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MONTRÉAL – Le cerveau humain possède une capacité d’adaptation phénoménale. Tellement que bien des observateurs ont fini par oublier l’ampleur du défi qui s’est dressé devant le Canadien par rapport à son calendrier condensé. 

Maintenant que son équipe s’est qualifiée pour les séries, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme a cru bon de revenir sur cet aspect alors que ses protégés bénéficieront d’un nouveau départ. Cette précision a été lancée à la fin de son point de presse alors qu’il ne voulait pas se plaindre.  

« Ouais, ce l’est. Ce qu’on vient de traverser, c’est très spécial. Jouer 25 matchs en 43 jours (44 si on a bien compté), ça n’a jamais été fait auparavant. Je sais que ça peut sembler facile de dire qu’on doit juste venir jouer au hockey, mais c’est complexe. Pour gagner dans cette ligue, la marge est si mince. Il faut se pousser mentalement pour être à son meilleur soir après soir. Il y a 20-25 ans, tu regardais le calendrier et tu pouvais identifier les segments plus exigeants. De nos jours, on ne peut jamais penser qu’une partie sera plus facile », a élaboré Ducharme.  

« Ce n’était pas parfait et pas toujours beau à voir, mais les gars n’ont jamais abandonné. On avait un gros défi avec les joueurs perdus. On aurait pu être dans le trouble, mais on a amassé de grosses victoires et on mérite ce résultat », a poursuivi l’entraîneur. 

Ducharme prêche pour sa paroisse, mais il considère que sa troupe pourrait causer des dommages grâce à l’apport venant du retour des blessés (Gallagher, Weber, Price et Danault). 

« Absolument, on aura quelques jours pour recharger les batteries et avoir des journées consécutives d’entraînement. Ce n’est pas arrivé une fois depuis le 25 février (il a accédé au poste le 24). On va en profiter, c’est certain », a-t-il assuré. 

Paul Byron s’est appuyé sur son exemple pour affirmer que le CH deviendra plus menaçant avec ses piliers en forme. 
 
« Quand tu es à l’écart, tu as tellement hâte de revenir. Je sais que Brendan est tout un guerrier, il sera prêt à foncer et ce sera la même chose pour Shea. Ça rendra notre équipe bien meilleure », a-t-il noté.  

Ducharme et ses adjoints devront démêler le casse-tête de la formation à privilégier. Bon joueur, il n’a pas voulu dévoiler ses plans à ce sujet rappelant que ça dépendra aussi de l’adversaire de la première ronde. 

Le retour en force d'Evans, Byron et Lehkonen

On peut déjà déduire que Jake Evans a gagné suffisamment de points pour ne pas être inquiet en vue des premiers matchs. 

« On avait pris la décision que son trio affronterait McDavid donc ça montre déjà qu’on a confiance en lui et en eux », a convenu Ducharme. 

La vitesse d’Evans saute aux yeux, mais il faut l’utiliser à bon escient et il frappe dans le mille dernièrement.  

« C’est important, mais pas juste la vitesse. Tu peux survoler la patinoire sans être au bon endroit. Ces joueurs lisent bien le jeu, ils ont connu une grosse performance des deux côtés de la patinoire. La vitesse, c’est une chose. Mais réfléchir et jouer à cette vitesse, c’est autre chose », a précisé Ducharme. 

Ce fut au tour de Byron d’encenser son jeune coéquipier qui s’adapte de plus en plus à la LNH. 

« Je vois tellement plus de confiance dans son jeu, j’ai regardé plusieurs matchs dans les gradins et j’ai vu une évolution de ce côté. C’est facile de jouer avec lui, tu dois travailler fort et il patine très bien. Notre style se complète bien », a relevé Byron. 

Parlant de Byron, il s’agissait de tout un examen pour son retour au jeu, mais il était heureux de se mesurer à Connor McDavid. 

« Ça fait un certain temps que je ne me suis pas aussi bien senti. De recevoir cette tâche dès mon retour, ça m’a placé dans un état d’esprit que c’était comme un match de séries, il fallait que je sois bien prêt. C’était bien amusant », a confié le numéro 41. 
 
« Notre rencontre (lundi matin) avec Dominique a été suffisante pour nous motiver. On savait qu’on jouerait contre le meilleur joueur au monde, celui qui détruit tout sur son passage présentement. C’est extrêmement bon pour la confiance et ça démontre celle de Dominique envers nous », a-t-il ajouté.   

Ce qui est fabuleux dans la prestation du trio d’Evans, Byron et Artturi Lehkonen, c’est que les trois joueurs ont été laissés de côté plus tôt cette saison. 

« Ça m’a rendu encore plus affamé en plus de m’accorder du repos. J’ai travaillé très fort pendant cette période. Quand j’ai eu une autre chance, je ne voulais surtout pas la perdre. C’était mon approche », a décrit Evans. 

Sa force de caractère s’est exprimée par un exemple bien précis. Très tôt dans la rencontre, il a bousillé une chance en or sans se laisser abattre.  

« J’ai complètement manqué la rondelle. Plus tôt dans la saison, un tel jeu m’aurait plus frustré et j’aurais été plus affecté. Mais on veut avant tout générer des chances, c’est un élément positif. Il ne faut pas se laisser affecter, ç’aurait pu ruiner mon match et ne pas aider mon équipe », a précisé Evans. 

ContentId(3.1388720):Canadiens : « Nous méritons de nous battre pour la Coupe Stanley » (LNH)
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