mercredi, 18 août 2010. 16:04

Il y a six ans jour pour jour, Yvon Michel, flanqué de Dino Marchitello se trouvaient au Casino de Montréal, en compagnie du directeur du marketing, Michel Lecompte de Bernard Barré et Alexandra Croft pour lancer un nouveau groupe dont le but premier serait de présenter des combats de boxe importants sur le territoire de la ville de Montréal et des environs.

Pour le groupe GYM, le 18 août est une date mémorable, bien qu'Yvon Michel ne s'en souvenait pas hier alors qu'il se délassait sur les plages d'Ogunquit en compagnie de ses deux fils.

« Tu parles… », a-t-il lancé surpris. « Déjà six ans. Tu as raison. C'est vrai. On en a fait du chemin depuis. »

Eh oui, c'est le 18 août 2004 qu'Yvon Michel dévoilait au public les plans de sa nouvelle association en compagnie de ses partenaires Dino Marchitello, Bernard Barré et Alexandra Croft.

Depuis ce jour, GYM a créé six champions du monde tout en présentant trente galas de boxe où des championnats mondiaux étaient en jeu.

« Depuis la création de GYM, nous avons présenté 240 émissions de boxe à la télé », de poursuivre Yvon, en plus de 8 autres à ESPN et le dernier Gala à HBO. « Ajoutez à cela des séries pendant deux ans à TVA, 2 ans à Radio-Canada et une année à V et vous avez un portrait assez réel de notre réussite. Présentement, nous travaillons avec la télé à la carte et RDS. Ça fait un bon bout de chemin, non! »

Les 30 combats de championnats du monde sont un record absolu pour un promoteur canadien et Montréal est aujourd'hui reconnu dans le monde entier comme une super ville de boxe avec GYM et InterBox en tête de liste.

Yvon n'en est pas à ses premières armes avec GYM. Auparavant, il avait été impliqué dans Boxart, Kontac, InterBox et finalement GYM, qui compte aujourd'hui environ 18 boxeurs.

Avec son groupe il a amené Leonard Dorin, Joachim Alcine et Jean Pascal à la couronne mondiale et avec INTERBOX il y a aussi été pour quelque chose dans l'embauche de trois autres champions, Éric Lucas, Lucian Bute et Adrian Diaconu, avant qu'il ne fonde GYM.

Yvon Michel et son groupe sont aussi à la base du retour d'Arturo Gatti à Montréal pour son unique combat en carrière contre Joe Hutchison, qu'il avait défait par décision, le 8 septembre 2000 au centre Molson.

Un de ses plus fidèles associés, Bernard Barré, que j'ai rejoint dans la salle d'entraînement de GYM, rue St-Laurent, avait oublié lui aussi cette date mémorable du 18 août.

Barré est un joueur important dans les rouages de GYM. C'est lui qui, outre son poste de vice-président opérations est aussi le recruteur de cette jeune compagnie.

Tu sais quel anniversaire on célèbre à Montréal le 18 août, lui ai-je demandé. « Non…! C'est quoi? »

Le sixième anniversaire de naissance de GYM.

« Tu m'as eu. Six ans déjà », m'a-t-il confié en suant à grosses gouttes sans jamais manquer un exercice. « C'est comme si c'était hier. »

Bernard Barré c'est une bible vivante de la boxe. Il connaît tous les boxeurs, amateurs et professionnels dans le monde entier, leurs participations aux championnats mondiaux et aux Jeux olympiques.

C'est lui d'ailleurs, alors qu'il était le recruteur en chef chez InterBox à l'époque qui avait découvert Lucian Bute et Adrian Diaconu.

Il avait recruté Diaconu après sa présence aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, en Australie, alors qu'après deux victoires, il avait perdu par K.-O. au premier round contre le Cubain Jorge Gutierrez.

Quant à Lucian Bute, c'est à Bangkok, en 2001 qu'il l'a recruté.

« Après l'avoir vu à l'œuvre au Championnat du monde, en Thaïlande, je savais qu'il ferait un excellent partenaire d'entraînement pour Éric Lucas », d'expliquer Barré. « Éric se préparait alors pour son combat contre Markus Beyer et nous cherchions un gaucher pour lui servir de partenaire d'entraînement. Je savais que sous la tutelle de Stéphane Larouche, cela ferait une combinaison gagnante. Je ne me suis pas trompé. »

C'est vrai, Gym en a fait du chemin depuis 2004. InterBox aussi. Les deux groupes ont leur champion et des écuries assez bien garnies, surtout chez GYM dont les revenus premiers proviennent de galas de boxe tandis que chez InterBox, il s'agit plutôt d'un complément à la maison mère, La Cage aux sports.

Au nom de tous les amateurs de boxe montréalais et québécois, bonne fête GYM et aussi… Bonne boxe.