*La saison de notre équipe préférée se terminant ce soir ( je rédige ce billet samedi midi), il en va de soi que la bonne humeur des partisans suive la température,grise et froide. Les nuages laisseront tomber quelques gouttes de pluie tout comme les larmes s‘écouleront de nos yeux lorsque nous fermerons notre téléviseur à la suite du sifflet final annoncant la fin de cette saison de misère.

Bon okay j'exagère mais je me devais de trouver un préambule triste car quand on est Partisan du Canadien un jour,partisan toujours ( tien comme un billet ça)...

Aujourd'hui je vous ramène dans les années 1940 pour écrire sur le plus grand ambassadeur du Canadien de Montréal, Jean Béliveau. Je vous ferai découvrir son parcours de joueur de hockey depuis son jeune âge au collège à Victoriaville jusqu'à ses exploits sur les glaces de la ligue nationale de hockey. Pour les gens d'un certain âge ( et d'un âge certain!) on se rappelera de bons souvenirs alors que pour les plus jeunes, j'essaierai de vous faire découvrir celui que Sporting News a mit deuxième dans la liste des 100 meilleurs joueurs de l'histoire du Canadien, derrière Maurice Richard. Vu la longue histoire de Jean Béliveau, je vous l‘écrirai en deux ou trois billets. Merci de me laisser vos commentaires respectueux et bonne lecture!

Jean Arthur Béliveau est né le 31 août 1931 à Trois-Rivières, il est le premier enfant du couple Arthur Béliveau et la trifluvienne Laurette Dubé qui s‘étaient marié quelques mois plus tôt. Il sera suivi de Guy, Michel, Mimi, Madeleine, Hélène, Pierre et André. L‘enfance des Béliveau se déroule normalement, leurs parents pronant les valeurs de l‘époque, la famille, le travail, l‘auto-discipline et le respect de la religion qui était omniprésente dans la vie des gens.Une tragédie est venue assombrir la famille alors que la petite Hélène s‘est fait frapper par une voiture devant la maison à l‘âge de seulement 2 ans et décède .

Avant l‘âge de 12 ans. Jean Béliveau apprenait le hockey en s‘amusant avec ses amis au Forum Béliveau, patinoire dans la cour arrière de la maison. Peu de règles , pas de disputes (ou si peu), tout le monde apprenait à manier la rondelle et à lancer, les plus jeunes courant après les plus vieux pour avoir la rondelle. Tout le monde s‘amusait et les points n‘étaient pas important, seul le plaisir de jouer l‘était.

C'est à 12 ans, au Collège de Victoriaville avec les Frères du Sacré Coeurs que Béliveau participa à son premier match de hockey dans une équipe organisée.Les équipes-maisons se disputaient la victoires après les classes sur la patinoire extérieure durant la semaine.Béliveau a aussi eu la chance d‘être choisi dans l‘équipe d‘étoile du collège des 13–14 ans pour affronter des équipes composées d‘ouvriers des usines locales, des hommes de 22–23 ans se glissaient dans ces équipes . Ces parties se jouaient le samedi matin à l‘aréna de Victoriaville, récompense ultime pour les petits collégiens.

Sa carrière prit vraiment son envolen 1946-1947 alors qu'il s'aligna avec les Panthères de Victoriaville de calibre Intermédiare “B”, en même temps qu‘il commence sa dixième année au collège de Victoriaville, les études étant primordiales dans la famille Béliveau. A sa première saison, il marque 47 buts et termine avec 68 points.

En plus d‘être un bon joueur de hockey, il était tout aussi bon au baseball, tellement que durant l‘été de ses 16 ans, il fut engagé par la ville de Val d‘Or pour tondre des pelouses ,pour permettre à l‘équipe de baseball sénior de l‘endroit de pouvoir l‘aligner comme lanceur de relève et frappeur, deux forces de Jean Béliveau à ce sport.C‘était une façon de l‘avoir dans l‘équipe même s‘il ne travaillait pas à la mine car il n‘avait pas l‘âge requis.Ce fut sept belles semaines de sa vie d‘adolescent, la première fois aussi loin des siens aussi.

En 1947-48, les ligues juniors étaient de plus en plus organisées grâce surtout à Frank Selke, directeur-général du Canadien de Montréal qui voulait organiser et encourager le hockey dans la province de Québec en particulier mais aussi dans le reste du Canada. Rien ne l‘arrètait et il visait le long terme, tout ça dans le but d‘avoir les meilleurs prospects dans son organisation.On verra que les meilleurs québécois se retrouveraient à jouer pour le Canadien, dont Jean Béliveau.

En 1948-1949, l‘équipe des Tigres de Victoriaville jouait sa première saison dans la ligue Junior A du Québec, avec en ses rangs, le grand Jean Béliveau, qui s‘y retrouvait malgré plusieurs tractations de la part du Canadien de Montréal pour me faire signer le fameux formulaire C de l‘époque. Ce formulaire liait le joueur à l‘équipe de la ligue nationale directement qui pouvait décider d‘envoyer le jeune jouer pour n‘importe laquelle de ses équipes junior.. Bref, pour faire une histoire courte, le père de Béliveau refusa net de signer en disant qu‘il ne permmtrait à personne de controler la vie de son fils.

La ligue Junior A du Québec avait été formé en catastrophe par...Frank Selke et les équipes étaient composés de joueurs au talent incertain et d'autres, très talentueux. À Victo, outre Béliveau, il y avait un gardien de but du nom de Denis Brodeur, qui allait remporter la médaille de bronze aux Jeux Olympique de 1956 à Cortiza d'Ampezzo en Italie, père de Martin, des Devils du New-Jersey. Au premier match de la saison, Béliveau marqua 2 buts contre Lorne "Gump" Worsley dans une victoire de 4-3 contre Verdun-Lasalle. Après 15 parties la fiche était de 6 vic et 9 déf en quatrième place et Victoriaville affrontait l'équipe invaincue des Citadelles de Québec du gardien Jacques Plante, qui aimait bien sortir de son filet pour controler la rondelle.Les deux équipes durent aller en surtemps de 10 minutes et la manie de Plante l‘a perdu devant Béliveau, ce dernier étant plus vite pour récupérer une rondelle et contourner le gardien étendu sur la patinoire à la ligne bleue pour la lancer dans le filet désert, Victoriaville gagna la partie 4–3.

La saison de l'équipe a prit une tournure innatendue losque la ligue pénalisa les Citadelles de Québec pour avoir aligné un joueur inéligible, ce qui fit que Victoriaville participa aux séries éliminatoires au lieu de terminer dernier. Mais ce fut court, défaite 3 parties à une. Pour Jean Béliveau par contre, record de la ligue avec 48 buts et les titres de recrue de l'année et meilleur espoir professionnel. Aussi, c‘est lors de cette année qu‘il quitta les études pour se consacrer entièrement au hockey, avec le consentement de son père. Cette saison marqua aussi la fin de sa carrière chez les Tigres de Victoriaville comme on le verra dans mon prochain billet…à suivre!!!!

Réf:Wikepedia

Ma vie Bleu-Blanc-Rouge (Jean Béliveau,Chrystan Goyens,Allan Torowetz

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