mercredi, 14 mai 2014. 12:42

BOSTON - Dans une situation corsée comme celle qui attend le Canadien et les Bruins de Boston, la clé du succès demeure de pouvoir imposer sa volonté, mais une dose de chance est toujours aussi la bienvenue.

Pour cette 34e confrontation éliminatoire entre ces deux formations, l’équipe qui est parvenue à dicter le rythme et établir l’avantage de son échec avant a fini par l’emporter. La mission résidera donc dans cet objectif mercredi soir au TD Garden.

Patrice Bergeron a donc émis le souhait de voir sa troupe gagner cet enjeu.

« Il faudra jouer notre système et de la façon dont nous sommes capables. Évidemment, ça consiste à déployer beaucoup d’énergie et d’intensité pour établir notre plan. Quand tu y parviens, ça veut dire que tu respectes ton système et ça fait une grosse différence », a-t-il souligné.

« On va essayer de jouer notre style, mais on ne pourra pas contrôler le dernier changement. Si on peut dicter le rythme et placer plusieurs rondelles derrière leurs défenseurs, on pourra y arriver », a riposté Josh Gorges dans un vestiaire surchargé après un bref entraînement.

Le Canadien a complètement enrayé ce but des Bruins lors de la récente partie de lundi en dominant l’affrontement à plusieurs niveaux. Michel Therrien, qui vivra son tout premier match numéro sept en séries dans la LNH, sait donc sur quoi se rabattre pour mener son équipe à la prochaine étape.

« J'ai hâte au match de ce soir »

« Je me sens très bien et je suis aussi très excité », a d’abord confié celui qui ne risque pas de modifier sa formation pour ce match ultime. « Mais notre équipe possédait la même philosophie dans le match numéro six et j’ai apprécié son attitude face à ce défi. On se retrouve dans une situation semblable. »

Tout de même, une panoplie de ses joueurs (incluant Brendan Gallagher, Nathan Beaulieu et Michaël Bournival) vivront aussi leur première expérience d’une septième rencontre éliminatoire. Ils pourront se fier sur des meneurs de la trempe de Gorges et Carey Price pour aborder la situation de la façon idéale.

« Ils n’ont qu’à suivre le modèle de la dernière rencontre. Il faut avoir la même mentalité parce que sinon nos séries prennent fin et ce sera important d’égaler le niveau de passion et d’engagement pour l’emporter », a insisté Gorges.

Au fil des ans, les Bruins ont accumulé une vaste expérience lors des matchs décisifs et ce n’était donc pas surprenant de ne pas déceler de nervosité dans leur vestiaire à l’approche de la rencontre qui déterminera le prochain adversaire des Rangers de New York.

« Jouer notre meilleur match »

Les Bergeron, Zdeno Chara, Johnny Boychuk et compagnie appréciaient le moment même s’ils admettaient que la nervosité fera son apparition en soirée.

« Nous avons vécu ces situations auparavant, mais chaque match numéro sept est spécial et unique. C’est bien d’avoir cette expérience et ce sont des matchs emballants à jouer; la motivation est à son comble », a indiqué le grand capitaine.

« Ce sont de très beaux défis et c’est toujours agréable de participer à une telle partie. Il faut apprécier ces expériences. La nervosité demeure présente et ça fait partie du sport, l’enjeu est simplement de l’utiliser de la bonne manière », a ajouté Bergeron, l’un des meneurs et piliers du clan de Boston.

Son entraîneur a préféré employer un mot différent pour décrire ses émotions.

« Je suis excité de jouer et pas nerveux. J’aurais aimé jouer le match mardi soir pour vous donner une idée. Je ne sais pas si le fait d’avoir joué plusieurs matchs numéro sept est un compliment, mais je vais utiliser l’expérience qui vient avec », a admis Julien qui ne refuserait pas que la chance se retrouve dans son camp lors de certaines situations. 

Le pilote des Bruins a également spécifié qu’il serait surpris que son défenseur Dennis Seidenberg puisse renouer avec l’action sans toutefois y aller d’un non catégorique.

Chose certaine, les Bruins sont tout sauf étonnés de se retrouver dans cette situation de « do or die » contre le rival éternel qu’est le Canadien.

« Je ne suis pas surpris qu’on doive disputer un septième match dans cette série car ces deux équipes jouent bien une contre l’autre. Ça semble vouloir se décider dans un match ultime pratiquement chaque fois qu’on s’affronte en séries. Il faut tirer avantage du fait de jouer dans notre aréna », a précisé l’entraîneur.

Un respect à gagner et un gardien inspirant

Sans surprise, la plupart des intervenants du Canadien ont préféré ne pas embarquer dans le débat selon lequel les Bruins n’afficheraient pas un très grand respect à leur égard.

Therrien a refusé de commenter ce dossier en cette journée déterminante et Gorges a seulement insinué que les choses allaient se gérer d’elles-mêmes.

Quant à Mike Weaver, il a été un peu plus volubile en faisant référence au style classique des Bruins.

« À mon avis, ils jouent toujours de cette façon et nous devons gagner le respect avec notre jeu en séries », a-t-il précisé sans trop amplifier le sujet.

Une place en finale d’association attribuerait automatiquement cette reconnaissance à l’organisation montréalaise. Afin d’y arriver, les joueurs et l’entraîneur se réjouissent de compter sur la présence de Price devant leur filet.

« Il a envoyé un message dans le dernier match avec sa performance. C’est un grand meneur dans notre équipe et il l’a aussi été avec Équipe Canada aux Jeux olympiques », a vanté Therrien.

Gallagher trépignait d’impatience en songeant au match décisif et au duel de gardiens qui sera mis en scène. Il faut dire que la combative peste du Canadien a savouré les émotions d’un match numéro sept seulement à son époque au hockey junior.

« J’en ai vécu un seul dans le junior et le sort s’était décidé en prolongation. Je me souviens de l’excitation qui régnait », a conclu celui qui était épaté de savoir que le Centre Bell serait rempli d’amateurs pour suivre le déroulement du match qui s’ajoutera à l’historique déjà très garni entre le CH et les Bruins.