Tout le monde le sait, tout le monde le constate, la situation économique s'envenime, particulièrement aux États-Unis. L'industrie automobile n'échappe pas à cette crise. La tempête vire au cauchemar, notamment pour General Motors qui est au bord de la faillite.
Le sport automobile tente de s'ajuster à ces bouleversements, en Formule Un comme en NASCAR. Le président de la NASCAR, Mike Helton, a rencontré les représentants des quatre grands manufacturiers de la série (GM, Ford, Chrysler et Toyota) pour en apprendre d'avantage sur les problèmes financiers rencontrés par chacun.
Et dans les garages, il est régulièrement question de fusion entre les équipes. La recherche de commanditaires en vue de la prochaine saison est également ardue en ces temps difficiles. «Même Dale Earnhardt Junior, le pilote le plus populaire de la série NASCAR, est touché par ces problèmes» affirme l'agent de Patrick Carpentier, Robert Desrosiers. «On ne sait toujours pas combien de voitures JR Motorsport pourra mettre en piste la saison prochaine.»
Il va sans dire que la signature de pilotes figure au dernier rang des priorités de plusieurs écuries qui se demandent encore de quoi la saison 2009 aura l'air. C'est pourquoi les pilotes québécois Patrick Carpentier, Jacques Villeneuve et Andrew Ranger n'ont encore rien de confirmé pour la prochaine saison.
Visite à Homestead
C'est dans ce contexte d'incertitude que Patrick Carpentier et son agent devraient se rendre à Homestead cette semaine pour la dernière course de la saison. Ce sera la première fois que Carpentier retournera dans l'environnement NASCAR depuis son congédiement de l'équipe Gillett-Evernham Motorsport au début du mois d'octobre. Robert Desrosiers affirme qu'il est toujours en discussion avec des écuries des séries Sprint et Nationwide. Il souligne cependant, avec justesse, que plusieurs autres pilotes sont en quête d'un volant.
Le voiture numéro 10 se porte très bien
A.J. Allmendinger est un des pilotes qui est toujours à la recherche d'un volant l'an prochain. C'est lui qui pilote actuellement l'ancienne voiture de Carpentier. Et Allmendinger se tire très bien d'affaires : 16e place à Martinsville, 14e position à Atlanta, 26e place au Texas Motor Speedway et enfin une 16e position le week-end dernier à Phoenix.
Au jeu cruel des comparaisons, Carpentier est désavantagé. Pour Robert Desrosiers, l'explication des succès d'Allmendinger est claire et simple : «Allmendinger récolte les fruits du travail de Patrick lors des nombreux essais qu'il a effectués.»
J'espère personnellement que les dirigeants des écuries en tireront la même conclusion. Mais j'en doute.
