mardi, 26 févr. 2013. 17:24

Tout d’abord, il s’agit d’une transaction surprenante puisque personne ne l’a vu venir. Néanmoins, selon moi, Michael Ryder n’aurait jamais dû quitter Montréal. À l’époque, on disait de lui que c’était un ailier unidimensionnel. Par contre, Ryder a une qualité dont toute équipe dans la LNH a besoin : il est un franc-tireur.

« Ryder améliore l'aile droite » - Bergeron
« Ryder améliore l'aile droite » - Bergeron

Le Canadien va chercher un ailier droit. Il pourra jouer avec n’importe quel trio. Quand nous regardons la composition des trios à l’aile droite, Brian Gionta vieillit et Brendan Gallagher est jeune. Ryder est un marqueur et pourra bien compléter la formation de Michel Therrien.

Je ne suis pas très surpris qu’Erik Cole quitte Montréal. Plusieurs choses lui ont nui. Il avait déclaré avant le début de la saison qu’il songeait à prendre sa retraite et il n’a pas aimé le lock-out. Pendant la campagne, il a envoyé un message texte à ses coéquipiers pour s’excuser de ses mauvaises prestations et dire qu’il allait mettre l’effort nécessaire.

Nous voyons maintenant les intentions de Marc Bergevin. Le Canadien vient peut-être d’envoyer un joueur à problème à Dallas. On élève actuellement de jeunes joueurs dans l’organisation. Cole n’est pas une vedette, mais dans une équipe avec des jeunes, il se prenait peut-être pour un joueur très important.

Depuis le début de l’année, Michel Therrien a pris des décisions concernant Cole et avec ce geste, Bergevin montre qu’il appuie son entraîneur. Le directeur général du Canadien est en train de bâtir son équipe. Le CH se débarrasse d’un gros contrat et il a pris une décision avant que le problème soit trop grand.

La surprise de la LNH

Le Canadien représente la surprise de la Ligue nationale cette saison. Les Sénateurs d'Ottawa surprennent également. Les deux équipes jouent du hockey inspiré et elles sont bien dirigées. Michel Therrien et Paul MacLean font de l’excellent travail avec les ressources dont ils disposent. Lundi, le Tricolore s’est fait voler par un gardien de but qui n’a pas fini de faire sa marque selon moi.

Les Sénateurs sont étonnants puisqu’ils ont perdu le meilleur défenseur de la LNH, Erik Karlsson, et leur meilleur centre, Jason Spezza. Ils démontrent qu’ils ont de la profondeur. À court terme, tu peux remplacer ces joueurs, mais à long terme, c’est plus difficile et il sera intéressant de voir comment ils se comporteront.

Chez le Canadien, on vient d’apprendre que Rene Bourque sera à l’écart du jeu plus longtemps que prévu en raison d’une commotion cérébrale. Malgré tout, Montréal est une formation qui est en santé.

S’il fallait que certains joueurs tombent au combat, le CH dispose de beaucoup de profondeur en défensive. Tomas Kaberle et Yannick Weber n’ont presque pas joué depuis le début de l’année et Jarred Tinordi frappe à la porte.

Par contre, du côté de l’attaque, ce serait plus problématique. Il n’y a pas vraiment de joueurs offensifs à Hamilton qui peuvent venir prendre la relève.

L’intensité et un nouveau système de jeu

Plusieurs points peuvent expliquer les succès du Canadien cette saison. Les nouveaux joueurs, entre autres Brandon Prust, Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher, ont apporté une nouvelle énergie et beaucoup d’intensité.

D’un autre côté, je pense que Michel Therrien a établi un bon système de jeu que tous les joueurs ont acheté. Le CH est une équipe plaisante à diriger parce qu’il n’y a pas de supervedette. Lorsque Therrien fait un changement, que ce soit de muter un joueur sur un autre trio ou de changer les unités, tout fonctionne parfaitement.

Un entraîneur dirige l’équipe qu’il a sous la main. L’entraîneur-chef du Tricolore juge, avec raison, que sa troupe est meilleure en jouant défensivement surtout qu’elle compte sur un bon gardien de but. Je ne pense pas que le Canadien aurait avantage à ouvrir le jeu continuellement.

Therrien prend les bonnes décisions. Les joueurs sont en santé. On ne chambarde pas les trios et les paires de défenseurs sont les mêmes depuis l’arrivée de P.K. Subban.

La chimie est bien installée chez le Canadien et il ne faut pas la briser.

Propos recueillis par Christian L-Dufresne

À lire également :

Toutes les chroniques de Michel Bergeron