Comment anéantir ses chances dans le dossier Sundin
Bonjour à tous
Avec toutes ces "nouvelles" en provenance de Vancouver, je ne peux passer sous silence l'inquiétant début de Mike D. Gillis à la direction des Canucks de Vancouver. Bien qu'il ait posé quelques gestes bénéfiques pour son équipe comme l'embauche de Bernier, je considère son arrivée dans l'ouest canadien comme une véritable catastrophe. La gestion hautement médiatisée qu'il fait du dossier Sundin est le meilleur reflet de sa dangereuse incompétence.
Un Dg doué d'un minimum d'intelligence ne rendrait pas public la teneur des discussions qu'il entretient avec le joueur qu'il tente de signer. Avez-vous lu ou entendu des commentaires sur le dossier Sundin émis pas M. Gainey ? Ou provenant de la famille Ilitch à Détroit ? Pourtant ces deux équipes sont parmi les plus actives dans le dossier. J'imagine Sundin, assis dans son fauteuil de cuir italien, qui découvre toutes ces déclarations dans les médias vancouveroises, cette histoire louche dans ce quotidien suédois, et je me dis qu'il doit vraiment avoir envie d'évoluer pour l'équipe dirigée par ce clown.
En étant aussi "médiatique", Gillis impose une pression inutile à Sundin et fabrique de faux espoirs chez les partisans de l'équipe. Quand un dirigeant de la ligue Nationale en est rendu à invoquer, publiquement, un argument aussi vide de sens et ridicule que celui de la tenue des Jeux Olympiques dans la ville de son équipe en 2010, c'est que ce dirigeant est à bout d'arguments et que le désespoir anime ses pensées autant que ses actes.
Sundin est l'un des joueurs qui a su le mieux gérer l'argent obtenu de ces faramineux contrats. Il semble à la tête d'une petite fortune et l'argent n'est plus un moteur de décision en ce qui concerne le hockey. Il a gagné une médaille d'or olympique en 2006, il a connu une carrière satisfaisante au niveau des statistiques personnelles et il ne lui manque plus que de se contempler dans la dorure de la coupe Stanley pour avoir une carrière professionnelle accomplie.
Si ce dernier abandonne ses projets de retraite, ça ne sera certainement pas pour s'aligner avec une équipe en reconstruction, une équipe qui aligne une défensive suspecte, une brigade offensive ordinaire, sans plus, et qui possède une banque d'espoirs d'une vacuité abyssale. Gillis n'a absolument aucun argument à offrir à Sundin outre la présence des frères Sedin et cette offre aussi risible que mirobolante.
Ce dernier multiplie les erreurs depuis qu'il est en poste et semble attirer davantage par le côté flamboyant de son poste que par la responsabilité que ce poste impose. L'embauche de Demitra et Wellwood se veut une solution de pacotille qui ne règlera en rien le manque de punch offensif présenté lors des deux dernières campagnes. L'offre de contrat à l'agent libre avec restriction David Backes se voulait un faux-pas grossier pour un nouveau venu parmi les décideurs de la ligue. Mike D. Gillis a réussi, en quelques mois, à se construire une mauvaise réputation auprès des autres dirigeants de la LNH.
Une équipe qui a la chance de compter sur un cerbère aussi solide que Luongo, ne doit jamais être prise à la légère, surtout si elle parvient à se tailler une place en série. La présence dominante de ce dernier risque, encore une fois, de camoufler la médiocrité évidente de l'alignement de cette équipe canadienne. Toutes ces déclarations et ce tourbillon médiatique créé par Gillis me font apprécié davantage le calme de Gainey. L'ami Bob ne sera jamais flamboyant, il ne cherchera jamais à attirer l'attention sur son travail mais il sera toujours aussi efficace et respectueux envers les joueurs et les partisans.
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