RDS.ca jeudi, 13 déc. 2012. 15:46

Après avoir connu une carrière remarquable dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec les Screaming Eagles du Cap-Breton et le Titan d'Acadie-Bathurst, le gardien de but Olivier Roy a appris à la dure l'an passé lors de sa première saison professionnelle.

Choix de cinquième ronde (133e au total) des Oilers d'Edmonton en 2009, on a aussitôt décidé de le céder à Stockton, dans la East Coast League (ECHL).

« On m'avait averti au camp d'entraînement à Edmonton pour ne pas être déçu. J'ai vu ça positivement. J'ai connu ma meilleure saison en carrière. »

Cette année, Roy a gradué à temps plein dans la Ligue américaine avec les Barons d'Oklahoma City, où il seconde le vétéran Yann Danis. Le gardien recrue ne joue en moyenne qu'une partie sur trois. C'est la première fois qu'il se retrouve dans une situation semblable, car même à 16 ans, à sa première année junior, il avait disputé 47 matchs.

« C'est la chose la plus dur à gérer, de ne pas jouer beaucoup, déclare celui qui conserve en sept parties une moyenne de buts alloués de 3,21 et un taux d'efficacité de 0,894 dans la LAH. Il faut que je conserve la même mentalité que si je jouais chaque soir. Mes entraînements deviennent mes matchs. J'essaie d'arrêter toutes les rondelles afin d'être prêt le moment venu. »

Par contre, le jeune portier de 21 ans a la chance de travailler avec un vétéran généreux qui n'hésite jamais à lui prêter main forte pour l'aider à s'améliorer.

« C'est une chance pour moi. Yann est du même gabarit et on joue de la même façon. »

À 21 ans, Olivier Roy n'a pas l'intention de sauter les étapes. Terre-à-terre, il garde espoir de jouer dans la Ligue nationale mais avoue du même souffle que rien ne presse et qu'il a encore besoin d'apprentissage.

*D'après un reportage de Luc Gélinas