jeudi, 12 juil. 2012. 14:25

La caravane de la United States Golf Association se retrouve cette semaine à Lake Orion dans le Michigan au Indianwood Golf and Country Club pour la présentation de l'Omnium senior des États-Unis. Les dirigeants de la USGA n'ont pas changé leur discours d'une virgule et estiment qu'ils présenteront encore une fois le meilleur test de golf qui soit pour les participants de ce groupe d'âge qui regroupe les 50 ans et plus.

Si vous pensiez que les Tiger Woods de ce monde ou les Cristie Kerr et Paula Craemer du golf féminin avaient assez souffert de jouer dans des conditions extrêmement difficiles, dites-vous qu'on va assister à un spectacle similaire chez les vétérans.

La parade débute sur une petite normale 5 de 508 verges. Mais attention, l'allée n'est large que de huit à dix verges. La première coupe d'herbe longue bordant les allées a été laissée à trois pouces de hauteur en début de semaine. L'herbe longue progressive jusqu'aux zones réservées aux spectateurs est d'une hauteur minimale de quatre pouces. Un des joueurs qui prenait part aux rondes d'entraînement a souligné qu'il était à peu près impossible de faire avancer une balle depuis l'herbe longue tant le gazon est touffu.

Pour vous montrer à quel point le test imposé aux golfeuses la semaine dernière était difficile, voire ridicule à certains égards; il faut noter que les séniors évolueront sur un parcours d'à peine 100 verges de plus bien qu'il s'agisse d'une normale 70 et non d'un par 72. Il n'en demeure pas moins qu'on a fait jouer les filles sur une normale 5 de 592 verges, alors que lors de l'Omnium Sénior la plus longue normale 5 est de 543 verges.

Un des joueurs vedettes de la saison 2012 sur le Circuit des Champions, Michael Allen, a souligné que les joueurs qui atteindront les allées sur leur coup de départ auront une chance d'inscrire l'oiselet. Mais il a ajouté : « … Je n'ai jamais vu autant d'herbe longue dans tous les tournois auxquels j'ai pris part sur le Circuit des Champions… »

Les verts sont très ondulés, de dire Bernhard Langer. « Vous ne pouvez rater au mauvais endroit à court et il est impératif de ne pas dépasser les verts. Vous devez atteindre les allées, mais on devra jouer sur les angles et les distances depuis les tertres de départ. Il faut avoir la bonne trajectoire et jouer le bon coup au bon moment… »

Si jamais un joueur désire passer à l'offensive, aussi bien le faire avant d'atteindre les trois derniers trous. Le 16e est un par 4 de 451 verges, le 17e est une normale 3 de 197 verges qui interdit tout manquement à gauche et le 18e est une normale 4 de 460 verges doté d'un vert de 51 verges de profondeur avec des dénivellations diaboliques.

Tom Watson semble avoir résumé le mieux la pensée des concurrents : « Si vous ne frappez pas un coup de départ droit, vous n'avez aucune chance de gagner. Aucune. Zéro. Aucune chance. »

J’ai également bien hâte de voir si l'on sera aussi patient envers les joueurs concernant le temps de jeu. On a sévèrement blâmé les responsables de la USGA pour avoir provoqué d'interminables rondes qui ont duré plus de 5 h 30 lors de l'Omnium féminin à cause de conditions trop difficiles.

Ce qui risque d'arriver, si jamais les vétérans estiment que le terrain est injouable, c'est qu'ils ne feront pas preuve d'autant de retenue que les inscrits à l'Omnium disputé à l'Olympic Club et l'Omnium féminin de Blackwolf. Ils n'hésiteront pas à demander aux organisateurs de revenir les deux pieds sur terre. L'Association Internationale du Golf Extrême pourrait très bien prendre racine auprès de certains responsables de la USGA qui insistent pour mettre en place le test de golf ultime en prétendant que l'éventuel champion est le meilleur golfeur de la planète. Je ne suis pas certain que toute la communauté golfique partage vraiment cet énoncé. Loin de là.