BROSSARD - Depuis le début de sa convalescence, Michael Cammalleri ne cachait pas qu'il tenait mordicus à revenir au jeu en vue du match de la Classique Héritage, qui sera disputé dimanche prochain au stade McMahon à Calgary, entre le Canadien et les Flames.

L'attaquant du Tricolore a effectué un bon pas en ce sens, lundi, quand il s'est entraîné pour la première fois avec ses coéquipiers depuis qu'il a subi sa blessure à l'épaule, le 18 janvier dernier à Buffalo.

Invité à répéter sa promesse, lundi, quelques minutes avant de participer à une conférence téléphonique de la LNH ayant pour but de mousser la tenue du match en plein air, Cammalleri est toutefois resté prudent.

« Je ne sais vraiment pas, ça dépend toujours de la façon dont le corps réagit », a déclaré Cammalleri après avoir fait plusieurs minutes supplémentaires en solo à la suite de la séance d'équipe.

« J'adorerais disputer ce match-là et je vais tout faire en ce sens, c'est un événement dont je veux faire partie pour toutes sortes de raisons, a affirmé l'ancien joueur des Flames. On verra comment ça se déroule. »

Pour une rare fois cette saison, Jacques Martin a toutefois été plus catégorique que ses joueurs en parlant de blessures. Il a indiqué que Cammalleri ratera l'affrontement de mardi contre les Sabres au Centre Bell, mais qu'il accompagnera l'équipe à l'occasion de son voyage dans l'Ouest canadien. L'entraîneur du CH a précisé que si le vétéran attaquant n'est pas en mesure d'affronter les Oilers, jeudi à Edmonton, il s'attendait à ce qu'il puisse effectuer un retour au jeu dimanche.

Par ailleurs, Mathieu Darche et Max Pacioretty étaient eux aussi de retour à l'entraînement, lundi. Pendant ce temps, Hal Gill s'est entraîné en solitaire sur l'autre patinoire du Complexe sportif Bell.

Pacioretty sera en mesure de disputer le match de mardi au Centre Bell contre les Sabres de Buffalo, a indiqué le principal intéressé ainsi que Martin, Darche s'est dit optimiste qu'il sera prêt lui aussi, mais il a ajouté qu'on réévaluera son cas dans la journée de mardi.

« On va regarder ça mardi pour s'assurer que rien ne s'est aggravé, mais ça s'est bien passé (lundi), a indiqué Darche. Même si je ressentais un peu d'inconfort, j'avais un bon coup de patin, c'est encourageant. »

Quant à Gill, Martin a exclu un retour au jeu lors du prochain match, mais il a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une blessure qui gardera le défenseur à l'écart pour une longue période.

Pacioretty s'est blessé, possiblement au coude, pendant la troisième période du match de samedi dernier contre les Maple Leafs de Toronto. Il n'aura finalement raté que quelques minutes de jeu. Darche et Gill ont quant à eux raté les deux dernières rencontres du CH. Le premier à cause d'une blessure au bas du corps et le deuxième, au haut du corps.

Cammalleri a raté 10 matchs depuis sa blessure. Il n'a toutefois pas pris part aux exercices avec contacts, lundi, se contentant de décocher des tirs. Il a aussi patiné en solitaire après l'entraînement.

Cammalleri a parfois agi comme remplaçant au sein du trio de Jeff Halpern, Lars Eller et Tom Pyatt lors des exercices à trois attaquants, lundi midi. Darche a quant à lui patiné en rotation au sein de l'unité composée de David Desharnais, Benoît Pouliot et Ryan White. Les trios Plekanec-Gionta-Pacioretty et Gomez-Kostitsyn-Moen sont demeurés intacts.

Oui et non

« Oui et non », a par ailleurs répondu Cammalleri lorsqu'on lui a demandé si sa convalescence durait plus longtemps que prévu.

« Il a d'abord fallu déterminer la nature précise de la blessure, a-t-il indiqué. Une fois que ç'a été fait, on a réalisé que ce serait un peu plus long qu'on le croyait initialement. »

Cammalleri a reconnu qu'il éprouvait encore de la douleur.

« S'il n'y en avait pas, j'aurais probablement déjà recommencé à jouer », a-t-il dit.

Souvenirs en plein air

Cammalleri, qui a disputé un match en plein air en 2001 alors qu'il évoluait portait les couleurs de l'Université du Michigan, et James Wisniewski, qui a pris part au match en plein air au Wrigley Field lorsqu'il s'alignait avec les Blackhawks de Chicago, ont été invités à ressasser leurs souvenirs emmagasinés dans ce contexte à l'occasion de la conférence téléphonique de la LNH, lundi.

« C'est un match que tu as vraiment hâte de disputer, a dit Wisniewski. C'est spécial. Je me souviens que le soleil brillait et nous aveuglait à l'entraînement, un peu comme lorsque tu ouvres la porte de garage le matin et que tu es aveuglé pendant quelques instants à cause de la blancheur de la neige. »

« Je me souviens que lorsque le match a commencé, on avait l'impression de jouer seuls sur un étang gelé, parce que les gradins étaient si éloignés de la patinoire qu'on n'entendait que les coups de patin et les cris des joueurs, a raconté Cammalleri. Puis, quand quelque chose arrivait, il y avait le rugissement de la foule qui surgissait de nulle et tout à coup, on réalisait qu'il y avait 70 000 personnes autour qui regardaient le match.

« Je me souviens aussi que les bâtons étant si légers maintenant, je pouvais sentir le vent sur le manche de mon bâton.

« C'est un match différent des autres et il faut l'accepter, a par ailleurs commenté Cammalleri. Je crois que c'est en voulant se convaincre que c'est un match comme les autres que tu risques le plus de te déconcentrer. Il s'agit de s'imprégner de l'atmosphère spéciale, de profiter du moment tout en y allant à fond. »