Si les Bruins de Boston veulent accéder au deuxième tour des
éliminatoires, ils devront réaliser un tour de force pour la première
fois de leur histoire : surmonter un retard de 3-1 dans une série
quatre-de-sept.

En effet, la formation dirigée par Bruce Cassidy présente un rendement
à vie de 0-22 dans les 22 occasions où elle s’est retrouvée avec un
retard de 3-1 après les quatre premiers matchs d’une série du genre.

Les Bruins ont perdu en cinq matchs (1-4) en 16 occasions, en six
matchs (2-4) quatre fois et en sept matchs (3-4) dans les deux autres
occasions, eux qui ont réussi à forcer la présentation d’une septième
partie lors des deux dernières fois où ils se sont retrouvés avec un
tel retard.

En 2007-2008, face au Canadien de Montréal, les Bruins, qui étaient
dirigés par Claude Julien, avaient perdu le match décisif 5-0, le 21
avril 2008, au Centre Bell, alors qu’en 2008-2009, ils avaient subi
une défaite de 3-2, en prolongation (sur un but de Scott Walker, à
18:46 la première prolongation), le 14 mai 2009, contre les Hurricanes
de la Caroline, au Banknorth Garden de Boston.

En ce 21 avril 2017, est-ce que les Bruins, qui sont venus bien près
de signer une victoire sur ce plan, lors de leur série de 2008-2009,
vont être en mesure d’effectuer la première remontée victorieuse de
leur histoire ?

LES 23 SÉRIES OÙ LES BRUINS ÉTAIENT 1-3 APRÈS QUATRE MATCHS
1945-1946-Finale-Montréal 4 Boston 1 (0-3, 1-3 1-4)
1946-1947-Demi-finale-Montréal 4 Boston 1 (0-2, 1-2, 1-3, 1-4)
1947-1948-Demi-finale-Toronto 4 Boston 1 (0-3, 1-3, 1-4)
1948-1949-Demi-finale-Toronto 4 Boston 1 (0-2, 1-2, 1-3, 1-4)
1950-1951-Demi-finale-Toronto 4 Boston 1 (1-0 (1-0-1), 1-1, 1-2, 1-3, 1-4)
1952-1953-Finale-Montréal 4 Boston 1 (1-0, 1-1, 1-2, 1-3, 1-4)
1954-1955-Demi-finale-Montréal 4 Boston 1 (0-2, 1-2, 1-3, 1-4)
1956-1957-Finale-Montréal 4 Boston 1 (0-3, 1-3, 1-4)
1972-1973-Quart-de-finale-Rangers de NY 4 Boston 1 (0-2, 1-2, 1-3, 1-4)
1973-1974-Finale-Philadelphie 4 Boston 2 (1-0, 1-1, 1-2, 1-3, 2-3, 2-4)
1975-1976-Demi-finale-Philadelphie 4 Boston 1 (1-0, 1-1, 1-2, 1-3, 1-4)
1979-1980-Quart-de-finale-Islanders de NY 4 Boston 1 (0-3, 1-3, 1-4)
1982-1983-Finale de Conférence-Islanders de NY 4 Boston 2 (0-1, 1-1,
1-2, 1-3, 2-3, 2-4)
1988-1989-Finale de division-Montréal 4 Boston 1 (0-3, 1-3, 1-4)
1989-1990-Finale-Edmonton 4 Boston 1 (0-2, 1-2, 1-3, 1-4)
1994-1995-Quart-de-finale-Ass. Est-New Jersey 4 Boston 1 (0-2, 1-2, 1-3, 1-4)
1995-1996-Quart-de-finale-Ass. Est-Floride 4 Boston 1 (0-3, 1-3, 1-4)
1997-1998-Quart-de-finale-Ass. Est-Washington 4 Boston 2 (0-1, 1-1,
1-2, 1-3, 2-3, 2-4)
1998-1999-Demi-finale-Ass. Est-Buffalo 4 Boston 2 (1-0, 1-1, 1-2, 1-3, 2-3, 2-4)
2002-2003-Quart-de-finale-Ass. Est-New Jersey 4 Boston 1 (0-3, 1-3, 1-4)
2007-2008-Quart-de-finale-Ass. Est-Montréal 4 Boston 3 (0-2, 1-2, 1-3,
2-3, 3-3, 3-4)
2008-2009-Demi-finale-Ass. Est-Caroline 4 Boston 3 (1-0, 1-1, 1-2,
1-3, 2-3, 3-3, 3-4)
2016-2017-Première ronde-Ass. Est-Ottawa 3 Boston 1 (1-0, 1-1, 1-2, 1-3, ??)
(N.B. : dans la demi-finale de 1950-1951, les Bruins avaient eu un
match nul de 1-1, lors du deuxième match disputé le 31 mars 1951, au
Maple Leafs Gardens, en raison du couvre-feu, ce qui fait que la série
a été de six parties, dont une nulle.)

