Bonjour à vous,

Les Sénateurs d‘Ottawa seront donc des séries 2012 dans la Ligue nationale. Honnêtement, levez la main ceux et celles qui, en début de saison, avaient prédit un pareil scénario.

Cette saison, j‘ai eu le privilège de décrire 22 matchs des Sénateurs à RDS et RDS2. Nous avons présenté la première rencontre des Sens en saison régulière, le 7 octobre, à Detroit. Après 43 minutes et 12 secondes de jeu, Ottawa perdait 5–0. À ce moment, j‘ai regardé mon collègue Norman Flynn et je lui ai dit : “La saison sera longue”.

Par la suite, la situation des Sénateurs ne s‘est pas améliorée. Il y a eu des défaites de 7–1 contre l‘Avalanche et 7–2 face aux Flyers. La saison 2011–12, qui coïncidait avec le 20e anniversaire de l‘équipe, s‘annonçait très ardue.

Ils n'ont pas abandonné

À la fin du mois d‘octobre, les Sénateurs ont commencé à démontrer leur véritable identité. Soir après soir, ils se sont mis à offrir des performances inspirantes. Une chose caractérisait l‘équipe, elle n‘abandonnait pas. Les Sens ont d‘ailleurs signé plusieurs victoires en revenant de l‘arrière.

Le leadership de Jason Spezza, l‘ascension fulgurante d‘Erik Karlsson et la grande volonté de Daniel Alfredsson ont ensuite guidé les Sénateurs vers le droit chemin. Ce qui devait être la première année de la reconstrucion s‘est transformé en succès inespérés.

Le Jack-Adams à Paul MacLean ?

Le 14 juin 2011, Bryan Murray a embauché un 4e entraîneur-chef en 5 ans. Il a arrêté son choix sur Paul MacLean. Une décision qui n‘avait pas fait l‘unanimité puisque MacLean, malgré sa vaste expérience, n‘avait jamais dirigé une équipe de la LNH.

D‘entrée de jeu, MacLean a mis l‘accent sur la condition physique de ses joueurs et sur la communication. Il a ensuite donné beaucoup d‘importance à la patience et à l‘exécution. De plus, MacLean a donné un nouveau souffle à la carrière de Jason Spezza. Il lui a dit : “Je ne veux pas te changer, je veux simplement faire de toi un meilleur joueur.” Spezza est redevenu un joueur dominant.

L‘approche et la philosophie de MacLean permettent maintenant aux Sénateurs d‘être des séries. Pour cette raison, je crois que Paul MacLean mérite amplement d‘être en nomination pour le trophée Jack-Adams qui est remis à l‘entraîneur-chef de l‘année dans la LNH.