Lorsque le gardien québécois Yann Danis a signé un contrat avec le Canadien en 2004, il avait de grands espoirs de devenir un gardien marquant dans la Ligue nationale. Huit ans plus tard et après plusieurs changements d'organisations, il a une nouvelle vision de son travail.
À 31 ans, même s'il n'a jamais été repêché dans la LNH, Danis continue de rouler sa bosse dans le hockey professionnel. Après une saison en KHL, il est de retour en Amérique depuis deux ans et s'aligne avec les Barons d'Oklahoma City, le club-école des Oilers d'Edmonton.
Depuis le début de sa carrière, Danis a été dominant dans la Ligue américaine et les formations qui lui ont fait confiance dans le circuit Bettman ne l'ont sans doute pas regretté. Troisième gardien de l'organisation d'Edmonton, il se retrouve derrière Nikolaï Khabibulin et Devan Dubnyk.
« Khabibulin en est à sa dernière année de contrat, fait remarqué le diplômé de l'Université Brown. Présentement, je me concentre sur cette année, mais c'est sûr que si je regarde le futur, je me dis qu'il y a une possibilité qu'un poste s'ouvrira à Edmontron l'année prochaine. Mais évidemment, il faut d'abord que je fasse le travail ici. »
Danis écoule la deuxième et dernière année d'un contrat avec l'organisation des Oilers. Gardien par excellence de la LAH l'an passé, il n'a plus grand-chose à prouver dans ce circuit et ne dirait pas non si jamais Marc Bergevin lui demandait de venir seconder Carey Price à Montréal.
« J'ai passé un peu de temps avec Carey quand il venait à Hamilton et dans les camps d'entraînement à Montréal. On avait une bonne relation, alors c'est certain que je ne dirais pas non », assure-t-il.
Lors de la saison 2005-2006, Danis a porté l'uniforme du Tricolore à six reprises alors que José Théodore et Cristobal Huet s'étaient partagé le gros de la besogne devant le filet. On se souvient surtout de sa toute première partie dans la LNH, alors qu'il avait réussi 32 arrêts pour signer un jeu blanc à Atlanta face aux défunts Trashers.
« C'est quelque chose que je n'oublierai jamais. Quand tu es jeune, tu rêves de jouer pour le Canadien, alors jouer un match et réussir un jeu blanc, c'est le plus beau moment de ma carrière. »
Pour le moment, Danis joue le rôle de grand frère auprès d'un autre Québécois qui se développe avec les Barons, soit Olivier Roy.
*D'après un reportage de Luc Gélinas.
Yann Danis domine sans faire de bruit
RDS.ca
mercredi, 12 déc. 2012. 15:54
