Jacques Martin s'est défendu de ne pas avoir donné de chance à Guillaume Latendresse. (photo RDS)

L’entraîneur Jacques Martin et le directeur général Bob Gainey ont commenté une première fois à la suite de la transaction qui a fait passer Guillaume Latendresse au Wild du Minnesota en retour de Benoît Pouliot lors d’un point de presse qui avait lieu au Complexe sportif Bell de Brossard, mardi.
Contrairement à Latendresse qui avait affirmé la veille qu’il n’était pas le préféré de Jacques Martin, l’entraîneur-chef du Canadien a affirmé qu’il n’a jamais eu de problème avec le jeune joueur qui a été échangé au Wild.
« Guillaume est une bonne personne. La seule chose que je lui demandais, c’était de jouer avec intensité, avec détermination dans le but de gagner ses batailles et d’aller au filet. »
Martin et Gainey ont dû remettre les pendules à l’heure quant aux faits que Latendresse n’a jamais eu la chance de jouer au sein des deux premiers trios.
« Cette saison, Guillaume était en compétition avec d’autres joueurs pour être parmi nos six premiers attaquants, a affirmé Gainey. Au cours de certaines périodes, il avait trouvé sa place dans l’équipe et avait été employé sur l’attaque massive. »
« Il n’en était pas à sa première année avec l’organisation, mentionne l’entraineur du Tricolore. C’est un jeune joueur qui doit continuer à améliorer son éthique de travail et son engagement pour la suite de sa carrière. »
Latendresse, qui avait été repêché par le Canadien en 2005, est un autre joueur québécois qui quitte l’organisation et qui était populaire auprès des partisans.
« Guillaume avait été repêché par notre équipe, et avec raison, parce que c’était un très bon jeune joueur avec les Voltigeurs de Drummondville, poursuit Gainey. C'est un Québécois qui a joué son hockey mineur ici alors c'est important pour les amateurs montréalais. En retour, on a acquis un joueur qui a les mêmes sentiments et qui a la culture francophone. »
Pouliot, un autre risquePouliot, qui n'a pas répondu aux attentes des dirigeants de l'organisation du Wild, s'amène à Montréal et peut évoluer tant à l'aile gauche qu'au centre.
« C’est un avantage pour nous qu’il ait la possibilité d’évoluer au centre mais on a l’intention de l’employer à l’aile pour faciliter son intégration, » affirme le directeur général du Tricolore.
Gainey et Martin espèrent qu'un changement d'air sera bénéfique pour l'athlète qui a repêché tout juste devant Carey Price en 2005.
« C’est une nouvelle opportunité pour lui, avoue Martin. Je le connais un peu; il a un bon coup de patin et de bonnes habiletés. »
« Comme tous les jeunes joueurs, c’est un rêve pour lui de jouer dans la LNH, dit Gainey. La réalité est qu’à chaque année, il y a un groupe de joueurs qui suivent et qui peuvent remplacer les joueurs en place. »