Mme Labriski est partie pour la gloire !

 Ça tourbillonne autour d’elle, prise dans un feu roulant. Les entrevues, les apparitions publiques, les salons, les expositions se succèdent dans une cadence  imprévue. Elle doit se pincer parfois.

 Les yeux pétillants, le sourire contagieux, l’allure dynamique, Mériane Labrie, 38 ans, respirait le bonheur lorsque nous l’avons rencontrée récemment à la cafétéria de Radio-Canada, juste avant son passage à Rouge FM.

 « C’est fou ! Ça n’arrête pas ». Je le sais, ça fait deux mois que je désirais la rencontrer !

 Elle ne fait pas juste des galettes cette madame !  C’est juste si elle trouve le temps d’en manger !

 

Le succès remporté par le  livre de Mme Labriski est incroyable.

 

Elle sait comment brûler des calories. Pour votre information, disons qu’elle a couru Boston en 2008, New York en 2009, Chicago où elle a établi son meilleur temps avec 3h08 et Philadelphie, où elle a souffert. Elle terminait sa médication suite à un problème de santé et le couple venait d’aménager dans une nouvelle maison quelques jours auparavant. Imaginez, elle a dû se contenter d’un 3h12 !

 « Je l’ai encore sur le cœur. J’y retournerai…. pour chasser mes démons ! »

 Enfant, sa mère lui laissait faire ses expériences culinaires. Voilà qui explique que les reliques du passé remontent à la surface. Aujourd’hui, maman est dépassée par les événements. Chez son père, l’attitude différait. « On ne fait pas ce que l’on veut dans la vie », un commentaire qui agaçait Mériane car pour elle, quand on veut, on peut et tout vient à point à qui sait attendre, sont de petites phrases qu’elle répétait sans cesse dans sa tête à l’enfance.

 Rigueur et discipline mais toujours guidée par l’humour. D’ailleurs, saviez-vous qu’elle avait déjà fréquenté l’école nationale de l’humour ?

 

Ses conférences dispensées un peu partout au Québec attirent bon nombre de personnes.

 

Mais qui est véritablement Mme Labriski ?

 Originaire de Québec, elle a étudié pendant dix ans à Montréal. Elle ne croyait jamais rentrer au bercail un jour. Elle qui habitait sur le plateau…. Excusez-là ! Études en sciences de la parole avec feu Henri Bergeron comme enseignant au conservatoire Lasalle, on se doute qu’elle visait le monde de la communication. « J’étais dans ma période rebelle ».

 Puis, elle a obtenu un BAC en communication à l’université de Montréal et un autre en entreprises aux HEC. « J’ai toujours voulu devenir une Véronique Cloutier ou une Julie Snyder que j’admirais. Au secondaire, j’avais réalisé un stand up comique avec succès. Je me disais que ces gens s’amusaient, qu’ils ne travaillaient pas. »

 

Même enceinte, Mériane Labrie ne pouvait se passer de la course à pied.

 

Une période difficile devait suivre. Employée dans une agence de publicité, elle ne se sentait pas à la bonne place. « Ça brûlait dans mon corps. Je disposais d’un surplus d’énergie pour les gens autour de moi. » Son copain n’en pouvait plus de la voir rentrer à la maison en pleurant. Elle a quitté après quatre mois.

 « Quand j’ai un but dans la tête…. » En 2013, elle décide de se lancer avec l’agence d’idéation  21 Grammes. « Tu sais, le muscle le plus puissant dans mon corps se trouve dans mon cerveau. Alors, je dois m’en servir. »

 Pourquoi 21 grammes ? « Semble-t-il que lors de notre décès, nous perdons le poids de notre âme qui représente 21 grammes ». Ah bon !

 Un jour, sa vie a radicalement basculé…. à cause de la purée aux dattes !

 

Après la publication de ce premier livre, plusieurs autres beaux projets trottent dans la tête de Mme Labriski.

