Que l'ont observe le classement dans les championnats de snocross Américains, Ontariens ou Québécois, un constat revient toujours, le nombre de pilote inscrits en classe Sport est très variable et souvent très élevé. Normal vous me direz, puisque c'est le début de carrière des pilotes, un passage obligé avant de quitter le championnat ou de prolonger sa carrière.

L'autre constat qui est également flagrant lorsqu'on s'assoit sur le bord de la piste et on observe attentivement, c'est celui de la disparité d'expérience entre les pilotes. En clair, la marge de compétences et d'expérience sous le casque entre le premier et le dernier au classement est plus qu'impresionnante. Dans les faits, cela n'est pas un problème en soi, n'apprend-on pas plus rapidement avec des athlète de calibre plus élevé que le nôtre?

La conséquence directe de cet écart est sans doute plus facile à observer chez les néophytes. Quand je dis "néophytes", je parle de celui qui vient de s'acheter une motoneige de course usagée et qui n'a pas - ou peu proprement dit d'expérience en contexte de course. Le genre de pilote qui me fait penser à un gamin de 17 ans dans son Impreza sur la 20 passant de gauche à droite à gauche... à droite! De vouloir faire un dépassement, c'est légitime, mais d'être un danger pour les autres pilotes ne l'est pas!

Loin de vouloir tirer l'alarme, je me suis posé la question à plusieurs reprises dans la dernière année si la classe "amateur' n'était pas sous-utilisée. Aussi, la façon de déterminer si un pilote est apte à être en classe sport et/ou amateur selon ses compétences. Aussi, la graduation de certains pilotes vers la classe Pro Lite à mi-saison serait-elle pertinante?

Sur le circuit américain ISOC, une nouvelle classe "sport lite" est née, à mi-chemin entre amateur et sport, une solution non négligeable selon moi. Oui le calibre est très différent du côté Américain, mais l'idée de base n'est quand même pas saugrenue! 

 VERS UNE CLASSE MITOYENNE?

Constat ou hasard, au pit meeting ce matin, Gerald Asselin a soulevé le problème., de même que celui du respect du drapeau bleu exigeant aux pilotes retardataires de se placer sur le côté de la piste pour faire passer les meneurs.

Gerald Asselin s'est adressé aux pilotes ce matin sur plusieurs sujetsLégende: Gerald Asselin s'est adressé aux pilotes ce matin sur plusieurs sujets

Certaines raisons évidentes démontrent à quel point les pilotes peu expérimentés peuvent être dérangeant lors d'une course, les voici:

  • Ne conservant pas toujours leurs lignes de course, il devient difficile pour les autres pilotes d'appréhender leurs mouvements, ils augmentent donc le risque d'accidents ou d'accrochages.
  • L'écart de vitesse étant parfois très grand entre le premier et dernier pilote en piste, les pilotes expérimentés en tête du peloton on a gérer après seulement quelques tours, un traffic de pilotes imprévisibles et ambivalents dans leur conduite sur la piste.
  • La manie pour certains coureurs de littéralement courser contre les meneurs alors qu'il sont en 10e position sur la piste, un geste totalement inutile.

Source: Michel Brault

L'idée n'est pas de remettre en question la base même des courses qui implique des athlètes de différents niveaux, mais plutôt de réfléchir sur la promotion et la mise en valeur de la classe Amateur qui, doit-on l'avouer est perçue comme moins glamour!

Évidemment, l'ajout d'une classe mitoyenne entre Amateur et Sport aurait pour effet de diviser le nombre de pilotes sur la ligne de départ et d'allonger le programme de course.

Ceci dit, la sécurité peut être un argument de poids dans cette reflexion tout comme un show plus impressionnant qu'offre une grille de départ pleine. Il n'y a pas de monde parfait!

Qu'en pensez-vous?