Sergei Kostitsyn a finalement décidé de se joindre aux Bulldogs de Hamilton. Une sage décision et la seule possible dans les circonstances. Il aurait eu beaucoup de difficulté à obtenir ce qu’il voulait, soit une transaction, s’il ne se présentait pas à Hamilton.

Il a tenté de voir ce que la KHL pouvait lui offrir, alors que deux équipes lui ont fait de l’œil. Mais la réalité, c’est qu’il a contrat avec le Canadien et sa présence dans une autre formation , même européenne, aurait été illégale sans l’approbation du Canadien.



Dans la vie vous savez, on a tous le droit de faire des erreurs. Sergei n’a pas accepté la décision de Bob Gainey il y a une semaine et sa réaction était tout à fait normale. Toutefois, il aurait été préférable qu’il se présente à Hamilton et qu’il exige une transaction par la suite comme Alex Kovalev l’a souligné dans sa chronique à RDS.CA.

Bob Gainey a démontré encore une fois qu’il a le cœur à la bonne place et que ça ne sert à rien de punir un joueur qui a tenté de le faire mal paraître la semaine dernière. En plus, le directeur général du Canadien accepte de le reprendre dans son organisation pour lui donner la chance de démontrer ce qu’il peut faire et de l’échanger par la suite.

L’agent de Sergei Kostitsyn, Don Meehan a été en mesure de raisonner son client qui finalement a compris qu’il est préférable d’accepter la décision de l’organisation que de tenter de se battre. Cette bataille aurait été vraiment néfaste pour le reste de sa carrière, sans aucun doute.

Je souhaite que Sergei sera en mesure de refaire sa réputation. Ce n’est pas un méchant garçon, mais justement il avait peut-être besoin de frapper un mur pour devenir un homme. Un jour, il va sûrement remercier Bob Gainey.

MIKE KOMISAREK DOIT TROUVER LE TEMPS LONG

À Toronto, après deux matchs seulement, le diable est aux vaches. On ne sait plus qui est le gardien numéro un de l’organisation et avec la grosse défensive de cette équipe, on ne comprend pas pourquoi l’équipe joue aussi mal.

Mike Komisarek pendant ce temps se fait défoncer dans les journaux de Toronto alors qu’on affirme qu’il est indiscipliné et qu’il tente d’en faire trop.

La plus grosse surprise chez le Canadien a justement été cette décision du gros défenseur de tourner le dos à l’organisation. Il a le droit. Mais la réalité, c’est que Toronto n’était pas son choix. Il a tout fait pour convaincre les Bruins le premier juillet, mais la formation de Boston n’a pas bronché parce que ses demandes étaient trop élevées. Finalement il a accepté un contrat de 5 ans qui va lui rapporter 22 500 000 $. Il avait raison de pencher vers Boston. Mais sachant que Boston n’allait pas être dans la course, Montréal aurait été un choix plus logique, surtout à court terme. L’avenir nous dira s’il a eu raison.

JOHN TORTORELLA

Les Rangers de New York ont découvert John Tortorella. Si vous avez la chance de voir le discours qu’il a donné à ses joueurs lors d’un temps d’arrêt qu’il a demandé après 84 secondes de jeu en première période lundi, vous allez comprendre que cet entraîneur veut changer la culture des Rangers. Un temps d’arrêt après 84 secondes de jeu !



Qu’on l’aime ou non, John Tortorella est un entraîneur qui n’a pas peur de déplaire. Il sait très bien que sa façon de faire ne lui fournira pas un emploi à vie avec une formation. Mais peut-être bien un emploi à vie dans la LNH.