Avez-vous l’habitude de regarder la provenance des aliments que vous achetez ? Un aliment bio qui provient de l’autre côté de la planète, bien qu’il ait été produit de manière écologique, pourrait avoir une plus grande empreinte écologique suite au trajet qu’il aura parcouru.

Nous sommes privilégiés d’avoir de si bons producteurs au Québec. L’achat local permet non seulement d’encourager les producteurs d’ici, mais également l’utilisation des « circuits-courts ». Ce courant a pour effet d’éliminer les intermédiaires entre le producteur et l’acheteur, ce qui a une influence directe sur l’environnement en réduisant les émanations causées par le transport des marchandises.

 

Manger selon la saison

Heureusement, certains fruits issus d’agriculture locale sont disponibles toute l’année : pommes, poireaux, oignons, pommes de terre, rutabagas, champignons, tomates, choux, carottes, betteraves… La liste est longue!

À partir du mois de mars, on commence à trouver des concombres, au mois de mai, des asperges et des épinards locaux arrivent sur les tablettes.Manger carotte

Dès le mois de juin et ce jusqu’en septembre, on privilégie les artichauts, les laitues, les choux, les aubergines, les bettes à carde, les bleuets, les abricots, les cerises de terre, les courgettes (zucchinis), les herbes fraîches, les framboises, les melons d’eau, les cantaloups, les mûres, les poivrons, etc. On n’oublie surtout pas d’aller cueillir des fraises en juillet!

En automne, on pense automatiquement aux pommes! Cependant, on ne doit pas oublier que c’est aussi la saison des courges, des citrouilles et des canneberges. Un bon potage à la courge lors d’une journée fraîche d’automne… qui dit mieux!?

À partir des premiers mois d’hiver, on en profite pour faire de bons mijotés avec des pommes de terre, des carottes, des champignons, des rutabagas et des oignons.

 

Survivre aux saisons en mangeant local et en faisant des réserves

Malheureusement, certains de nos fruits préférés ne peuvent être produits localement. Je pense à la banane, la mangue, l’ananas qui proviennent de régions au climat tropical. L’idée n’est pas de se priver entièrement de ces fruits. : on peut acheter la majorité de nos fruits et légumes localement et compléter avec certains aliments qui proviennent de loin.

Finalement, que faire l’hiver alors que la variété des aliments locaux disponibles diminue? Les fraises du Québec sont si délicieuses… Nul besoin d’attendre la saison des fraises et se priver de ce fruit pendant 10 mois : au lieu d’acheter des sacs de fruits congelés pour les smoothies, pourquoi ne pas les cueillir soi-même l’été et se créer une réserve de fruits dans son congélateur pour l’hiver!

 

S’assurer que le produit est produit localement

Bien qu’on ait des pommes du Québec disponibles à l’année longue, des fraises fraîches du Québec au mois de juillet et des citrouilles en octobre, il est important de vérifier que le produit qu’on achète provient réellement d’ici. À l’épicerie, on peut se retrouver devant des fraises des États-Unis juste à côtéLogo des Aliments du Québec de nos fraises du Québec et ce, même en pleine saison estivale.

Pour s’assurer qu’un aliment vient d’ici, recherchez le collant « Aliments du Québec » ou vérifiez la provenance du produit sur l’affiche de prix de l’aliment sur la tablette. Notez que ce logo a changé dernièrement, il s’agit de celui-ci : (voir ci-dessous). On privilégie un aliment du Québec à celui du Canada et un aliment du Canada à celui des Etats-Unis ou autres pays!

Cliquez ici pour une liste complète des fruits et légumes de saison disponibles par mois de l’année.

 

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