mardi, 14 mai 2013. 14:55

C’est avec grand plaisir que je serai à l’analyse de la série opposant les Sénateurs aux Penguins lors du deuxième tour des séries de la Coupe Stanley. Si les Sens ont été beaucoup plus expéditifs que prévu lors de la première ronde face aux Canadiens, l’histoire fût bien différente du côté de Pittsburgh contre des Islanders bien plus coriaces qu’anticipé.

En analysant les deux équipes joueur par joueur, il est facile de donner l’avantage aux Pens plus talentueux et aussi, depuis la date limite des transactions, plus expérimentés. Chaque saison nous rappelle cependant que c’est la somme des individus, le front commun présenté par le groupe qui a raison du talent pour la plupart du temps.

Difficile de trouver mieux que les Sénateurs dans le département de l’esprit de corps. Un vestiaire uni, qui a fait face à l’adversité plus souvent qu’à son tour cette saison et qui a su relever le défi d’être plus souvent qu’autrement l’équipe la moins talentueuse sur la patinoire en l’absence des Karlsson, Anderson, Spezza, Cowen et Michalek pour une bonne partie du calendrier régulier écourté. L’expérience acquise au printemps dernier par ce groupe quasi intact face aux Rangers leur a appris à saisir les occasions lorsqu’elles se présentent sans égard aux facteurs extérieurs. Leçon apprise et appliquée face aux Canadiens lors de la première série.

Il ne faut toutefois pas se faire des illusions, la seule raison pour laquelle les Sénateurs ont pu faire preuve d’opportunisme s’appelle Craig Anderson. Et c’est à ce chapitre qu’Ottawa a une grande longueur d’avance sur les Penguins. Anderson devra être tout aussi spectaculaire mais surtout tout aussi rassurant, spécialement lors des débuts de matchs, afin que les Sénateurs puissent donner la frousse à ceux à qui leur entraîneur-chef, Paul MacLean donnait la coupe au lendemain de l’acquisition de Jarome Iginla.

Sidney CrosbyPour les Penguins, la profondeur offensive et une brigade défensive améliorée font oublier les problèmes que Marc-André Fleury a connus au premier tour. Tomas Vokoun sera vraisemblablement envoyé dans la mêlée pour le début de la série mais l’identité du gardien partant pourrait changer au gré des rencontres. Pittsburgh présente un groupe expérimenté en séries mais qui n’a pas connu beaucoup de succès collectif depuis leur dernière conquête en 2009. Voilà pourquoi Ray Shero a jugé bon ajouté des joueurs qui ont un certain vécu mais surtout des joueurs qui ont soif de victoire pour venir aider cette équipe tellement talentueuse.

Les Penguins doivent absolument se rappeler leur propre mot d’ordre, presque un slogan, qu’ils ont adopté au lendemain de leur victoire de 7 à 6 au Centre Bell dans un match rempli de rebondissements : « Le souci défensif doit passer avant tout ». Les jeunes et fougueux Islanders les ont emmenés dans une série offensive où on avait l’impression que le dernier à obtenir un tir au but allait gagner! Sortis vainqueurs par acharnement et profondeur du talent, les Penguins aussi doivent avoir appris du premier tour. Un plan respecté à la lettre ne fera que mettre en valeur les Crosby, Malkin, Letang et…enfin la liste est longue.

Une série qui devrait vous pousser au bout de votre siège…Pittsburgh en 6.