Les Bruins de Boston seront-ils éliminés face aux Sénateurs d’Ottawa ?

En ce vendredi, 21 avril 2017, nous pourrions assister à l’élimination
des Bruins de Boston, face aux Sénateurs d’Ottawa.

En effet, la formation dirigée par Bruce Cassidy, qui se retrouve avec
un retard de 1-3 après les quatre premiers matchs de cette
confrontation contre la troupe de Guy Boucher, a été impliquée dans
quatre parties très serrées donnant lieu à quatre victoires par un
seul but d’écart, une victoire de 2-1, lors du premier matchs, mais
deux défaites de 4-3, en prolongation lors des deux matchs suivants et
un revers crève-cœur de 1-0, mercredi soir, au TD Garden.

Lors de ce match, le plus frustrant est le fait que les Bruins avaient
réussi le premier but de la rencontre, à 10:49 de la deuxième période
(Charlie McAvoy), mais l’entraîneur-chef des Sénateurs a demandé une
reprise vidéo et le but a été annulé, en raison d’un hors-jeu causé
par Noel Acciari et par la suite, Bobby Ryan a marqué l’unique but de
la partie, à 5:49 de la troisième période et le gardien Craig Anderson
a réussi à conserver cette mince avance, surtout en fin de match, face
à Brad Marchand.

Soulignons que les Sénateurs ont une fiche de 7-1 dans leurs huit
matchs disputés contre les Bruins de Boston cette saison, 4-0 dans les
quatre matchs réguliers et 3-1 dans les quatre matchs de la présente
série.

Les quatre blanchissages ce Craig Anderson en éliminatoires ont été des bijoux !

Depuis le début de sa carrière, le gardien Craig Anderson a réussi
quatre blanchissages dans les séries éliminatoires et ce furent des
exploits remarquables dans les quatre occasions, un avec l’Avalanche
du Colorado et les trois autres avec les Sénateurs d’Ottawa.

En effet, trois des quatre jeux blancs ont pris fin par un résultat de
1-0 (dont un en prolongation) et l’autre était semblable, car ce fut
par le score de 2-0, mais avec un but réussi dans une cage déserte
avec seulement six secondes à jouer, au troisième vingt.

Son premier jeu blanc, réalisé dans l’uniforme de l’Avalanche du
Colorado, a été un véritable exploit, car ce fut un gain de 1-0, en
prolongation, face aux Sharks de San Jose, le 18 avril 2010, au Pepsi
Center et il avait fait face à un bombardement de 51 tirs, dont 21
dans la deuxième période et aussi dans la troisième période.

Le but victorieux avait été marqué par Ryan O’Reilly, après seulement
51 secondes de jeu en prolongation et Anderson sortait gagnant dans
son duel contre Evgeni Nabokov, qui n’avait fait face qu’à 17 lancers.

Son deuxième blanchissage fut semblable, car il avait réussi 41 arrêts
(dont 15 en troisième période) en 59:58 minutes, dans un gain de 2-0,
face aux Rangers de New York, le 21 avril 2012, au Madison Square
Garden et soulignons que lors de ce match, Jason Spezza avait marqué
les deux buts de l’équipe, le premier à 9:18 de la première période et
le second dans une cage déserte à 19:54 du troisième vingt, ce qui
fait qu’Anderson a réussi à maintenir une mince avance durant presque
toute la rencontre, soit durant 50:36 minutes, l’emportant sur Henrik
Lundqvist, qui avait réalisé 28 arrêts sur 29 tirs.

