Je vous disais, plus tôt cette semaine, que l‘AJLNH ressemblait à un boxeur qui ne savait pas comment se sortir des câbles. Le sentiment devait aussi être partagé dans les rangs, puisque les joueurs ont décidé de se donner du pouvoir.

Le comité exécutif de l‘Association des joueurs a approuvé la tenue d‘un vote pour que l‘AJLNH ne soit plus la représentante des joueurs dans le conflit actuel.

Le 2/3 des membres de l‘AJLNH doivent approuver cette mesure pour que le comité exécutif puisse l‘utiliser.

Le vote devrait survenir d‘ici la fin du mois, ou dès que l‘AJLNH croit qu‘il n‘y a plus aucune raison de poursuivre les négociations. (Petit commentaire… ça s‘en vient vite)

Ce n‘est pas une dissolution pure et simple que l‘AJLNH souhaite, mais plus un déni d‘intérêt.

La différence est la suivante. D‘abord, le déni d‘intérêt est plus rapide que la dissolution, mais l‘impact reste le même.

L‘objectif est de contester les lois antimonopoles en cour et de rendre le lock-out illégal.

L‘an dernier la NBAPA avait utilisé cette stratégie et 10 jours plus tard, il y avait une entente de principe pour mettre fin au lock-out.

Différence entre dissolution et déni d‘intérêt :

Dissolution : les joueurs votent pour que l‘AJLNH ne soit plus la représentante des joueurs.

Déni d‘intérêt : c‘est l‘AJLNH qui décide de ne plus représenter les joueurs.

POURQUOI L’AJLNH PREND CETTE DÉCISION

Les joueurs ne prennent pas cette décision sans raison. C’est que les négociations vont très mal et l’AJLNH ne semble plus en position de force.

Pourquoi s’attaquer aux lois antimonopoles alors? D’abord l’AJLNH doit se dissoudre pour le faire, parce qu’un syndicat fait en sorte que les ligues ne sont pas assujetties aux lois antimonopoles.

Ce que l’AJLNH croit, c’est que les ligues professionnelles ne sont pas bien protégées face à cette loi, surtout les ligues qui ont un plafond salarial, comme la NHL, la NBA et la LNH.

C’est qu’un plafond salarial empêche les joueurs d’être rémunérés selon les lois du marché. Ceci contreviendrait aux lois antimonopoles.

Si les joueurs remportaient leur cause en cour, le lock-out serait jugé illégal et les équipes seraient forcées de payer les dommages financiers causés aux joueurs, durant l‘arrêt de travail qui est en vigueur depuis le 16 septembre.

TOUT N’EST PAS ROSE

Mais il y a aussi des côtés négatifs à tout ça. Évidemment les joueurs n’auraient plus personne pour les représenter, advenant que l’AJLNH soit dissoute.

Ce n’est pas banal, puisque les joueurs n’auraient plus grand-chose à dire sur le calendrier de la ligue, les voyages, les fonds de pension, les suspensions et j’en passé. Sans compter que le processus sera extrêmement coûteux.

Mais avant qu‘on se rende aussi loin, il y a encore beaucoup de chemin à faire.