Byron Froese est un joueur qui n’abandonne jamais. Repêché au 119e rang par Chicago en 2009, le joueur de centre n’a jamais évolué avec les Blackhawks. Il est plutôt passé par Rockford, Toledo, Cincinnati, San Antonio, Toronto, Syracuse et Tampa Bay entre 2011 et 2017.

L’an dernier, Froese aidait le Crunch de Syracuse à atteindre la finale de la Coupe Calder. Avant cela, il avait fait la navette pendant deux saisons entre les Maple Leafs de Toronto et leur club-école, les Marlies. Au total, il a disputé 62 matchs dans la LNH, avec les Leafs et le Lightning, inscrivant seulement deux buts.

Le jeu de l’attaquant manitobain est toutefois mieux adapté à la Ligue américaine de hockey. Froese a inscrit 46 points en 54 rencontres l’an dernier avec les Marlies et le Crunch. Puis, en séries éliminatoires, il récoltait 13 points en 22 matchs avec Syracuse.

TIRER LE MEILLEUR PARTI D’UNE MAUVAISE SITUATION

Après avoir été retranché par Claude Julien et le Canadien cet automne, Froese aurait pu remettre sa carrière en question. En effet, il semble maintenant qu’il n’ait plus de véritable chance de percer dans la grande ligue.

Or, le joueur de centre droitier se démène depuis le début de la saison avec le Rocket de Laval. Plus tôt cette semaine, ses coéquipiers l’ont récompensé pour ses efforts en le nommant capitaine. Il devient ainsi le premier joueur à porter le «C» dans l’histoire de l’équipe.

Jusqu’à présent, Froese a récolté 11 points en 13 matchs. Il a également marqué le but gagnant en tirs de barrage avant-hier face à son ancienne équipe, le Crunch. Bien qu’il soit maintenant voué à rester à Laval, en tant que capitaine, Byron Froese continue à travailler fort. Après le match de vendredi soir, plusieurs de ses coéquipiers, dont Éric Gélinas, ont vanté le professionnalisme de Froese. Il mérite certainement ce qui lui arrive en ce moment, et il faut aussi donner à Marc Bergevin le crédit qui lui revient. En tant que directeur général du Rocket de Laval, il semble avoir assemblé une excellente formation.

Originalement paru sur : Surlebanc.ca

Crédit article : Éloi Fournier