldogs - pourrait bien avoir une chance de se faire valoir prochainement.
Enfin, je pense que Guillaume Latendresse et Maxim Lapierre devront en faire plus pour enlever de la pression des épaules des joueurs des deux premiers trios.
Propos recueillis par Nicolas Dupont