MONTRÉAL – Après la victoire contre les Maple Leafs de Toronto, Alex Galchenyuk a taquiné Alexander Radulov en lui disant qu’il lui devait un souper parce qu’il ne faisait que répondre à des questions à son sujet.

Mais Galchenyuk n’a pas retenu ses compliments envers son partenaire de prédilection cette saison. En fait, le numéro 27 ne pourrait pas être plus heureux que d’évoluer avec un partenaire de ce calibre. Si le prix à payer n'est que de le vanter devant les médias, il le fera sans se plaindre.

C’est simple, l’association avec Radulov lui facilite la vie à tous les niveaux, autant offensivement que défensivement.

« Il possède un ensemble unique d’habiletés. Il est tellement créatif, quand je lui donne la rondelle, je n’ai seulement qu’à me libérer parce que je sais qu’il va me la redonner. C’est bien de jouer avec deux ailiers aussi rapides que lui et Paul (Byron) », a exprimé Galchenyuk qui connaît un début de saison du tonnerre.

Le but marqué par Galchenyuk a résumé en quelques secondes la magie qui opère entre lui et Radulov.

« C’était un jeu facile pour moi, le filet était complètement ouvert. J’avais simplement à pousser la rondelle dans le filet Il avait attiré toute l’attention. Je sais qu’il va chercher pour le meilleur jeu, il ne va pas gaspiller un lancer », a raconté Galchenyuk qui s’en voulait d’avoir fendu l’air durant un jeu de puissance au premier engagement.

Lorsque son directeur général, Marc Bergevin, a embauché Radulov à titre de joueur autonome, Michel Therrien entretenait peut-être quelques craintes. Force est d’admettre que Radulov s’est empressé de les faire disparaître.

« Radulov et Galchenyuk jouent de la bonne façon »

Radulov en était à sa 17e partie avec le Canadien et on peut conclure qu’il a vraiment trouvé sa place au sein des attaquants.

Questionné à plusieurs reprises sur son immense contribution à sa nouvelle équipe, Radulov est demeuré humble.

« J’essaie de jouer simplement et de mon mieux. Avant tout, je veux travailler fort et jouer de la bonne manière. Quand il faut faire les jeux, il faut le faire. Sinon, on place la rondelle dans un endroit sécuritaire », a prononcé Radulov.

Mais il doit quand même apprécier le fait de s’imposer comme l’une des pièces maîtresses de l’attaque.

« C’est bien à voir », a-t-il admis du bout des lèvres. « Mais j’ai seulement manqué deux matchs et ils ont dominé la partie contre la Caroline avant de manquer de chance contre les Hurricanes. »

Si l’harmonie se poursuit entre Radulov, Galchenyuk et Byron, il ne serait pas impossible que le premier trio hérite de plus de minutes de la part de Therrien. Présentement, Galchenyuk présente une moyenne d’utilisation inférieure à 16 minutes par match.

« Je ne pense pas à ça, les entraîneurs font le travail et j’essaie de faire le mien pour qu’on puisse gagner des matchs », a réagi Galchenyuk qui se classe tout de même dans le top-10 de la LNH avec 7 buts et 12 aides.

En jetant un rapide coup d’œil à ce top-10, on constate que les Mark Scheifele, Nikita Kucherov, Connor McDavid, Tyler Seguin et Vladimir Tarasenko passent tous au moins deux minutes de plus sur la patinoire par rencontre.

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