jeudi, 13 sept. 2012. 20:59

Quelle première semaine d'activités dans la NFL! Les amateurs du jeu offensif ont été comblés avec un total de 791 points, un record pour une semaine d'ouverture. Il s'agit d'une moyenne de 49,4 points par match et cinq équipes ont atteint le plateau des 40 points : les Jets, les Ravens, les Bears, les Falcons et les Redskins avec Robert Griffin III.

On répète souvent que c'est maintenant une ligue axée sur le jeu aérien et ce fut évident alors que neuf quarts ont cumulé plus de 300 verges par la passe, 12 quarts ont obtenu une cote d'efficacité supérieure à 100 et 113 passes de plus de 20 verges (soit plus de sept par partie) ont été complétées.

De l'autre côté, seulement cinq porteurs de ballon ont atteint la marque de 100 verges et sept équipes ont terminé leur rencontre avec une moyenne inférieure à trois verges par course et ce ne sont pas les moindres. On parle des Steelers (2,9), des Texans (2,4), des Titans (1,3) et des Panthers (0,8), c'est fort surprenant.

Mais revenons sur le quart recrue des Redskins de Washington. RG3 a réussi une magnifique performance de sa part. Il est devenu le premier joueur de l'histoire à lancer pour 300 verges avec deux passes de touché et aucune interception à ses débuts dans la NFL; ce n'est pas rien!

Mais au-delà de ses statistiques, j'ai particulièrement apprécié son calme et son contrôle. Ce n'était pas évident au Superdome, l'un des plus bruyants stades de la NFL. Je m'attendais à ce que les partisans des Saints soient survoltés avec l'histoire des primes aux blessures.

Il faut préciser que le rendement des quarts ne se mesure pas seulement avec les chiffres. Il est primordial de considérer leur façon de gérer un match et leur performance dans des situations cruciales.

Regardons cet aspect en détails. Les Redskins menaient 3-0, mais les Saints ont répliqué pour mener 7-3. Sans broncher, RG3 est revenu avec un majeur et 17 points consécutifs. En fin de première demie, les Saints ont inscrit un touché sur un placement bloqué, mais les Skins ont rebondi tôt au troisième quart avec un touché.

Sur un quatrième essai et une verge, son entraîneur Mike Shanahan lui a donné la permission de tenter une longue passe vers la zone des buts. Résultat, une pénalité d'obstruction aux Saints et son équipe en profite pour marquer un touché. Bref, on a déjà confiance en lui et ça ne semblait pas un défi trop grand pour Griffin III.

Je me souviens aussi que sur un deuxième essai très important, il a complété une passe de 22 verges à son ailier rapproché Logan Paulsen ce qui a permis aux siens de redonner le ballon aux Saints avec peu de temps au cadran.

Bien sûr, on ne doit pas trop s'emballer puisqu'un match ne fait pas une saison ou une carrière, mais c'était impossible de ne pas être impressionné par sa prestation.

Manning n'a pas perdu de temps

Ensuite, nous avons assisté au retour du grand Peyton face aux Steelers de Pittsburgh. On s'est aperçu que Manning avait peut-être mal au cou, mais qu'il avait encore toute sa tête. Je sais que ça agace certains amateurs, mais j'ai toujours aimé son génie à la ligne d'engagement.

C'était de toute beauté le jeu d'échecs entre lui et le maraudeur Troy Polamalu. À un certain moment, il s'est installé pour laisser croire que le jeu allait démarrer, mais il s'est reculé ayant vu les indices de la défensive et il a modifié son plan. Mais ce n'était pas tout, il a refait le même manège une autre fois avant de finalement lancer l'action. Je n'avais jamais vu cela, il est passé à une troisième cadence!

Je peux vous dire que les jambes des joueurs de ligne offensive des Broncos de Denver devaient brûler et ça exige une grande concentration de leur part pour ne pas commettre une punition. C'est simple, ça m'épate de le voir travailler ainsi et peu de quarts peuvent en faire autant.

