Roger Federer a survolé la finale du Masters 1000 de Shanghai, dimanche, pour imposer une correction de 6-4, 6-3 à Rafael Nadal. Livrant un match qui s’apparentait à la perfection, le Suisse a été l’agresseur du début à la fin. Entamant le match avec un bris d’entrée, il n’a jamais plus regardé derrière pour s’adjuger un 94e titre en carrière, le plaçant au deuxième rang de l’histoire à ce chapitre, sur un pied d’égalité avec Ivan Lendl.

La victoire de Federer met aussi un terme à une très belle séquence de 16 victoires consécutives de Nadal, qui lui a permis de faire main-mise sur l’US Open et le tournoi de Pékin.

Des statistiques qui changent

Avec cette victoire, Federer porte sa fiche à 4-0 face à Nadal cette saison, l’ayant aussi battu en finale des Internationaux d’Australie, en ronde des 16 à Indian Wells et encore en finale à Miami. Il a maintenant remporté les sept dernières manches qu’ils se sont disputés. Pour témoigner encore plus de la domination du Suisse durant cette séquence, Nadal n’a plus brisé le service de Federer depuis le cinquième set de leur finale à Melbourne. Ahurissant!

L’affrontement de dimanche entre Federer et Nadal était le 38e  de leur carrière. Alors que l’Espagnol affichait il n’y a pas si longtemps une intimidante avance de 23-10 dans le face à face, le Suisse a vraiment réussi à renverser la tendance. Pour la première fois de sa carrière, il vient de battre son éternel rival cinq fois de suite – séquence qui inclut la finale de Bâle 2015 – pour porter le compteur à 23-15.

Une suite intéressante

Cette victoire ajoute aussi un peu de piquant à cette fin de saison, dont l’enjeu principal demeure de déterminer qui de Nadal ou de Federer terminera au premier rang. Si l’avance de l’Espagnol demeure considérable à 1960 points, il reste quand même une fenêtre de 3000 points à aller chercher pour l’Helvète, sous condition qu’il dispute les tournois de Bâle, de Paris et de Londres.

De son côté, Nadal vient de laisser planer la possibilité de faire l’impasse sur Bâle, prétextant un inconfort au genou droit. Le Masters de Paris et les Finales de Londres étant deux tournois qui lui ont toujours échappé, on peut s’attendre à une récolte plutôt timide d’ici la fin de saison pour le gaucher de Majorque.

Après que les deux bonhommes aient connu une résurgence inattendue et dominé le circuit durant toute la saison, il ne faudrait pas s’étonner de devoir attendre le tout dernier match du calendrier pour couronner le numéro un.

Originalement paru sur  : Surlebanc.ca

Crédit article : Guillaume Piché