Lors de son troisième blanchissage, il avait été moins occupé, mais il
avait quand même réalisé 28 arrêts, dans un gain de 1-0, face au
Canadien de Montréal, le 22 avril 2015, au Centre Canadien Tire et
c’est Mike Hoffman qui avait réussi le but victorieux, à 9:05 de la
troisième période, déjouant Carey Price, qui avait réalisé 31 arrêts
sur 32 tirs.

Ce jeu blanc avait donné un deuxième souffle et permettait aux
Sénateurs d’éviter d’être balayés en quatre matchs et ils avaient
remporté la cinquième rencontre (5-1), au Centre Bell, le 24 avril,
mais s’étaient inclinés 2-0, à domicile, le 26 avril, s’avouant
vaincus en six parties.

Lors du quatrième blanchissage réalisé mercredi soir, il a été parfait
sur 22 tirs, dont 12 lors de la première période et c’est Bobby Ryan,
qui a réussi le but victorieux, à 5:49 de la troisième période, dans
un gain de 1-0, face aux Bruins de Boston, au TD Garden et ce jeu
blanc fait en sorte que les Sénateurs se retrouvent avec une avance de
3-1 après les quatre premiers matchs de la présente série contre les
Bruins.

Le numéro 41 de la formation dirigée par Guy Boucher, qui aura 36 ans
le 21 mai prochain, a toujours excellé dans les éliminatoires, car il
présente un dossier à vie de 15-15 avec une moyenne de 2,30, quatre
blanchissages et une efficacité de ,932 en 31 matchs dans les séries
de fin de saison, comparativement à un rendement de 238-182-2 (55)
avec une moyenne de 2,69, un total de 38 blanchissages et une
efficacité de ,916 en 506 matchs réguliers.

LES BLANCHISSAGES DE CRAIG ANDERSON EN ÉLIMINATOIRES
18 avril 2010-San Jose 0 au Colorado 1 (pro.) (51 tirs en 60:51 minutes)
(But marqué par Ryan O’Reilly, à 0:51 de la prolongation)
21 avril 2012-Ottawa 2 à Rangers de NY 0 (41 tirs en 59:58 minutes)
(Buts marqués par Jason Spezza, à 9:18 de la première période et à
19:54 de la troisième période, dans un filet désert)
22 avril 2015-Montréal 0 à Ottawa 1 (28 tirs en 60:00 minutes)
(But marqué par Mike Hoffman, à 9:05 de la troisième période)
19 avril 2017-Ottawa 1 à Boston 0 (22 tirs en 60:00)
(But marqué par Bobby Ryan, à 5 :46 de la troisième période)

Beaucoup de matchs serrés pour les Capitals de Washington en éliminatoires

Depuis quelques saisons, rien n’est facile dans les éliminatoires pour
les Capitals de Washington, car la plupart de leurs rencontres sont
très serrées et prennent fin par un seul but d’écart.

En effet, la formation dirigée par Barry Trotz, qui a une fiche de 2-2
après quatre matchs dans sa présente série contre les Maple Leafs de
Toronto, a vu les quatre rencontres se terminer par un but, dont les
trois premières en prolongation.

Cette situation est une suite des dernières saisons, car depuis la
deuxième ronde de 2014-2015, pas moins de 18 des 23 derniers matchs de
l’équipe ont pris fin par un seul but d’écart, dont huit en
prolongation, trois par deux buts, un par trois buts et l’autre par
cinq buts.

Depuis le 24 avril 2016, 10 des 11 derniers matchs des Capitals ont
été décidés par un but, sauf celui du 7 mai 2016, alors qu’ils avaient
gagné 3-1, face aux Penguins de Pittsburgh, au Verizon Center, dans le
cinquième match de la deuxième ronde de l’an dernier.

Il sera intéressant de suivre le match de ce soir, car les jeunes
joueurs de la formation dirigée par Mike Babcock, qui n’ont rien à
perdre dans cette série, offrent une opposition vraiment supérieure à
celle dont s’attendaient les Capitals, qui ont l’habitude de flancher
dans les moments importants des éliminatoires.