Il a pris son rythme dans cette partie et on dirait qu'il a étudié les Steelers au premier quart. Ensuite, c'était comme s'il avait demandé à Mike McCoy (son coordonnateur offensif) de pouvoir ouvrir la machine car il avait une idée de la stratégie des Steelers.

C'était encore plus impressionnant d'accomplir cela avec une nouvelle organisation et de nouveaux coéquipiers et un système différent. Tout cela contre la défense des Steelers qui était quand même privée de James Harrison et Ryan Clark.

Broncos contre Falcons (lundi soir dès 20h à RDS2)

Abordons maintenant les parties à ne pas manquer cette semaine. Continuons avec Manning que j'ai hâte de voir en action à Atlanta. Ça risque d'être bruyant dans ce dome. D'ailleurs, j'étais content de voir le rendement des Falcons à leur premier match à Kansas City.

J'ai toujours trouvé que les Falcons étaient une équipe molle manquant de cran et de caractère. Disons que la dureté du mental n'était pas leur force.

Voilà pourquoi je doutais encore un peu d'eux cette année, mais ils viennent de malmener les Chiefs sur un terrain hostile alors qu'ils avaient été limités à un rendement de 4-4 à l'étranger l'an dernier.

Je me dis tant mieux pour eux car c'était l'élément qui leur manquait étant donné qu'ils ont du talent à revendre. Ils semblent enfin dédiés à tout donner et jouer pour gagner. On sera encore gâté pour le match de lundi soir.

Lions contre 49ers (dimanche soir dès 20h à RDS)

J'enchaîne avec le duel entre les 49ers de San Francisco et les Lions de Detroit. J'imagine que vous me voyez venir, mais on se demande tous si les entraîneurs Jim Harbaugh et Jim Schwartz vont se serrer la main.

L'an dernier, les Niners avaient gagné à Detroit et Captain Comeback (Harbaugh) avait été un peu trop intense dans la poignée de mains.

Blague à part, j'ai vraiment été impressionné par les 49ers la semaine passée contre les Packers à Green Bay. On a encore vu la bonne recette du jeu au sol efficace avec Frank Gore et le quart Alex Smith a été impeccable dans son exécution. Du côté défensif, l'unité a arrêté le jeu au sol en plus de provoquer des revirements.

Bref, c'est une équipe complète et encore plus que l'an dernier. À preuve, Smith a complété 15 passes à des receveurs éloignés dans le premier match corrigeant la lacune de 2011. En finale d'Association contre les Giants de New York, il avait complété une seule passe à un receveur éloigné… Il se contentait de repérer ses ailiers rapprochés ou ses porteurs de ballon. Il utilise maintenant tout le terrain et toutes les armes à sa disposition.

Ravens contre Eagles (dimanche dès 13h à RDS)

Je suis aussi attiré par le duel entre Baltimore et Philadelphie. Ce sera intéressant de voir la réponse des Eagles après un départ décevant alors que Michael Vick a été victime de quatre interceptions.

Les entraîneurs avaient beau dire que ce n'était pas grave que Vick ait participé à seulement 12 jeux en présaison, mais ça semble démontrer que les matchs préparatoires sont un mal nécessaire.

Vick a tenté 56 passes contre 20 courses pour LeSean McCoy malgré sa moyenne de 5,5 verges par portée. Je vais jusqu'à me demander si les Eagles ne pensaient pas que ce serait facile contre les Browns et que c'était le moment d'axer le plan de match sur la passe pour aider Vick à retrouver son rythme. Finalement, ils ont peiné pour gagner et Vick n'était pas à la hauteur.

Jets contre Steelers à 16h

Je comprends que les Jets ont marqué 48 points dans leur premier match, mais c'était un peu ironique car c'était l'une des pires attaques en présaison et ils ont mené le bal pour la semaine initiale. C'est vrai qu'ils ont profité d'un touché défensif d'Antonio Cromartie et un retour de botté de Jeremy Kerley, mais l'attaque a quand même généré 34 points.

