D’ici vendredi midi, les membres de l’Association des joueurs de la LNH vont voter pour donner le droit au comité exécutif de dissoudre le syndicat.

Ce n’est toutefois pas le seul élément sur lequel les joueurs doivent se prononcer cette semaine. Ils doivent aussi accepter d’amender, par vote, la constitution de l’AJLNH si jamais la dissolution va de l’avant. Selon deux sources, l’AJLNH n’aurait ainsi plus le statut d’un syndicat, mais demande à ses membres d‘accepter la création d’une Association professionnelle, un peu comme une association de médecins.

Ceci permettrait aux joueurs de conserver une base importante, comme leurs bureaux à Toronto, et des représentants légaux qui pourraient continuer de s’occuper de plusieurs dossiers, comme les redevances sur les produits commerciaux.

LES CHOIX DES JOUEURS

Donc, ce vote qui se poursuit toute la semaine est très important parce que les négociations se retrouvent dans un cul-de-sac. La position des joueurs est la suivante : ce n’est pas à nous de faire la prochaine offre, mais aux propriétaires.

Donc ils se retrouvent devant les options suivantes :

1-Continuer les pourparlers

2-Accepter la dernière offre de la LNH

3-Se dissoudre

Peu importe ce que les joueurs vont faire, la position de la ligue est claire. L’offre qui est sur la table est à prendre ou à laisser.

Et selon l’avis des responsables des pourparlers pour l’AJLNH, c’est impossible d’accepter les demandes des propriétaires parce qu‘elles ne sont pas favorables aux joueurs.

1–50 % des revenus reliés au hockey (l’AJLNH a dit oui)

2-Une convention collective de 10 ans, avec l’option d’y mettre fin après 8 saisons.

3-Des contrats limités à 5 ans (7 ans si un joueur demeure avec la même équipe)

4-Les contrats ne peuvent bouger (augmenter ou baisser) de plus de 5 % par année.

5-Montant intégral de 300 millions de dollars pour garantir les montants sur les contrats déjà signés, et ce, pour les deux prochaines saisons.

Un point aussi très important est le suivant. La LNH et l’AJLNH ne s’entendent pas sur le système qui sera en vigueur si un jour les deux parties acceptent de signer une nouvelle convention collective. Les joueurs veulent un plafond sur l’argent placé en fiducie (escrow), mais les propriétaires disent non.

Bref, tant que le mot NON sortira de la bouche des deux parties, il ne faut pas s’attendre à grand-chose dans ce dossier, à l’exception d’une belle bataille juridique.