lundi, 29 sept. 2008. 14:23

"La rivalité Canadiens-Bruins est incroyable. Qu'est-ce que tu peux demander de mieux dans ce sport", Claude Julien, entraîneur-chef des Bruins.

Cette phrase de Claude Julien est venue rapidement dans la conversation. C'est qu'il ne faut pas être un devin pour comprendre qu'il y aura une lutte très chaude entre le Canadien et les Bruins cette saison. Les deux équipes ont beaucoup de talent et ne s'aiment pas beaucoup. On en a d'ailleurs eu la preuve lors du premier match préparatoire des deux formations, il y a une semaine. On comprend que les rencontres entre Boston et Montréal risquent de marquer le centenaire du Canadien.

‘'Soyons honnête. On a toute une rivalité. La preuve, la série la plus excitante au printemps dernier était celle entre Boston et Montréal''. À bien y penser, Claude Julien n'a pas tort. Et le Canadien est sorti de cette série complètement épuisé.

Maintenant, à quoi faut-il s'attendre de la formation de Boston?

"Je ne veux pas me mettre un objectif, autre que celui de faire les séries. C'est mon but ultime. Qu'on termine premier ou huitième, ne changera rien. On aura une chance comme les autres de se battre pour la coupe Stanley. Mais ce qui est surtout très important pour moi, c'est de connaître un bon départ. Regarde les autres équipes. D'après moi, la Floride, Tampa et Washington se sont améliorés. Leur division sera donc plus forte. Dans notre division, Buffalo aurait pu faire les séries la saison dernière et avec un nouvel entraîneur-chef à Toronto (Ron Wilson), je ne suis pas prêt à lancer la serviette dans leur cas."

Claude Julien est donc prudent. C'est que la saison dernière, il a vécu l'enfer avec le grand nombre de blessés. Mais la direction des Bruins a décidé de ne pas paniquer et a décidé de garder le même personnel médical en place.

"Les blessures que nos joueurs vedettes ont eu n'ont rien à voir avec leur condition physique. C'était des accidents de parcours. Je n'ai jamais vu ça dans ma vie. Mais on a quand même bataillé jusqu'à la fin et on avait une chance de terminer au sixième rang si on avait vaincu les Sabres lors du dernier match de la saison''.

En attendant, le retour de Patrice Bergeron (commotion cérébrale) est vu à Boston comme l'arrivée d'un nouveau joueur autonome sans compensation. Et parlant de joueur autonome, l'entraîneur des Bruins n'a aucun doute que Michael Ryder va rebondir sous ses ordres.

"J'ai eu un mot à dire sur son retour, mais en toute honnêteté, les dépisteurs de l'équipe ainsi que les autres membres de la direction ont toujours aimé Ryder. On veut profiter du camp pour lui donner la chance de trouver SON joueur de centre. On est en période d'essaie".

Mais il ne faut pas croire que Claude Julien va laisser son "nouveau joueur" se concentrer sur son jeu en zone offensive seulement. Au contraire, il croit que Ryder est aussi un joueur qui peut jouer dans les deux sens de la patinoire.

"Si je me souviens bien, le trio de Dagenais-Ribeiro-Ryder avait terminé au premier rang des plus et des moins chez le Canadien il y a quelques années. On a donné à Ryder la réputation qu'il est un mauvais joueur défensif. Je pense que c'est vraiment le job de l'entraîneur de lui permettre de connaître du succès dans les trois zones''.

Si Ryder joue bien défensivement, ce sera bien ainsi. Mais ce qu'on veut cette saison à Boston, c'est plus de buts. On s'attend à ce qu'il redevienne un marqueur de 30 buts et plus. Mais les Bruins vont aussi modifier leur façon de jouer pour aider les attaquants.

"Vous allez voir nos défenseurs se porter un peu plus à l'attaque, sans nuire à notre jeu défensif. Mais on a aussi d'autres objectifs. Par exemple, on a mis la main sur Stéphane Yelle pour améliorer notre jeu en désavantage numérique. On était une des pires formations de la ligue la saison dernière à ce chapitre. Ça va changer''.

Ce qui est certain, c'est que Claude Julien et sa bande vont tout faire pour ne pas subir l'humiliation de la dernière saison en perdant huit matchs en saison régulière face à la troupe de Guy Carbonneau. Et tous les moyens seront bons, qu'on se le tienne pour dit.