La deuxième semaine d’activités de la NFL s’est conclue hier soir alors que Lions de Détroit ont battu les Giants de New York par la marque de 24-10 dans le cadre du Monday Night Football. Comme à l’habitude, les rebondissements ont été nombreux dans le circuit Goodell cette semaine. Voici ce qui a retenu notre attention en particulier :

 

  1. L’importance de la ligne à l’attaque

Les joueurs de ligne offensive ont toujours été dans l’ombre de leurs collègues à l’attaque. Vrai que la position de garde est moins glamour que celle de quart-arrière, de porteur de ballon ou encore de receveur, mais on sous-estime trop souvent l’importance d’une ligne à l’attaque fiable et constante.

Bataillant dans les tranchées, les joueurs de ligne font tout pour protéger leur général, le quart-arrière, et lui donner suffisamment de temps pour rejoindre ses receveurs. Ils ouvrent également la voie au porteur de ballon en créant des brèches dans la défense adverse.

Bref, une ligne à l’attaque poreuse met en péril la production offensive d’une équipe. Les meilleurs exemples cette année ? Les Bengals de Cincinnati, les Seahawks de Seattle, les Texans de Houston et les Giants de New York qui ont tous une ligne offensive parmi les pires de la NFL.

Incapables de bloquer les joueurs défensifs adverses, elles mettent constamment dans le pétrin leur quart-arrière qui se fait rabattre au sol fréquemment (ensemble, ces équipes ont déjà accordé 33 sacs du quart !). Dans ces circonstances, il est extrêmement difficile de remporter des matchs (ces 4 équipes présentent d’ailleurs une fiche cumulative de 2 victoires et 6 défaites jusqu’à maintenant).

 

  1. Le mythe de l’avantage du terrain

On dit souvent que l’équipe qui joue à domicile bénéficie d’un avantage sur son adversaire, entre autres en raison de l’appui de la foule. Jouer devant ses partisans constitue en effet une motivation supplémentaire. D’ailleurs, en présence d’équipes qui sont à forces égales, les parieurs sportifs donneront toujours un léger avantage à l’équipe locale, ce qui tombe sous le sens. Le sport est toutefois loin d’être une science exacte.

Par exemple, 9 équipes ont triomphé à domicile sur un total de 16 matchs (56,25%) la semaine dernière. C’est donc dire que près de la moitié des équipes ont remporté une victoire sur la route. Comme quoi l’avantage du terrain a ses limites !

 

  1. La meilleure division de la ligue

Pas besoin de chercher très loin pour savoir quelle division est la plus compétitive de la ligue : elle se trouve dans l’Ouest de la Conférence américaine. Comprenant les Broncos de Denver, les Chiefs de Kansas City, les Raiders d’Oakland et les Chargers de Los Angeles, cette division regorge de joueurs talentueux, autant du côté offensif que défensif.

Les Broncos, les Chiefs et les Raiders se partagent actuellement la tête de la division avec une fiche parfaite de 2 victoires et aucune défaite. Les Chargers (0-2) sont derniers, mais auraient très bien pu être 2-0 eux aussi si leur botteur n’avait pas croulé sous la pression à deux reprises en fin de match.

Les prochains matchs intra-division seront définitivement à surveiller et détermineront fort probablement quelle équipe sortira au sommet dans l’Ouest.

 

  1. Des attaques en panne sèche

Il faut croire que l’attaque de certaines équipes ne sont toujours pas au courant que la saison régulière est commencée depuis déjà deux semaines… Les Bengals de Cincinnati sont les cancres de la classe puisqu’ils n’ont toujours pas inscrits un seul touché cette saison… (9 points marqués, 2 défaites encaissées). L’équipe a d’ailleurs congédié son coordonnateur offensif vendredi dernier. Si la situation ne s’améliore pas, ne soyez pas surpris de voir Andy Dalton remplacé par AJ McCarron.

Les 49ers de San Francisco sont dans le même bateau, n’ayant toujours pas marqué un touché cette saison (12 points marqués cette année au total).

Les Seahawks de Seattle en arrachent eux aussi offensivement. La troupe de Pete Carroll n’a inscrit que 21 points et 1 touché en deux matchs et ont été incapables d’exploiter les défenses suspectes des Packers de Green Bay et des 49ers de San Francisco.

Soulignons en terminant les piètres performances offensives d’autres équipes comme les Giants de New York (13 points marqués, 1 touché) et les Texans de Houston (20 points marqués, 2 touchés).

Originalement paru sur Surlebanc.ca

Crédit de l'article : Martin Gariépy