C'est ce samedi à Québec que Marie-Ève Dicaire défendra son titre IBF pour la troisième fois. Elle affrontera la Vénézuélienne Ogleidis Suarez, âgée de 31 ans. Il s'agit d'un retour pour la championne des super mi-moyennes, qui avait gagné sa ceinture en décembre 2018 dans la vieille capitale.

Sa victoire avait alors été ombragée par l'accident dont a été victime Adonis Stevenson. Elle se sent aujourd'hui fébrile d'être de retour.

« Vu les circonstances, il est en pleine santé. On n'espérait pas une rémission aussi bonne que ça. Ça me permet vraiment de savourer mon moment, de vivre cette expérience, de vivre ma première finale dans un grand amphithéâtre comme le Centre Vidéotron à fond, et ensuite de ça, célébrer ma victoire », a raconté Dicaire.

La championne affirme avoir vécu le camp d'entraînement le plus exigeant de sa carrière. Son entraîneur Stéphane Harnois avait comme but de la faire travailler différemment.
 

« On l'a amenée à Philadelphie, on l'a sortie de sa zone de confort. Marie-Ève est une fille qui boxe souvent de reculons et qui aime attendre l'opportunité. C'est une contre-attaquante dans le fond. Maintenant on a travaillé plus vers l'avant. Travailler plus en avançant, en mettant plus de pression. »

Pour sa part, Marie-Ève Dicaire soutient que cette difficile préparation l'a assurément fait grandir comme boxeuse.

« Mes entraîneurs s'étaient donné comme mot d'ordre de me déstabiliser, de me pousser. On m'a fait m'entraîner avec des moniteurs de fréquence cardiaque. Je ne pouvais pas tricher, je  ne pouvais pas faire semblant que j'étais au bout parce qu'eux avaient les résultats directement avec eux. Par contre, ça m'a obligée à puiser au fond de moi-même. J'ai découvert des choses que je pensais même pas être capable de faire. »

Dicaire estime être dans la meilleure forme de sa carrière, et se dit prête à dominer son adversaire, qui n'a subit aucune défaite depuis 2013.

« C'est l'accomplissement d'un rêve d'enfance »