 

« Je suis subitement devenue la mère Térésa de la galette ! Une révolution santé avec Mme Labriski, un don de soi car je l’ai conçue pour m’aider à rester légère et performante dans mes courses. Je me sens maintenant propulsée vers l’au-delà. C’est devenu ma 2e nature. J’en avais discuté avec Mme Cora qui m’avait recommandé d’insister sur mon projet. Mme Labriski réussira peut-être à passer par-dessus tout. Je n’ai aucun problème avec ça. »

 Mériane ne ressent pas le besoin de dormir beaucoup. « Mme Labriski, c’est mon quart de nuit ! À prime abord, j’anticipais un complément à mon entreprise de publicité mais maintenant, j’ai le goût de créer des emplois avec cette idée. J’ai trouvé ma patente dans la vie. Je bénéficie d’un instinct créatif. J’ai planifié mes propres olympiques ! »

 

L'une de ses dernières apparitions à la station radiophonique Rouge FM à Montréal, invitée de Patricia Paquin et Louis François Marcotte.

 

Que dire du livre !

 Publié en septembre, il figure parmi les meilleurs vendeurs et arrive à tasser de grosses pointures du milieu. Un total de 50,000 exemplaires se retrouve sur le marché. « Jeune, je me rendais chez Renaud Bray et je ressentais des pulsions devant les livres. Je me disais qu’un jour, j’allais me retrouver sur les tablettes. Je repose actuellement sur le seuil de ce qui m’attend dans le futur ».

 Elle a eu peur de se faire critiquer par les nutritionnistes mais au contraire, elles approuvent et la félicitent. « Je suis tout simplement une passionnée de la bouffe »

 En fait, Mme Labriski a voulu créer un buzz sur l’obésité chez les enfants. « Je n’arrive pas à comprendre ce phénomène. Je ne l’accepte pas. Durant ma jeunesse, j’en ai tellement ingurgité des cochonneries que je comprends », de dire celle qui rêve de se retrouver en entrevue à l’émission Tout le monde en parle. « Je suis patiente, ça viendra. Je ne cours pas un sprint, mais un marathon ».

 

De 5 à 17 ans, elle pratiquait le patinage artistique. « Ma discipline, elle provient de cette période. Je pesais au moins 30lbs de trop mais présentement, j’ai besoin de me sentir légère et bien musclée. Je fais des concessions pour me nourrir adéquatement. Je réalise que toute l’énergie qui m’habite, c’est un cadeau de la vie. Je traverse une grande aventure et j’aimerais qu’elle dure dans le temps. J’apprends à devenir une femme d’affaires. Pierre Lavoie doit marcher les fesses serrées », dit-elle à la blague.

 Mme Labriski explose actuellement. Plus de 33,500 fans, 100,000 visites par mois sur le site et les projets qui fusent de partout. Elle a dû travailler 22 heures par jour pour la création de son livre en plus d’allaiter Adrien, 9 mois avec la présence d’Antoinette, âgée de 5 ans et demi.

 Son chum occupe un poste d’urbaniste à la Commission de la capitale nationale du Québec. « C’est lui qui a profité de mon congé de maternité ! Il me supporte entièrement dans mon projet et se dit très fier de voir l’empire de Mme Labiski. Par surcroît, on se complète admirablement bien puisqu’il est doté d’un cerveau cartésien », souligne celle qui aspire participer au relais extrême par équipe de 278 km et obtenir un temps inférieur à 3h au marathon de Philadelphie en 2017.

 

Sourire contagieux.

 

Pour Mme Labriski, la purée de datte pourrait être commercialisée éventuellement et peut-être verrons-nous apparaître les fameuses galettes sur le marché. On parle de traduire le livre en anglais et d’attaquer le marché européen. Sans compter qu’ils sont nombreux à espérer un tome 2, tous des projets à l’étude présentement.

 Croyez-le ou non, mais tout cela, elle le fait avec le sourire.

 Quand on pense qu’elle a déjà parcouru 30km pour la préparation d’un marathon derrière une poussette, on comprend qu’elle se sent prête à fournir les efforts  nécessaires pour atteindre son but.