Josh Gorges et Paul Mara félicitent Carey Price. (Photo Getty)

Carey Price a finalement mérité une victoire contre les Bruins jeudi et ce gain pourrait s’avérer très bénéfique car ce ne fut pas facile pour lui dernièrement.
Ce n’est jamais évident pour un gardien de perdre des matchs malgré de bonnes performances. J’ai souvent dit qu’un gardien de premier plan doit permettre à son équipe de gagner 10 matchs durant une saison et je crois que ce fut le cas contre les Bruins.
Quelques personnes l’ont critiqué pour avoir été démonstratif après un arrêt en tirs de barrage, mais je ne vois pas pourquoi on devrait le juger pour cela. Il voulait absolument gagner ce match puisque les Bruins avaient remporté neuf matchs de suite à ses dépens.
Après tout, les amateurs l’accusaient d’être trop doux et nonchalant. Je dois dire que j’aime lorsqu’un athlète démontre du caractère et c’est ce qu’il a fait à Boston en stoppant 42 rondelles. On pouvait sentir que Price avait traversé plusieurs épreuves et il avait besoin de démontrer qu’il était là et qu’il avait gagné ce match pour ses coéquipiers.
Bien sûr, il s’agit d’une grosse victoire pour lui sauf qu’il doit maintenant récolter une série de victoires pour qu’il s’établisse finalement comme le numéro un.
Difficile de juger Lapierre pour cet incident
Maxim Lapierre a été impliqué dans un incident avec Andrew Ference lors de cette rencontre durant lequel il a refusé de jeter les gants ce qui l’a exposé à plusieurs critiques.
Avant d’aller trop vite et de s’en prendre à lui, il faut connaître les directives de l’entraîneur Jacques Martin. C’est trop facile de juger lorsqu’on ne connaît pas cette information. Peut-être que Martin a demandé à certains joueurs de ne pas se battre sans une raison valable surtout que le pointage était de 1-0.
Je ne peux pas blâmer Lapierre dans un tel contexte. Après l’entraînement de vendredi, il a donné sa version des faits en précisant que ce n’était pas jusitifié ni le bon moment pour se battre.
Pyatt et White, pourquoi pas?L’entraîneur du Canadien a décidé d’envoyer dans la mêlée Tom Pyatt et Ryan White face aux Bruins et je n’ai aucun problème à essayer du sang neuf.
Je suis de cet avis parce que je constate de plus en plus à quel point l’entraîneur des Bulldogs de Hamilton, Guy Boucher, effectue un travail exceptionnel d’enseignement avec les jeunes.
Selon Martin, Chipchura et Stewart ne fonctionnaient pas à son goût et je comprends qu’il cherche des solutions en se tournant vers les jeunes. D’ailleurs, Pyatt et White ont bien fait et ils ont joué plus de 11 minutes chacun.
Je ne vois donc aucune raison de les retirer de la formation pour le duel contre le Lightning samedi au Centre Bell. Évidemment, Chipchura et Stewart sont les grands perdants dans cette histoire. Si j’étais un joueur de quatrième trio et que mon entraîneur m’écartait de la formation, je me poserais des questions sur mon jeu afin d’améliorer mon rendement.
Le dossier du bâton illégal refait surfaceDans le cadre de son intronisation au Temple de la Renommée de la LNH, Luc Robitaille a effectué quelques entrevues et il a dû revenir dans le passé au sujet du bâton illégal de Marty McSorley lors de la finale de la coupe Stanley en 1993.
Premièrement, je tiens à dire que je suis très content pour Robitaille. Il mérite tellement tout ce qui lui arrive surtout que peu de gens lui faisaient confiance en début de carrière et il est parvenu à gagner une coupe Stanley et récolter des statistiques impressionnantes.
Quant à cette fameuse histoire du bâton illégal, je crois qu’on devrait cesser de s’en faire 16 ans plus tard. Je veux seulement préciser que jamais, mais absolument jamais personne n’a triché dans cet incident. Nous avons remarqué sur la patinoire que le bâton de McSorley était illégal et nous avons demandé à l’arbitre de le vérifier. Aujourd’hui, je peux aussi affirmer que d’autres joueurs des Kings utilisaient des bâtons illégaux.
Je trouve plutôt particulier que ceux qui ont appliqué le règlement soient jugés plus sévèrement que ceux qui ont enfreint les règles.
En terminant, je veux préciser que mon directeur général Serge Savard et tous les membres de l’organisation du Canadien de 1993 savent que personne n’a triché lors de ce point tournant.
*Propos recueillis par Éric Leblanc