lundi, 10 déc. 2012. 14:34

(ESPN.com) La semaine 14 a offert de l'espoir dans cette course aux éliminatoires qui s'annonce passionnante.

La défaite des Falcons subie aux mains des Panthers a permis aux 49ers de rêver au premier rang de l'Association nationale. San Francisco n'a eu aucune difficulté à vaincre les Dolphins dimanche. De leur côté, les Giants devaient absolument l'emporter pour garder leur avance d'un match sur les Redskins et les Cowboys, ce qu'ils ont accompli avec brio. En ce qui concerne les wild cards, les Seahawks sont en très bonne position après leur victoire éclatante face aux Cards. Il y aura une forte bataille pour l'autre poste qui se jouera entre les Bears, les Vikings, les Redskins, les Cowboys et les Rams.

Dans l'Association américaine, les titres de division sont déjà presque assurés, mis à part dans le Nord où ça se jouera entre les Ravens, les Bengals et les Steelers. Malgré une saison horrible, les Jets semblent être toujours dans la course, eux qui ont vaincu les pauvres Jaguars 17-10 dimanche. Avec un horaire jugé facile d'ici la fin de la saison, les Jets sont loin d'être éliminés.

Voici maintenant les cinq éléments qui retiennent le plus mon attention après ce dimanche haut en couleurs.

1. Lovie Smith est-il dans le trouble? Tout le monde se souvient de la déconfiture de la saison dernière. Les Bears montraient une fiche de 8-3 et ils étaient en voie de se tailler un poste pour les éliminatoires. Mais Jay Cutler s'est blessé et Chicago a perdu ses cinq derniers matchs de l'année.

Cette saison, Cutler est en santé - ou presque - et les Bears ont échappé quatre de leurs cinq dernières rencontres, dont dimanche face aux Vikings. Avec une fiche de 8-5, les Bears ont encore de bonnes chances de participer aux éliminatoires, mais ont-ils ce qu'il faut pour y parvenir?

La ligne offensive ne protège pas grand-chose ce qui a forcé Lovie Smith à reposer Jay Cutler en fin de match en la faveur de Jason Campbell. L'organisation des Bears a par la suite déclaré que Cutler souffrait d'une blessure au cou, lui qui s'est fait punir à répétition derrière la médiocre ligne offensive.

Les défensives adverses se sont également ajustées au fait que Cutler visait trop souvent Brandon Marshall. Durant le match au Metrodome, Marshall a capté 10 des 19 passes tentées pour des gains de 160 verges. L'offensive manque totalement de mordant et d'originalité en ce moment.

En ce qui concerne Lovie Smith, son contrat se termine après la saison prochaine. Il est certain qu'il aimerait obtenir une prolongation de contrat, mais s'il ne parvient pas à emmener son équipe en éliminatoires, il serait surprenant de le revoir à la barre des Bears en 2013. La semaine prochaine, les Bears rencontrent les Packers : il s'agira du match le plus important de la saison pour Chicago et pour l'avenir de Smith.

« Nous sommes conscients qu'il y aura une chaude lutte à prévoir pour le titre de la division. Nous contrôlons notre destinée et nous sommes confortables avec ça », a déclaré l'entraîneur-chef.

2. Les Steelers ont des problèmes, mais ce n'est pas la faute à Big Ben. La défaite de 34-24 des Steelers face aux Chargers n'avait rien à voir avec Ben Roethlisberger. Pittsburgh n'a tout simplement pas joué pour gagner.

Les Steelers ne ressemblaient pas à une équipe qui pourrait aller loin en éliminatoires. Ils ont laissé les Chargers convertir 12 troisièmes essais tandis que Roethlisberger et l'offensive n'en ont converti que cinq. Malgré le fait qu'ils jouaient devant leurs partisans, les Steelers ont laissé les Chargers remporter la bataille de la position sur le terrain.

« Nous avons raté plusieurs jeux qui nous auraient permis d'avancer sur le terrain », a affirmé Roethlisberger, qui a complété 22 de ses 42 passes pour des gains de 285 verges. « Nous sommes capables de jouer beaucoup mieux. »

Ressentant encore de la douleur, Big Ben s'est concentré à réussir de petites passes au premier quart, mais son offensive n'allait nulle part. Lorsqu'il s'est mis à tenter de plus longues passes, ce sont ses receveurs qui n'ont pas accompli le boulot. Les passes semblaient toujours effleurer le bout des doigts des receveurs avant de tomber sur le sol comme ce fut le cas lors d'une longue passe tentée à Mike Wallace.

Ce qui est surprenant, c'est que les Steelers ne se présentent pas face aux moins bonnes équipes. Quatre de leurs six défaites sont survenues contre les Browns, les Raiders, les Titans et les Chargers, des formations avec une fiche combinée de 17-35. En plus, les Chargers jouaient avec trois nouveaux joueurs sur la ligne offensive. Pourtant, Philip Rivers n'a été victime que d'un sac du quart.

La seule chose positive avec les Steelers, c'est que leurs rivaux de division (Bengals et Ravens) ont également perdu.

3. La course s'envenime dans l'Est de la Nationale. Les Cowboys ont réussi à canaliser leurs émotions pour l'emporter in extremis 20-19 face aux Bengals de Cincinnati. Le receveur de passes Dez Bryant s'est levé au bon moment et Tony Romo est parvenu à mettre 10 points au tableau alors qu'il restait moins de sept minutes à jouer au match.