C'était drôle de voir Mark Sanchez lancer trois passes de touché ce qui a forcé la ville de New York à relaxer pendant quelques jours avec le dossier de Tim Tebow. C'est spécial aussi puisque Sanchez a été victime d'une interception avant de retrouver son aplomb. Je présume que certains amateurs devaient déjà avoir des doutes.

C'est plaisant pour lui qu'il soit revenu en force, mais le test sera plus exigeant contre Pittsburgh. Les Steelers ne sont pas contents de leur première performance à Denver. Ils avaient la chance de remonter en fin de rencontre, mais l'interception contre Ben Roethlisberger a mis fin aux espoirs.

Les Steelers ont gagné leurs neuf derniers matchs d'ouverture et ils voudront poursuivre cette séquence. De plus, ils devraient retrouver Harrison et Clark dans la formation donc ça ne s'annonce pas aussi facile pour Sanchez et son attaque.

J'ai hâte de voir le travail de la défensive des Jets qui a alloué 169 verges au sol à C.J. Spiller des Bills. Ce n'est pas fidèle à leurs habitudes et les Steelers veulent courir souvent avec le coordonnateur offensif Todd Haley.

Saints contre Panthers à 13h

J'ai l'impression que les Saints vont se présenter de mauvaise humeur en Caroline avec une défaite à leur fiche. Difficile à croire, mais Drew Brees a complété seulement 45% de ses passes dimanche dernier, du jamais vu!

Bien sûr, je me suis fait tirer la pipe parce que j'ai opté pour eux en vue du Super Bowl avec mon scénario hollywoodien, mais attendez, je garde espoir.

L'an dernier, ils ont aussi perdu leur premier match et ils ont complété la saison à 13-3. De plus, ils viennent de perdre contre les Redskins qui battent toujours les prochains champions du Super Bowl ayant vaincu les Giants deux fois en 2011!

Cowboys contre Seahawks à 13h

J'ai hâte de voir comment les Cowboys vont se présenter à Seattle parce que ça ressemble drôlement à un match piège. Au moins, les Cowboys ont eu 10 jours de préparation et c'est un avantage même si la saison est jeune et que les Seahawks ne sont pas fatigués.

Dallas a obtenu une grosse victoire émotive à New York pour lancer la saison contre un rival de division. Ils doivent enchaîner avec une partie loin de leur domicile, dans le bruyant stade des Seahawks, contre un quart recrue assez méconnu en Russell Wilson.

Les Seahawks ne misent pas sur un groupe de receveurs redoutables et une ligne à l'attaque ordinaire si bien qu'on aurait donc tendance à croire que la défense des Cowboys menottera cette attaque.

De l'autre côté, le quart Tony Romo a très bien fait à son départ, mais il ne faut pas négliger la défense des Seahawks. Ce sera un test exigeant surtout sur ce terrain peu accueillant.

Je ne serais pas surpris que Jason Garrett, l'entraîneur des Cowboys, insiste sur le fait que c'est un match piège pour motiver ses troupes.

Chiefs contre Bills à 13h

Pour terminer, je glisse un mot sur le match des Bills contre les Chiefs. Ce n'est pas le match le plus glamour, mais j'ai été grandement déçu par Buffalo la semaine dernière.

Je croyais qu'ils avaient le potentiel de battre les Jets, mais ce fut pénible pour les Bills en commençant par le quart Ryan Fitzpatrick qui lançait tout croche avec trois interceptions dont une pour un touché.

Je trouvais qu'il ressemblait Nuke Laloosh, le lanceur qui perd complètement le marbre dans le film Bull Durham en atteignant même la mascotte!

Pourtant, il disait qu'il avait changé sa motion avec un nouvel entraîneur des quarts et qu'il avait corrigé ses lacunes. J'avais soulevé le point qu'il devait améliorer son ratio passes de touché/interceptions pour que les Bills aspirent aux éliminatoires.

