Yannick Weber est clair. Il veut avoir la chance de jouer que ce soit avec le Canadien ou ailleurs.

Non, il n’a pas cogné à la porte de Marc Bergevin pour exiger une transaction et pendant les 10 minutes qu’on a passées ensemble, il n’a jamais mentionné qu’il souhaitait quitter le Canadien

Ce qu’il veut est très simple : jouer.

Sauf qu’il est inquiet présentement. Même très inquiet. Le fait de ne pas jouer ne le rend pas très heureux et imaginez lorsque PK Subban va signer son contrat, il sera techniquement le huitième défenseur de l’équipe. Une situation insoutenable pour lui et c’est justement ce qui l’inquiète le plus. « PK va éventuellement revenir et Raphael Diaz joue très bien. Je ne connais pas les plans de l’équipe, mais cette situation me fait peur. PK et moi étions les espoirs de cette équipe à la ligne bleue lorsque nous avons été repêchés. Mais je me suis toujours dit qu’on ne pourra pas jouer longtemps pour la même équipe. Si PK revient, quel sera mon rôle ici? C’est la question que je me pose. Si j’étais le septième défenseur de l’équipe, ça ne me dérangerait pas trop parce qu’il y a encore beaucoup de temps d’ici la fin de la saison. Mais je sais que PK reviendra et c’est pourquoi je suis moins patient présentement. »

Pourtant Yannick Weber s’est présenté au camp des Canadiens avec beaucoup de confiance parce que son séjour à Genève en Suisse a été profitable pour lui durant le lock-out, alors qu’il a amassé 21 points, dont 5 buts, en 32 rencontres. « Je sais que la Ligue suisse ne se compare pas avec la LNH, mais j’ai bien joué là-bas. Toutefois en arrivant au camp d’entraînement, je n’ai pas vraiment eu ma chance. On m’a fait jouer à l’attaque durant le match intra-équipe. C’est frustrant parce que je voulais leur montrer que je pouvais être dans le top 6 des défenseurs, mais je n’ai pas eu cette chance. Je suis prêt à attendre, mais en attendant, cette situation ne me rend pas très heureux. »

À LA RECHERCHE D’UN NOUVEAU CONTRAT

Yannick Weber devra signer une nouvelle entente à la fin de la saison et c’est évident que la situation actuelle n’aidera pas à faire augmenter sa valeur. Le plus gros du problème, c’est que la dernière saison n’a pas été très positive pour bien des joueurs des Canadiens et il reconnaît que ça n’a pas été facile. « Ce n’était pas ma meilleure saison, j’en conviens. Malgré mon temps de glace limité et le peu de matchs que j’ai joués, j’ai terminé au troisième rang (4 buts, 14 passes en 60 matchs) des défenseurs côté points.»

Je ne sais pas si l’avenir de ce sympathique défenseur suisse est à Montréal. Ce que je sais, c’est que le Canadien ne devrait pas avoir trop de difficulté à l’échanger s’il se retrouve sur le marché. Est-ce que sa valeur est haute présentement, probablement pas autant que s’il jouait. Mais éventuellement, s’il n’est pas en mesure de percer la formation de l’équipe, il est évident que son avenir sera ailleurs.