J’aime PK. J’aime le CH. Cette saison fut atroce et à ne plus jamais revoir. En écoutant les joueurs ce matin, j’ai remarqué plusieurs choses : tout d’abord, au niveau leadership, nous ne sommes pas vraiment gâtés. À part Erik Cole, Josh Gorges, Brian Gionta et même peut-être Darche, c’est dur. Et surtout, les commentaires (ou le manque) de plusieurs à l’endroit de Subban en disent long, et pour ma part, je les comprends bien.

PK a du talent? Oui, monsieur. PK aime le Tricolore? J’imagine que oui. Cependant, il ne semble pas encore avoir appris les « codes sociaux » qui existent au sein aussi bien d’une équipe que d’une entreprise, société etc. Et là, on ne parle même pas ses expériences hors glace, c’est son attitude en dedans qui agace. Et PK devra faire très attention car ce n’est pas un problème montréalais, mais bien humain!

Il se comporte comme un joueur de dix ou quinze ans dans la LNH. Pas de la manière positive comme un Jonathan Toews cependant. À sa deuxième saison seulement, je trouve que c’est y aller beaucoup trop fort. Il doit apprendre à respecter ses coéquipiers, le concept d’équipe et le club. Tu manges ton pain et au fil du temps, tu acquiers le respect et l’expérience.

PK est en train de tout bousiller à cause de son appétit pour le « spotlight » et la caméra de télévision. C’est bien d’avoir du caractère et du chien. C’est encore mieux de doser tout cela aux bons endroits, aux bons moments.

Je me souviens avoir vu une entrevue de Mark Messier qui, lorsqu’il était capitaine des Rangers de NY, avaient remis à l’ordre un certain jeune joueur du nom de Tie Domi. Ce dernier commençait tout juste à faire régner la terreur au sein des bagarreurs de la Ligue, mais qui avait la fâcheuse habitude de faire le clown après ses combats. Domi a admis avoir radicalement changé son comportement par la suite. Beaucoup moins pire qu’au début.

Ne le prenez pas mal. Subban est encore très jeune et a du temps pour se développer comme joueur, comme coéquipier, comme éventuel leader. Il ne faut pas que cela prenne trop de temps, par contre, pour son propre bien.