vendredi, 25 janv. 2013. 17:50

Après trois parties seulement, on se rend compte comment Andrei Markov est bon.

Malgré ses succès jusqu'ici, la tenue de Markov constitue une surprise, lui qui n'a pratiquement pas joué depuis deux ans. Reprendre sa place et avoir du succès après de si longues absences est une surprise. C'est tant mieux pour le Canadien et tant mieux pour les amateurs, car c'est tellement plaisant de regarder un joueur de ce calibre.

Le général est de retour, car à elle seule, sa présence fait toute une différence. On le voit sur l'avantage numérique jusqu'à maintenant. L'an dernier, l'équipe avait toutes les misères du monde en supériorité numérique. Il n'y a que trois parties de jouées, mais c'est vraiment encourageant.

Michel Therrien veut changer la culture de l'équipe et la ligne est tellement mince entre une victoire et une défaite qu'il faut absolument que les unités spéciales fonctionnent.

Avec un gars comme Markov à la pointe, ça aide énormément, mais sa simple présence rend tout le monde meilleur à commencer par Raphael Diaz, qui joue avec nettement plus de confiance que l'an dernier. Le fait d'avoir joué en Suisse durant le lock-out et d'avoir été le premier marqueur de son équipe a été bénéfique pour lui.

Je suis convaincu que les joueurs regardent Markov et qu'ils sont plus motivés. Diaz en profite. Il fait toujours de belles passes et si les défenseurs obtiennent autant de points depuis le début de la saison, c'est simplement parce qu'ils envoient la rondelle plus souvent au filet. L'an dernier, les arrières du Canadien rataient la cible tellement souvent. Cette précision rapporte et je pense que le crédit revient au personnel d'entraîneurs.

Je pense que Therrien dirige un peu le Canadien comme il le faisait à Pittsburgh en demandant une meilleure implication des défenseurs. Ce sont des unités de cinq et on ne sent pas trop d'écart entre les défenseurs et les attaquants. On voit les arrières garder la rondelle en zone offensive et le travail commence à partir de là. Les joueurs d'attaque savent que les défenseurs vont mettre la rondelle au filet, ce qui ouvre la porte à des déviations ou à des retours de lancer. Les possibilités qui se passent quelque chose augmentent donc.

Bergevin est dans le siège du conducteur

Les succès en attaque des défenseurs du Canadien permettent au directeur général Marc Bergevin de se retrouver dans le siège du conducteur dans le dossier de P.K. Subban.

S'il fallait que Subban soit avec l'équipe, l'attaque massive serait encore plus impressionnante. Ce dossier va finir par connaître son dénouement et il sera de retour avec l'équipe.

Je crois que Therrien sera en mesure de mieux discipliner Subban. Michel est revenu avec le Canadien avec ses gros sabots et il a le contrôle. Le club a terminé au 15e rang l'an dernier, alors il n'y a personne dans l'équipe qui peut se permettre de regarder les autres de haut. Michel a entendu parler de Subban et je pense qu'il sera en mesure de bien travailler avec lui.

Je ne crois pas que le contrat de cinq ans et plus de 26 millions signé par Jamie Benn à Dallas donne des munitions au clan Subban. Bergevin a expliqué à Subban le plan de match de l'équipe. Je doute que le D.G. du Canadien plie et lui accorde un pacte de cinq ans.

Le 1er trio tarde à se mettre en marche

Le gros trio de l'équipe en arrache un peu, mais la deuxième ligne composée de Tomas Plekanec, Rene Bourque et  Brian Gionta roule à un train d'enfer.

Le trio des jeunes va bien ainsi que la quatrième ligne, qui  fait le travail.

Ryan White, comme ses compagnons de trio, apporte de l'énergie. Cet élément robustesse est essentiel. On pourrait à l'occasion lui reprocher son indiscipline, mais quand un joueur joue ce style, ça va arriver à l'occasion.

À part la première partie contre Toronto, je n’ai rien à dire de mal sur le Canadien. Le premier trio manque un peu de coordination. Des gars comme Erik Cole et Max Pacioretty semblaient aller plus souvent au filet l'an dernier. J'ai l'impression qu'ils recherchent parfois trop le jeu parfait.

Devant le filet, ça paraît que Carey Price a perdu 15 livres. On le sent plus agile et en pleine forme. Il fait de l'excellent boulot.

*propos recueillis par Robert Latendresse