Par Alexandra Philibert

Tandis que la MLB (re)confirme que leurs balles ne sont pas sur les stéroïdes, les lanceurs du circuit sont convaincus que quelque chose ne tourne pas rond avec celles-ci. Comment ne pas leur donner raison alors que la Ligue vient tout juste d'établir un record concernant les longues balles en juin?

Les circuits pleuvent à un rythme jamais vu dans l'histoire de la MLB, et ce, à une époque où le Circuit Manfred fait la guerre aux stéroïdes. Oui. Il y a plus de longues balles en 2017 qu'il y en a eu dans les années où les joueurs utilisaient du juice. C'est quand même fou quand on y pense.

Les lanceurs mécontents

Donc, qui dit plus de circuits, dit impact sur les statistiques de lanceurs. Sans surprise, ceux-ci ne sautent pas de joie. David Price a été dernièrement l'un des plus vocal à ce sujet. Le lanceur des Red Sox est convaincu à 100% qu'il se passe quelque chose avec les balles de la MLB et il n'est pas le seul.

Chris Archer des Rays de Tampa Bay affirme avoir vu une différence entre les balles des mineures et celle des Majeures. Ceci expliquerait, en partie aussi, une certaine différence dans ses performances.

« Je vais rester loin de ma pensée, mais je sais que les balles du Triple-A voyagent 30 pieds moins loin que dans les Majeures, avec la même vélocité et le même angle de départ.»

Archer va un peu plus loin en disant que cette différence a un impact sur la balle cassante et le mouvement de la rapide. Il explique aussi que Cody Bellinger ne montrait pas la même puissance dans les mineures parce que dans la MLB, ce qui devrait être un ballon qui se rend à la piste d'avertissement est maintenant un circuit.

Des nouvelles blessures

Ce changement non avoué dans la MLB au sujet des balles cause, aussi, une épidémie de blessures chez les artilleurs. Ce sont toutefois des types de blessures que l'on retrouvait moins fréquemment auparavant. On parle ici d'ampoules et d'ongles craqués.

Price n'avait jamais eu d'ampoules sur son auriculaire auparavant. Par contre, cette année, il en a eu une très grosse et, maintenant qu'elle a disparu, il est aux prises avec un ongle craqué sur un de ses majeurs. Il est impossible aussi de passer sous silence les problèmes répétitifs d'ampoules d'Aaron Sanchez chez les Blue Jays cette saison.

À San Francisco, c'est la première fois en carrière que Johnny Cueto expérimente un problème d'ampoules sur son index et son majeur. Du côté de Détroit, Justin Verlander, a remarqué une différence aux coutures de la balle comme une enquête de The Ringer  le stipule. Les balles semblent plus petites et les coutures sont placées un peu plus bas sur celles-ci.

Qu'est-ce qui peut bien expliquer tout cela?

Oula! Bien des choses peuvent expliquer cette situation qui nous laisse tous perplexes. D'ailleurs mon collègue (et meilleur ami) Fred Latreille y est allé d'un excellent papier sur celles-ci. Pour lire lire, c'est ici.

Que ce soit une question de matière, de couture, de substance incorporée dans la production de la balle, quelque chose cloche. C'est peut-être positif pour les frappeurs, mais ce l'est un peu moins pour les lanceurs. C'est un peu comme au hockey et la volonté d'augmenter le nombre de buts à tout prix au détriment du reste...

Peu importe ce que l'on en pense, la situation actuelle de la hausse de coups de circuit est toujours inexplicable. On se gratte encore le coco à savoir comment un joueur comme Scooter Gennett a réussi 4 longues balles lors d'un match...

Source : The Score | The Ringer