Le match de dimanche contre les Tiger-Cats a permis aux partisans des Alouettes d'enfin voir à l'œuvre mon coéquipier Adrian McPherson.
Ce serait un euphémisme de dire qu'Adrian a été excellent, puisqu'il a pratiquement complété 100 pour cent de ses tentatives de passes. Ce sont des statistiques impressionnantes pour un substitut, mais nous avons été les derniers surpris de ses exploits.
Adrian fait partie de l'entourage de l'équipe depuis quelques années déjà, alors inutile de vous convaincre qu'il connaît notre système de jeu. Mais je peux vous dire qu'il est très aimé de ses coéquipiers et surtout très respecté du groupe d'entraîneurs.
Antony Calvillo demeure le quart numéro un du club, mais je suis convaincu que les partisans ont poussé un certain soupir de soulagement en réalisant qu'Adrian pouvait jouer de l'excellent football. Plusieurs personnes se rappellent encore de la prestation de Ted White en finale de l'Est contre les Argonauts de Toronto en 2004
Un autre joueur qui connaît du succès en ce moment est le demi inséré Jamel Richardson, qui est le meilleur receveur de passes de la Ligue canadienne de football. Jamel a tout ce qu'il faut pour être dominant, car il possède le physique, les mains et la vitesse. Il l'a notamment prouvé lorsqu'il a inscrit notre dernier touché dimanche.
Le brio de Jamel permet aux autres receveurs de passes de l'équipe de se démarquer, mais nous possédons tellement de profondeur à cette position que nos adversaires ne peuvent pas tomber dans le piège de contenir uniquement un seul joueur.
Et c'est comme cela à toutes les positions. Bref, si un des nôtres se blessait, ce ne serait pas la fin du monde. Le crédit revient évidemment à la direction de l'équipe qui déniche ne nouveaux joueurs de talent chaque année, mais aussi aux entraîneurs qui préparent les substituts avec la même minutie que les partants.
Nous ne visons que l'excellence
Les membres des médias parlent beaucoup du travail de notre unité défensive depuis le début de la saison et ce serait vous mentir que de vous dire que nous n'apprécions pas nous faire lancer des fleurs.
Mais la réaction de Jerald Brown après le match contre les Stampeders de Calgary en dit long sur notre état d'esprit. Même s'il avait récolté deux interceptions, Jerald n'était pas complètement satisfait de sa prestation. Il n'était pas content de son jeu sur certaines couvertures et c'est pourquoi il a tenu à mettre les choses en perspective.
C'est plaisant d'entendre l'un de ses coéquipiers parler de la sorte, car nous sentons qu'il n'est pas au-dessus de ses affaires. Nous savons que la perfection est impossible, mais ce que nous visions chaque fois que nous embarquons sur le terrain.
Une attitude peu professionnelle
Difficile également de ne pas commenter ce qui s'est produit après la rencontre face aux Stampeders, alors que des coéquipiers en sont venus aux coups dans le vestiaire devant des journalistes.
Lorsque cela se produit dans un vestiaire, peu importe le sport, c'est parce que l'atmosphère est loin d'être au beau fixe. Je crois qu'une équipe unie règle ses problèmes derrière les portes clauses. Nous avons eu nos différends cette saison, mais jamais nous n'avons lavé notre linge sale en public. Et regardez le résultat aujourd'hui, nous sommes déjà passés à autre chose.
*Propos recueillis par Francis Paquin






