jeudi, 6 déc. 2012. 20:14

Puisque les négociations sont officiellement rompues entre la Ligue nationale de hockey et l'Association des joueurs, il est possible d'affirmer qu'il s'agit d'un moment extrêmement difficile pour les joueurs.

Beaucoup de questions demeurent en suspens. Avec l'expérience acquise dans le passé, les joueurs ont peut-être été un peu trop agressifs dans leurs demandes. La nervosité gagnera assurément certains d'entre eux et des réponses seront exigées.

Évidemment, les 700 membres de l'association ne sont pas tous sur la même longueur et il n'est pas dit qu'ils étaient tous au courant de l'offre qui a été déposée plus tôt dans la journée. Si le manque de communication soulevé dans les médias est vrai, les 24 à 48 prochaines heures révèleront à quel point les joueurs sont unis.

Donald Fehr et chacun des représentants d'équipes doivent déjà être inondés d'appels à l'heure qu'il est. La ligne dure est privilégiée par certains, mais c'est loin d'être généralisé. Tout ce que certains joueurs veulent, c'est de simplement recommencer à jouer!

Personnellement, je suis très loin d'être convaincu que la bataille qui est présentement menée en vaut la peine. Nous sommes loin du précédent conflit, alors que c'était tout le système qui changeait. Les joueurs ne peuvent pas se permettre d'être si près d'une entente et ne pas la signer.

J'espère de tout cœur que les joueurs ne suivent pas aveuglément Fehr parce que c'est lui le patron. Il faut absolument connaître les tenants et aboutissants et surtout ne pas hésiter à poser des questions.

Ultimement, les joueurs seront gagnants et continueront d'être bien payés comme cela avait été le cas il y a sept ans. Les propriétaires ont annoncé avoir retiré leur offre, mais c'est de bon aloi. Ils vont finir par remettre l'argent sur la table.

Il est évident que Gary Bettman et Bill Daly cherchent à créer de la dissension du côté des joueurs et cela risque de fonctionner jusqu'à un certain point. Mais le plus important, c'est que les plus récents événements provoquent des réactions.

Ce retour à la case départ peut en décourager plus d'un, mais il est important d'avoir en tête les tiers qui finiront par mettre de la pression sur les propriétaires et les joueurs.

Lorsqu'un commanditaire menace de retirer ses billes à jamais si le conflit n'est pas réglé obligera les deux parties à faire un sérieux examen de conscience. Tout le monde a la responsabilité de conserver les partenaires actuels.

Il faut aussi être en mesure de faire la paix à long terme, pas uniquement pour cinq, six ou sept ans. Sur ce point précis, je n'accepte pas la position des joueurs. Oui, les données risquent fort de changer après cinq ans, mais ils finiront par largement en profiter. Bref, il faut que cela bouge, et rapidement.

*Propos recueillis par Francis Paquin