Ensuite, la « grosse » ligne défensive qui n'a pas récolté un seul sac alors qu'elle devait tout casser. Oui, les Jets ont seulement tenté 27 passes ce qui procure peu d'occasions pour attaquer le quart. Par contre, ils doivent comprendre qu'il faut d'abord stopper le jeu au sol sinon les équipes ne lanceront pas le ballon contre eux.

Les entraîneurs disaient toujours : «If you want to have fun, you have to stop the run» et c'est la vérité. Cette ligne défensive pourrait avoir un gros mot à dire contre les Chiefs qui ont concédé trois sacs dans leur premier match.

Retour sur la défaite des Alouettes

Plusieurs choses m'ont sauté aux yeux dans le dernier match des Alouettes dont deux en particulier. Évidemment, on ne peut pas passer à côté des pénalités, un total de 20 infractions pour 151 verges.

C'est difficile de gagner contre n'importe quelle équipe, mais encore plus contre les Lions, la meilleure formation du circuit présentement, tu ne te donnes aucune chance. Pour mettre cela en perspective, lors des deux matchs précédents, les Alouettes avaient commis en moyenne trois pénalités par match. Avant cette partie contre les Lions, ils avaient commis 68 pénalités en neuf matchs pour une moyenne de 7,5.

Dans un scénario d'indiscipline, on entend souvent les mêmes facteurs qui sont soulevés. D'abord, ça casse le rythme ou ça permet à l'adversaire de prendre le sien. Après tout, les pénalités ça freine tes séquences offensives ou ça permet à l'adversaire de continuer les siennes.

Ça peut être juste assez pour donner l'étincelle nécessaire à l'autre équipe donc ça change souvent la dynamique d'un match. Il faut dire que c'était seulement 20-10 à la mi-temps alors tout demeurait possible.

L'autre impact se produit au niveau du temps de possession et ce fut flagrant dans ce match puisque les Lions ont eu le ballon pendant 35 minutes contre 25 pour Montréal. Ça impose une fatigue sur la défense et ce fut éloquent en deuxième demie et en voici l'exemple. Après un quart, les Lions avaient 12 verges au sol, 69 après une demie et 181 au terme de la partie. On constate que les gains sont surtout survenus en deuxième demie et ce n'est pas par hasard.

Je dois aussi noter le grand manque d'opportunisme des Alouettes dans cette rencontre. Je me rappelle surtout quand les Lions ont pris les devants 13-10 avec un placement. À ce moment, c'était encore comme un combat de poids lourds à la boxe alors qu'aucun boxeur n'avait ébranlé l'autre.

Les Lions ont tenté un gros coup avec un botté court, mais ils ont raté et les Alouettes ont repris le ballon au 46 des Lions. Par la suite, le receveur Brian Bratton a échappé une longue passe qui aurait mené les Als à la ligne de 15 des Lions.

Finalement, les Alouettes n'ont pas marqué ce qui a permis aux Lions de reprendre le ballon et d'ajouter un touché. Au lieu d'un pointage possible de 17-13 en faveur de Montréal, ce fut plutôt 20-10 pour les Lions et le match venait de basculer.

On dit toujours que ce n'est pas un jeu qui fait un match, mais on peut toujours repérer des moments cruciaux dans une autre rencontre où une équipe a laissé filer des occasions précieuses. Les Lions ont inscrit tous les points jusqu'à la fin du match et c'est évident qu'un déclic s'est produit à cet instant.

Les entraîneurs des Lions ont eu le dessus

Quand on joue une série aller-retour, c'est toujours plus difficile pour les entraîneurs que pour les joueurs. C'est moins compliqué pour les athlètes car ils affrontent les mêmes opposants et ils connaissent leurs tendances, leurs stratégies et leur propre plan de match.

