En 1990...

-          Les Penguins n’avaient pas encore gagné la Coupe Stanley.

-          George Bush père était le Président des États-Unis.

-          Chris Chelios jouait encore avec le Canadien.

-          Personne n’avait internet à la maison.

-          La console de jeux vidéo de l’heure était le…Nintendo.

-          Les Oilers remportaient leur dernière Coupe Stanley.

-          Il n’y avait que vingt équipes dans la LNH.

1990, c'est aussi la dernière année où les Red Wings ont raté les séries éliminatoires. Steve Yzerman et Gérard Gallant étaient les têtes d’affiche de l’équipe, alors que des jeunes comme Steve Chiasson, Shawn Burr et Jimmy Carson montraient de beaux flashs pour le futur. Dès la saison suivante, Keith Primeau, Sergei Fedorov et Johan Garpenlov ont joint les rangs de l’équipe et l’image du club s’est mise à changer. Les Wings firent les séries et ils n’allaient plus regarder derrière pendant très, très longtemps!

De 1991 à 2016, l’équipe a participé à six finales de la Coupe Stanley, profitant de ces opportunités pour en remporter quatre au passage. Des légendes comme Nicklas Lidstrom, Steve Yzerman, Dominik Hasek, Brett Hull, Luc Robitaille, Sergei Fedorov, Brendan Shanahan, Igor Larionov, Mike Vernon et Pavel Datsyuk ont tous patiné à un moment ou à un autre dans l’ancien uniforme de Gordie Howe durant cette période.

Vingt-six participations consécutives aux séries éliminatoires, voilà l’incroyable séquence des Wings qui risque malheureusement de se terminer dès cette année. Évidemment, avec le départ de plusieurs vedettes ces dernières années, plusieurs s’attendaient à voir Détroit rater les séries bien avant, mais l’équipe continuait de faire fi des prédictions des experts en participant à la Grande Danse du Printemps malgré toutes les embûches…

Ken Holland a été excellent pour développer ses jeunes, la famille Illitch a accompli un travail incroyable avec cette franchise, qui était si moribonde dans les années ’80. Derniers dans l’Est présentement (en date du 3 Février), il est presque impossible de voir les Ailes Rouges se qualifier pour les séries. C’est la fin d’une époque à Détroit et, même si tous savaient que l’équipe ne soulèverait pas le bol de Lord Stanley ces dernières années, c’est aussi la fin d’une ère dans la LNH.

FINI LA CINQUANTAINE!

Une autre belle séquence qui risque de prendre fin cette saison est celle de trois saisons d’affilée de 50 buts ou plus d’Alexander Ovechkin. En effet, le numéro 8 des Capitals de Washington ne montre (que!) 25 buts au compteur après 51 joutes. À ce rythme, il aura inscrit une quarantaine de buts à la fin de la présente campagne. Le grand Russe est l’un des joueurs les plus électrisants du circuit Bettman depuis plus de dix ans maintenant, lui qui montre d’ailleurs deux séquences de trois saisons consécutives avec cinquante buts ou plus depuis le début de sa carrière.

Cinquante buts ou pas, Ovechkin demeure une machine à marquer des buts et il est plus que probable qu’il atteigne ce plateau à nouveau d’ici la fin de sa carrière mais, avec vingt-cinq autres buts à marquer à ses 31 derniers matchs cette saison, vous seriez mieux de ne pas parier votre maison sur la cinquantaine dans son cas pour la présente saison!

L’avenir des Wings à court terme n’est pas très rose et à moins d’une surprise de taille, l’équipe ne redeviendra pas une puissance de la LNH de sitôt. Ils auront une bonne équipe avec les Larkin, Mantha et Athanasiou à plus long terme, mais ne soyez pas surpris s’ils ratent encore les séries la saison prochaine.

Quant à Ovechkin, qui ne voudra sûrement pas finir encore sous la barre des 50 buts l’an prochain, il aimerait bien revendiquer autant (ou plus!) de saisons de cinquante buts que Mike Bossy et Wayne Gretzky à la fin de sa carrière, soit neuf. Il n’a que 31 ans et avec le hockey qu’il lui reste à jouer, ce record est encore à sa portée, aucun doute là-dessus! Par contre, ces deux séquences de trois saisons consécutives de cinquante buts ou mieux seront difficiles à reproduire d’ici la fin de sa carrière...

Toute bonne chose a une fin, comme on dit! De nouvelles équipes nous feront vibrer ce printemps, et d’autres marqueurs viendront tranquillement prendre la place d’Alexander Ovechkin ces prochaines années. Ne reste plus qu’à laisser l’histoire suivre son cours et admirer le spectacle!

Bonne fin de semaine mon Grand (Club) !