LES 23 DERNIERS MATCHS DES CAPITALS DE WASHINGTON EN ÉLIMINATOIRES
(DEUXIÈME RONDE DE 2014-2015, RANGERS DE NY 4 WASHINGTON 3)
30 avril 2015-Washington 2 à Rangers de NY 1
2 mai 2015-Washington 2 à Rangers de NY 3
4 mai 2015-Rangers de NY 0 à Washington 1
6 mai 2015-Rangers de NY 1 à Washington 2
8 mai 2015-Washington 1 à Rangers de NY 2 (pro.)
10 mai 2015-Rangers de NY 4 à Washington 3
13 mai 2015-Washington 1 à Rangers de NY 2 (pro.)
(PREMIÈRE RONDE DE 2015-2016, WASHINGTON 4 PHILADELPHIE 2)
14 avril 2016-Philadelphie 0 à Washington 2
16 avril 2016-Philadelphie 1 à Washington 4
18 avril 2016-Washington 6 à Philadelphie 1
20 avril 2016-Washington 1 à Philadelphie 2
22 avril 2016-Philadelphie 2 à Washington 0
24 avril 2016-Washington 1 à Philadelphie 0
(DEUXIÈME RONDE DE 2015-2016, PITTSBURGH 4 WASHINGTON 2)
28 avril 2016-Pittsburgh 3 à Washington 4 (pro.)
30 avril 2016-Pittsburgh 2 à Washington 1
2 mai 2016-Washington 2 à Pittsburgh 3
4 mai 2016-Washington 2 à Pittsburgh 3 (pro.)
7 mai 2016-Pittsburgh 1 à Washington 3
10 mai 2016-Washington 3 à Pittsburgh 4 (pro.)
(PREMIÈRE RONDE DE 2016-2017, WASHINGTON 2 TORONTO 2)
13 avril 2017-Toronto 2 à Washington 3 (pro.)
15 avril 2017-Toronto 4 à Washington 3 (2e pro.)
17 avril 2017-Washington 3 à Toronto 4 (pro.)
19 avril 2017-Washington 5 à Toronto 4
21 avril 2017-Toronto à Washington (19h)
23 avril 2017-Washington à Toronto (19h)
25 avril 2017-Toronto à Washington  (si nécessaire, 19h)

Une dégringolade pour le défenseur Brooks Orpik des Capitals de Washington

Après avoir conservé un excellent différentiel durant la saison
régulière, le défenseur Brooks Orpik, des Capitals de Washington en
arrache beaucoup depuis le début des séries éliminatoires.

En effet, le numéro 44 de la formation dirigée par Barry Trotz
présente un dossier de 0-1-1 avec un différentiel de moins cinq, le
deuxième pire du circuit, à égalité quatre autres joueurs, tout juste
devant le défenseur Duncan Keith, des Blackhawks de Chicago, qui a eu
un misérable moins six, dans les quatre matchs de la série contre les
Predators de Nashville.

Pourtant, lors de la saison régulière, Orpik avait présenté un dossier
de 0-14-14 avec un superbe différentiel de plus 32 (un sommet
personnel en carrière), au cinquième rang du circuit, tout juste
derrière Jason Zucker (plus 34), Ryan Suter (plus 34), Jared Spurgeon
(plus 33), du Wild du Minnesota et David Savard (plus 33), des Blue
Jackets de Columbus.

Il ne faut pas oublier que les Maple Leafs de Toronto ont une
excellente attaque et que plusieurs de leurs joueurs sont très
rapides, sans oublier qu’Orpik n’est plus très jeune, lui qui aura 37
ans le 26 septembre prochain.

Après avoir évolué de 2002-2003 à 2013-2014, dans l’uniforme des
Penguins de Pittsburgh, remportant la Coupe Stanley lors de la saison
2008-2009, il a signé un contrat avec les Capitals de Washington, à la
fin de la saison 2013-2014.

Natif de San Francisco, aux Etats-Unis, il n’a jamais été très
productif en attaque, affichant un dossier à vie de 16-159-175 avec un
différentiel de plus 80 en 901 matchs réguliers et son sommet
personnel est de trois buts en une saison, réalisé en 41 matchs lors
de la saison 2015-2016 et sa fiche de 25 points (2-23-25) de 2009-2010
est la seule fois où il atteint le plateau des 20 points.

Sa fiche en séries éliminatoires n’est pas très reluisante, 2-16-18
avec un différentiel négatif de moins deux en 116 rencontres à vie.