De son côté, Robert Griffin III s'est blessé à un genou à la toute fin du quatrième quart, mais le quart recrue Kirk Cousins a chaussé les immenses souliers de RG3 avec beaucoup d'aplomb permettant aux Skins de l'emporter en prolongation face aux Ravens.

Cowboys et Redskins se retrouvent donc à un seul match des Giants (8-5), qui sont venus à bout des Saints au Metlife stadium. La semaine prochaine, les Cowboys feront face aux Steelers tandis que Washington se frottera aux Browns de Cleveland. Les Giants auront pour leur part tout un défi face aux Falcons d'Atlanta. S'ils échappent ce match, les hommes de Tom Coughlin pourraient bien se retrouver à égalité avec deux autres formations au sommet de l'Est de la Nationale.

En ce qui concerne RG3, il a déclaré que son genou se portait bien, mais il n'y a pas de chance à prendre dans son cas. Si les Redskins peuvent compter sur RG3 en santé, ils auront une chance très légitime de remporter le titre de la division. Ce sera certes très passionnant à regarder.

4. Des Colts inspirés. La combinaison Luck-Chuckstrong fait de plus en plus de dommages. L'entraîneur-chef des Colts d'Indiannapolis Chuck Pagano, qui en est à ses derniers traitements de chimiothérapie dans son combat contre la leucémie, a assisté à un troisième match des siens à son domicile et se rapproche de plus en plus du terrain.

Une fois encore, les Colts sont revenus de l'arrière au quatrième quart, disposant des Titans par la marque de 27-23. Dans les matchs s'étant soldés par une marge de huit points ou moins, les Colts affichent un dossier de 8-1. Forts d'une fiche de 9-4, ils sont au plus fort de la course aux meilleurs deuxièmes. Acceptez-le, c'est leur destinée cette année. L'équipe se bat pour offrir à Pagano la chance de les diriger en séries.

Tirant de l'arrière 20-7 après la première demie dimanche, les Colts se sont ressaisis dès le troisième quart. Selon l'entraîneur-chef par intérim Bruce Arians, le calme régnait dans le vestiaire à la mi-temps.

« Crier ne mène à rien. Plusieurs vétérans se sont levés pour venir en aide à leurs coéquipiers », a raconté Arians après la rencontre.

Ce dernier a indiqué qu'il avait effectué quelques correctifs en offensive. Le coordonnateur défensif Greg Manusky a lui aussi apporté quelques ajustements, limitant les Titans à 86 verges en deuxième demie après en avoir allouées 270 après deux quarts. Le véritable magicien demeure Andrew Luck, qui a terminé la rencontre avec 16 de ses 34 tentatives de passes complétées pour des gains de 196 verges, un touché et deux interceptions.

« Je ne crois pas que les changements apportés en offensive étaient majeurs. On a seulement été plus concentrés, effectuant un jeu à la fois. C'était bien d'amorcer la deuxième demie en marquant des points », analyse le quart recrue des Colts.

Avec deux de leurs trois prochains matchs contre les Texans de Houston, les Colts ne pensent pas seulement à remporter la course aux meilleurs deuxièmes. « On vise le titre de division », lance Arians.

Wow.

5. Trop généreux, les Bucs. Pendant quelques semaines, les Buccaneers de Tampa Bay se donnaient l'allure d'une équipe capable de se faufiler en séries. Plus maintenant. La défaite inexcusable de 23-21 face aux Eagles de Philadelphie a porté leur fiche à 6-7 et les a pour ainsi dire exclus de la course aux meilleurs deuxièmes.

Les Bucs avaient pourtant le momentum après avoir amorcé le quatrième quart avec deux touchés. Ils menaient alors 21-10 face aux Eagles, qui sont menés par Nick Foles, un quart recrue. Les ratés de la défense des Buccaneers face à la passe ne sont plus un secret pour personne. Tout indique qu'ils deviendront la première équipe de l'histoire de la NFL à accorder en moyenne plus de 300 verges par la passe par match au terme de la saison.

Dimanche, ils se sont surpassés. Ils ont permis à Foles de réussir deux poussées de 72 et 64 verges dans les sept dernières minutes de jeu et de guider les siens vers la victoire. Foles a terminé le match avec 381 verges de gains par la passe. Les Bucs accordent présentement en moyenne 311,6 verges par la passe et ils affronteront Drew Brees, Sam Bradford et Matt Ryan d'ici à la fin du calendrier régulier. Ils peuvent toujours espérer que les Falcons reposeront Ryan lors du dernier match de la campagne.

Les Bills de Buffalo auraient pu conserver de minces chances de participer aux éliminatoires, mais la défaite subie aux mains des Rams a scellé l'issue de leur saison. Avec une fiche de 5-8, les Bills se cherchent toujours une identité.

La défensive a représenté une immense déception tout au long de l'année. L'embauche de Mario Williams n'a pas aidé les Bills à remporter des matchs et ce, même si Buffalo bénéficiait d'un calendrier qui les avantageait. Ryan Fitzpatrick a commis trop d'erreurs et il est fort possible que les Bills soient tentés de repêcher un quart-arrière en première ronde ou tenter d'obtenir Michael Vick.

Finalement, on doit dire au revoir aux Saints, qui ont baissé pavillon face aux Giants. Avec une fiche de 5-8, ils ont réellement été affectés par l'histoire des primes aux blessures. Ils n'ont jamais abandonné, mais en fin de compte, ce scandale a affecté le moral de cette équipe.