En tant que joueur de ligne, je savais si la technique préférée d'un joueur dans une situation précise était celle de l'uppercut, celle du nageur, celle de la charge du taureau…

Mais pour les entraîneurs, ça devient souvent plus difficile pour ceux de l'équipe gagnante. De toute évidence, ils avaient établi un bon plan de match leur permettant de rafler la première confrontation, mais tu te poses des questions pour la partie suivante parce que tu dois modifier ton approche.

Bien sûr, tu peux utiliser quelques jeux que tu n'as pas commandés ou déguiser ceux qui ont très bien fonctionné sauf que ce n'est pas toujours suffisant. Ainsi, j'ai toujours pensé que c'était plus facile pour l'équipe qui perd le premier chapitre de procéder à des changements et corriger le tir.

Ça donne souvent lieu à des batailles entre les entraîneurs et - à mon avis - c'est au football que les entraîneurs ont le plus d'impact sur le résultat d'un match. C'est vrai que les joueurs attrapent, bloquent, frappent et courent, mais ce sont les entraîneurs qui les placent en position pour exécuter les jeux nécessaires.

Il ne faut pas oublier que Montréal avait connu un excellent départ avec quatre passes complétées en quatre pour 77 verges et un touché. C'était superbe puisque les Alouettes tentaient de donner un grand coup aux Lions. Cependant, ces derniers ont effectué des ajustements rapidement et ils ont menotté les visiteurs par la suite. C'est simple, Calvillo a seulement amassé 75 verges dans tout le reste du match.

Quand je regarde cela, je me dis que la bataille stratégique a été gagnée par les entraîneurs des Lions et celle des ajustements aussi.

Je reviens sur une déclaration de Calvillo après la partie quand il a mentionné : «Donnons crédit aux Lions, il jumelait tous nos tracés». Le vétéran quart semblait dire que c'était comme si les Lions étaient dans le caucus des Alouettes et je ne me peux que me dire que les Alouettes étaient prévisibles ou que les Lions avaient bien étudié leurs adversaires.

Il faut donner crédit aux entraîneurs des Lions qui ont élucidé le cas des Alouettes.

C'est étrange, mais on dirait que c'est tout ou rien pour les Alouettes à l'étranger. Ils ont un dossier de 2-3 avec des défaites de 43-10 contre les Lions, 38-10 contre Calgary et 39-24 contre Hamilton.

La bonne nouvelle demeure qu'ils avaient rebondi en force avec deux triomphes à domicile après la dégelée contre Calgary. Tout est encore permis surtout que les matchs qui demeurent sont à la portée des Alouettes.

Ils ont déjà joué deux fois contre les Lions et les Stampeders à deux occasions. Évidemment, les deux parties contre Toronto seront déterminantes puisque la lutte s'effectue avec les Argos. Ils croiseront aussi le fer deux fois avec les Riders et Winnipeg en plus de se mesurer une dernière fois aux Tiger-Cats et aux Eskimos.

Je ne vois donc aucune raison pour empêcher les Alouettes de gagner six matchs sur huit et ils devraient normalement terminer au premier rang de leur section avec une fiche de 12-6.

On s'amuse à spéculer, mais il ne faudrait pas laisser Marc Trestman lire cette chronique parce qu'il aurait une réaction allergique étant Monsieur Un match à la fois (rires). Mais nous, comme observateurs, on peut se permettre de s'amuser avec cela.

Mes prédictions pour la semaine II :

Chicago c. Green Bay
Kansas City c. Buffalo
Cleveland c. Cincinnati
Minnesota c. Indianapolis
La Nouvelle-Orléans c. Caroline
Houston c. Jacksonville
Oakland c. Miami
Arizona c. Nouvelle-Angleterre
Tampa Bay c. New York (Giants)
Baltimore c. Philadelphie
Washington c. St.Louis
Dallas c. Seattle
New York (Jets) c. Pittsburgh
Tennessee c. San Diego
Detroit c. San Francisco
Denver c. Atlanta.

Résultats de la semaine II : 8 gains, 8 revers (50,0%)

Résultats après deux semaines : 17 gains, 15 revers (53,1%)


*Propos recueillis par Éric Leblanc