mardi, 13 mai 2014. 01:42

MONTRÉAL – Quand il s’est présenté devant Tuukka Rask avec la chance de doubler l’avance des siens et du même coup mettre fin à la léthargie qui l’accablait, Max Pacioretty a eu une pensée pour Peter Budaj.

Ça ne paraîtra jamais sur la feuille de pointage, mais le gardien réserviste du Canadien mérite une mention d’aide sur le deuxième but du Canadien, lundi soir.

« J’ai souvent essayé de feinter contre Rask dans le passé. Budaj m’avait dit qu’il était un gardien qui aimait étudier les tendances des joueurs qu’il affrontait et comme j’avais déjà marqué quelques buts contre lui en le forçant à se déplacer, j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et d’essayer quelque chose de différent », racontait Pacioretty, détendu devant son casier après la victoire.

Quand même, Budaj n’est pas le seul à mériter le crédit pour le déblocage de Pacioretty. À l’origine du premier but en six matchs du meilleur franc-tireur du Canadien en saison régulière, il y a Nathan Beaulieu, qui a récolté le premier point de sa carrière en séries en soulevant une bombe à partir de sa propre zone.

« Je sais que Max est un joueur très rapide. Dès que j’ai eu la rondelle, je l’ai vu détaler, alors j’ai sorti le disque vers le centre de la glace et j’ai été chanceux, elle a fait un bond favorable. Le gros du travail, c’est lui qui l’a fait », a raconté la recrue.

Pacioretty était pourchassé par Zdeno Chara en route vers le filet adverse, mais le géant des Bruins a été d’une clémence hors du commun dans la poursuite de son vieux rival. Celui qui a eu le meilleur du duel en a été le premier surpris.

« Je n’avais pas une grande impulsion au départ, j’avais les deux pieds un peu immobiles, mais je crois que c’était le cas pour lui aussi. J’ai d’abord pensé que je n’atteindrais jamais cette rondelle, j’ai même été surpris de m’en approcher. »

La créativité du marqueur naturel s’est occupée du reste. Le visage illuminé par le sourire d’un homme soulagé, Pacioretty a laissé entendre qu’il avait encore quelques trucs dans son sac.

« Il faut que je continue, que je fasse la même chose dans le match numéro 7. »