mercredi, 12 déc. 2012. 13:09

MONTRÉAL - Après avoir connu une année 2011 désastreuse pendant laquelle il avait perdu ses deux combats, David Lemieux a profité de 2012 pour remettre sa carrière sur les rails.

Lemieux a signé des victoires par knock-out aux dépens de Jaudiel Zepeda en juin et Alvaro Gaona en octobre et se prépare à affronter le Russe Albert Ayrapetyan, vendredi soir au Centre Bell, en demi-finale du deuxième gala de la saison de la série « Rapides et Dangereux ».

Le duel contre Ayrapetyan sera le premier d'une série de quatre ou cinq combats préparatoires qui pourrait le mener à un choc face au champion incontesté des poids moyens Sergio Martinez, a indiqué le promoteur Yvon Michel, mercredi matin, en marge de la conférence de presse faisant la promotion du gala qui marquera le retour dans le ring de Jean Pascal.

Selon le plan échafaudé par Michel et le conseiller de Martinez, Sampson Lewkowicz, Lemieux aura la chance en 2013 de se faire connaître sur la scène internationale en vue d'un duel contre l'actuel champion du WBC en mars 2014.

« Il y a plusieurs bons boxeurs dans cette division, mais ils viennent pratiquement tous d'Europe », a expliqué Michel. « Le clan Martinez a analysé la situation et David est le boxeur qui présente le meilleur potentiel de revenus. »

Sauf qu'avant d'en arriver là, Lemieux devra faire ses classes. Le choix d'Ayrapetyan n'est d'ailleurs pas le fruit du hasard, puisque ce dernier a déjà résisté aux frappes de Martinez pendant 11 rounds en mars 2005.

Mais c'est réellement à son combat suivant prévu en février face à Jose Miguel Torres qui déterminera si Lemieux a ce qu'il faut pour embarquer dans le même ring que Martinez.

« Torres était l'un des quatre adversaires pressentis par Martinez avant qu'il annonce qu'il défendrait finalement son titre contre Martin Murray », a ajouté Michel. « Lewkowicz sera d'ailleurs à Montréal pour assister à ce combat. »

Malheureusement, il pourrait s'agir à ce moment du dernier duel disputé par Lemieux devant ses partisans pour un bon bout de temps. Car s'il relève ce défi, il suivra ensuite Martinez où il ira dans le but de mousser la rivalité entre les deux boxeurs.

Le promoteur est évidemment conscient que ce projet un peu fou est hautement hypothétique, mais il ne s'en formalise pas trop.

« Tout le monde rit un peu de nous, mais j'aime mieux avoir des projets fous plutôt que de ne pas en avoir du tout », a répondu Michel. « Peut-être que ça ne fonctionnera pas, mais nous sommes convaincus que David a maintenant tout ce qu'il faut pour réussir. »

Il s'agirait effectivement d'une douce revanche pour Lemieux, lui qui avait vu un lucratif contrat avec le puissant réseau américain HBO lui glisser entre les doigts à la suite de sa défaite devant Rubio. Ce revers avait également marqué la fin de son association avec son entraîneur de toujours Russ Anber.

Alvarez veut une ceinture au plus vite

Le Montréalais d'origine colombienne Eleider Alvarez en est un autre qui risque d'avoir une année chargée en 2013. Alvarez a mis beaucoup de pression sur son promoteur afin qu'il lui déniche un combat de championnat du monde le plus rapidement possible.

« Eleider était furieux que nous ayons refusé un combat contre le champion de la WBO Nathan Cleverley », a déclaré Michel. « Mais c'était la meilleure décision à prendre. »

« Eleider a le talent et la maturité pour connaître énormément de succès. Vous devriez voir à quel point il donne du fil à retordre à Jean à l'entraînement. »

Alvarez était censé affronter son compatriote Edison Miranda vendredi, mais ce dernier s'est désisté en raison d'une dispute contractuelle avec son promoteur. Il fera plutôt face à l'ancien champion d'Europe et du Commonwealth Danny McIntosh, un adversaire moins connu, mais plus relevé.