Bertrand Houle

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Alonso peut viser le titre en Belgique

Dimanche 04 septembre 2005
Fernando Alonso a termné deuxième en Italie.   (Photo PC)

Fernando Alonso a termné deuxième en Italie. (Photo PC)

MONZA (AFP) - Comme prévu, le Grand Prix d'Italie de Formule 1 a été remporté dimanche par une McLaren-Mercedes, mais par celle de Juan Pablo Montoya qui a devancé Fernando Alonso, le pilote Renault pouvant désormais devenir champion du monde dès le GP de Belgique, le 11 septembre.

Les ennuis ont en effet encore frappé la Flèche d'argent de Kimi Raikkonen, l'obligeant à un passage au stand imprévu qui a ruiné sa stratégie, et le condamnant quasiment dans la course au titre.

Raikkonen pensait gagner et espérait que Montoya -au moins- s'intercale entre lui et Alonso. C'est quasiment le contraire qui s'est produit: Alonso a fini devant Raikkonen et Giancarlo Fisichella a glissé la seconde Renault entre les deux prétendants au titre mondial !

"Ces dernières courses, notre stratégie a été de viser le podium et de terminer les courses, cette deuxième place est donc parfaite pour moi et le fait que nous ayons pu terminer avec nos deux voitures devant Raikkonen est encore mieux", s'est délecté Alonso.

"Mes chances pour le Championnat du monde ne semblent vraiment plus bonnes", a reconnu Raikkonen, au terme d'une journée "très décevante et qui aurait pu mieux se terminer".

Précoce

Car avec désormais 27 points d'avance à quatre courses de la fin de la saison, il ne reste plus à l'Espagnol qu'à prendre quatre nouvelles longueurs sur le Finlandais pour devenir le plus jeune champion du monde de l'Histoire de la F1.

En Belgique ou pas, s'il est sacré cette année, Alonso sera de toutes les façons le champion du monde le plus précoce puisqu'il aura 24 ans alors que le plus jeune champion était jusque-là Michael Schumacher, âgé de 25 ans lors de son premier titre en 1994.

Le pilote né dans les Asturies veut cependant conserver la tête froide et les idées claires jusqu'à ce qu'il ait effectivement coiffé la couronne mondiale.

"Quand McLaren a un problème, ils finissent quand même sur le podium ou pas loin. Nous, si nous connaissons un problème, nous serons 5e ou 6e au mieux", a-t-il expliqué dimanche, dans une allusion au fait que sa Renault ne rattraperait pas son retard en termes de performance sur la monoplace de son adversaire.

Dimanche à Monza, les McLaren-Mercedes ont en effet souffert d'un problème de pneu qui a obligé Raikkonen à un arrêt supplémentaire au stand et Montoya à ralentir dans les derniers tours afin de ménager ses gommes pour rallier l'arrivée.

Optimisme

Si Alonso a laissé paraître un soupçon d'optimisme - "avec un peu de chance, nous pourrons bientôt fêter deux titres mondiaux", a-t-il lâché-, son patron Flavio Briatore a préféré savourer le moment présent sans encore tirer de plan sur la comète.

"Ce fut une belle course pour notre équipe", a estimé sobrement Briatore. "L'objectif était d'avoir nos deux pilotes sur le podium et nous l'avons atteint. La position de Fernando (Alonso) au championnat s'est renforcée, mais nous prenons les courses une par une, nous ne nous excitons pas", a-t-il souligné, lui qui dirigeait l'écurie Benetton avec laquelle Michael Schumacher a remporté le premier de ses sept titres.

Mais si chez les pilotes le championnat ne devrait plus échapper à Alonso, chez les constructeurs en revanche, Mclaren-Mercedes conserve toutes ses chances.

Au soir du GP d'Italie, Renault ne compte en effet que huit points d'avance sur son adversaire.

"Mathématiquement, il est clair que nous pouvons encore gagner les deux championnats, mais évidemment cela ne sera pas facile...", ne pouvait que reconnaître le patron de McLaren-Mercedes, Ron Dennis.

Quant à Ferrari, il ne s'agit plus de titre, mais d'accrocher quelques points. Au plus grand regret des tifosi, ni Michael Schumacher ni Rubens Barrichello n'y sont parvenus à Monza.

"Nous étions trop lents", a résumé le septuple champion du monde. Une phrase qui commence à sonner comme un triste leitmotiv dans sa bouche.
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