mardi, 22 janv. 2013. 14:54

Le Canadien a travaillé samedi lors du match contre les Maple Leafs de Toronto, mais il a mal travaillé. Même Michel Therrien l'a reconnu.

Il faut dire que le synchronisme n'était pas au rendez-vous et que le club a manqué de discipline, particulièrement en première période en écopant de quatre pénalités, mais toutes les équipes veulent gagner leur partie d'ouverture parce que tout le monde est généralement excité de jouer devant sa foule.

Compte tenu de l'adversaire, du court calendrier et du fait que le Canadien joue sept des dix premières parties à la maison, cette partie était doublement importante. À la lumière de la première partie, on se rend compte que ce sera difficile en attaque cette saison car comme l'an dernier, le Canadien a bousillé plusieurs chances de marquer.

Un petit point encourageant, l'avantage numérique a marqué une fois, ce qui avait fait cruellement défaut l'an passé. Mais, ça regarde mal quand tu n'arrives pas à trouver le fond du filet à égalité numérique face à une équipe comme Toronto, qui sera en lutte avec le Canadien pour une place dans les séries. C'est étrange d'utiliser ce cliché au premier match de la saison, mais c'était un match de quatre points, qui a été perdu.

Sans dire que le Canadien s'est fait brasser par les joueurs des Leafs, je dirais que les hommes de Michel Therrien n'ont pas réussi à s'imposer physiquement. Brandon Prust et Colby Armstrong ont fait leur travail. Prust pour un, a jeté les gants, mais je ne pense pas que les adversaires soient intimidés par une partie au Centre Bell.

En apportant des modifications à ses trios après seulement un match, on voit que le pilote du Canadien veut lancer un message à ses hommes. On constate que Therrien n'est pas content de Travis Moen et de Lars Eller notamment. On voulait peut-être les réveiller. Lors du premier match, Eller était indivisible sur la patinoire.

Alex Galchenyuk a plusieurs qualités

J'adore Alex Galchenyuk. Je ne sais pas ce que l'avenir lui réserve à court terme, mais à long terme, je pense qu'il sera un joueur d'impact dans la LNH.

Galchenyuk patine large et il a un gros gabarit. Dès sa première présence, il a réussi à déborder le défenseur des Maple Leafs avant d'exécuter un bon tir des poignets qui a semblé déranger le gardien Ben Scrivens. Dans mon livre à moi, il est tout un joueur de hockey et je verrais mal le Canadien, le céder à son club junior de Sarnia. Avec le temps, il va s'améliorer. En plus, il me semble un bon kid avec une bonne tête sur les épaules.

J'ai toujours cru que pour jouer dans la LNH, un joueur doit avoir une qualité, mais quand je regarde Galchenyuk, je constate qu'il a au moins quatre ou cinq qualités. Il est puissant, il est un très bon patineur, il a un bon lancer, il a un gros physique et il travaille bien le long des rampes. Sans dire qu'il sera une super vedette, je pense qu'il peut devenir un atout très important pour le Canadien, et ce, pour très longtemps.

Merci Richard

Le décès de Richard Garneau dimanche matin est une lourde perte. À mes débuts dans le monde des médias en 1990, j'ai eu la chance de travailler avec lui au Réseau TVA alors qu'on faisait le hockey du jeudi soir.

J'étais privilégié de commencer ma deuxième carrière avec cet homme, qui est un monument. Il m'a tellement aidé, c'est incroyable parce que même si j'avais été entraîneur dix ans dans la LNH, mon vocabulaire était somme toute limité pour travailler à la télévision. Pendant les pauses, Richard me donnait des conseils sur l'art de livrer mon message en ondes. Il m'apportait son aide et il me respectait.

 

Cet homme était doté d'une culture générale immense. Il pouvait nous entretenir de n'importe quoi. Il pouvait passer du hockey, au théâtre en passant par le cinéma et bien sûr, les Jeux olympiques. Il était une encyclopédie à lui seul.

En ondes, il était le Richard Garneau que vous connaissez, mais dans l'intimité, il avait un très grand sens de l'humour. Il me faisait tellement rire. J'ai beaucoup aimé cet homme.

Le Québec a perdu un grand homme. Merci Richard.

propos recueillis par Robert Latendresse